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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 09:49

L05.jpgMême les stars aiment les sardines à l'huile

Maïa Brami

éditions La Martinière Jeunesse

2015

 

Douce est une ado tête à claques comme il en existe des milliers sur terre et dans les romans ados justement. Elle rêve de devenir écrivain mais sa méchante prof de français l'a découragée du coup elle tient un blog dans lequel elle parle de ses parents trop nuls et de sa meilleure amie France. Pendant les vacances sa mère lui propose d'effectuer un stage dans le magazine féminin tenue par l'une de ses amies. Hélas pour notre héroïne, le dit magazine bat de l'aile et personne n'a vraiment le temps de s'occuper d'elle : pour se rendre utile, elle se propose de rédiger des psycho-tests pour le journal, une rubrique dont personne ne veut car elle porte malheur. Ce n'est pas l'avis de Douce qui, dès le deuxième jour de son stage, rencontre par hasard dans les locaux de la revue Amira, sa chanteuse favorite.

Ouais ouais ouais. Je ne peux pas dire que je suis fan du style, un peu trop hystérique à mon goût et faussement jeune mais soyons honnête (si si ça m'arrive) et reconnaissons pour le coup que ça n'est pas mal écrit et que ça se laisse lire sans trop de mal. En revanche, je n'ai pas accroché à l'histoire qui, certes, offre des moments plutôt drôles (l'allergie de la narratrice aux produits de beauté pour les peaux jeunes, Douce qui court acheter pour son idole un test de grossesse à la pharmacie..) mais le reste du temps m'a fait lever les yeux au ciel tant l'héroïne est insupportable, aussi bien dans sa façon d'aduler sa star favorite que dans sa façon de s'exprimer ou encore de vous assener, mine de rien, deux trois clichés (les parents, ne travaillez pas trop pensez à vos enfants, et l'amour ça craint pas tant que ça en fait) avant de vous achever avec les psycho-tests qu'elle pond à intervalles réguliers : "Quelle amie es-tu ? Trop lol" Sérieux ? Des psycho-tests ? "Tu peux même t'amuser à faire les tests de Douce avec tes amies!" propose avec entrain la quatrième de couverture. Chic ! Je crois que pour le coup j'ai passé l'âge et c'est sans regrets que laisse ce roman aux adolescentes désoeuvrées qui, sur une plage, seront sans doute folles de joie de découvrir si elles sont accrocs aux réseaux sociaux ou si elles sont des stars en puissance.

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 18:32

L02.jpgDu fond de mon coeur

lettres à ses nièces

Jane Austen

éditions Finitude

2015

 

De la vie de Jane Austen, tout du moins ses émotions, ses opinions, nous ne savons hélas pas grand-chose, sa plus grande confidente, sa soeur Cassandra, ayant brûlé une grande partie de ses lettres ou en ayant découpé d'autres. Il en reste ceci dit quelques bribes et notamment la correspondance qu'elle entretenait avec ses nièces dont elle était très proche et que les éditions Finitude éditent aujourd'hui. Jane Austen s'adresse ici à trois de ses nièces : Anna, qui n'a que dix-sept ans de moins que sa tante, sa demi-soeur Caroline, une toute petite fille et, sa nièce préférée Fanny, fille d'un autre de ses frères. Ainsi, si les lettres qu'elle adresse à Anna et Caroline sont plutôt d'ordre littéraire (les deux jeunes filles écrivent des romans et sollicitent des conseils) celles qu'elle envoie à Fanny sont plus intimes car elle lui donne des conseils sur ses relations amoureuses, cette dernière semblant être un véritable coeur d'artichaut.

Du fond de mon coeur, soyons claire, est un ouvrage destiné aux fans de Jane Austen et encore ceux-ci seront peut-être déçus. En effet, la correspondance de la fameuse romancière reste au fond assez impersonnelle : elle donne des conseils sur des ouvrages que le lecteur ne connaît pas ou s'entretient sur le voisinage et la famille. Plus intéressantes sont ses lettres adressées à Fanny : elle exprime alors ses opinions concernant l'amour et le mariage, stigmatisant particulièrement les mariages de raison : "Tout est préférable, tout peut être enduré plutôt qu'un mariage sans affection" et son ton est beaucoup plus franc et parfois même plus mordant, notamment lorsqu'elle se livre à des remarques légèrement acerbes à mille lieues du portrait de la tante bienveillante : "Anna est confinée chez elle [...] Pauvre Anna, pauvre Animal, elle sera usée avant même d'avoir trente ans. Je la plains beaucoup. Mrs Clement est, elle aussi, dans le même état. Je suis épuisée de tous ces enfants. Mrs Benn en a eu un 13e" A la fin du livre, l'éditeur a inclus les témoignages des fameuses nièces : si Anna et Caroline ne tarissent pas d'éloges sur leur tante, le souvenir que garde Fanny est plus mitigé, cette dernière soulignant l'éducation frustre et le manque de savoir-vivre d'une femme qui, paradoxalement, faisait grand-cas d'elle. Inutile de s'appesantir là-dessus. En revanche on ne peut que regretter la correspondance détruite, celle qui nous aurait le mieux éclairé sur une auteur qui, à la fin du livre, demeure encore un mystère.

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 18:43

L02.jpgLa Chartreuse de Parme

Stendhal

éditions Le Livre de Poche

1839

 

La Chartreuse de Parme fait partie de ces classiques que j'ai lu lycéenne et que je redécouvre aujourd'hui grâce aux 1001 Livres. Curieusement, je gardais un très bon souvenir de cette oeuvre majeure de Stendhal et, fait rare, j'ai été presque un peu déçue de cette seconde lecture des années plus tard. Mais parlons-en un peu voulez-vous ?

1815 : Fabrice Del Dongo est un jeune homme italien, impétueux et insouciant, élevé par des femmes, sa mère, ses soeurs et sa tante Gina avec qui il a loué des tendres liens. Admirateur inconditionnel de Napoléon, il décide de se battre à ses côtés et participe plus ou moins (plutôt moins d'ailleurs) à la bataille de Waterloo, à la grande fureur de son père et de son frère qui, ennemis jurés des français, le dénoncent et le forcent à l'exil. Mais sa tante, devenue la maîtresse du ministre de la guerre et jouissant d'une grande influence à la cour du prince de Parme, parvient à plaider sa cause...

A dire vrai, il y a trop de rebondissements dans La Chartreuse de Parme pour que je puisse vous en faire un résumé probant. Toute l'art du roman réside dans cette intrigue qui se ramifie, évolue dans un sens ou dans un autre et peut tout aussi bien s'étendre sur une journée durant cent pages pour ensuite sauter gaiement trois années en quelques lignes. Quatre personnages dominent le récit : Fabrice, le jeune enthousiaste un peu naïf persuadé qu'il ne tombera jamais amoureux jusqu'au jour où il fait la connaissance de Clélia, la jeune femme solitaire et réservée; Gina, la duchesse amoureuse de son neveu presque sans s'en rendre compte et prête à tout pour lui; et, enfin, le comte Mosca, amant de la duchesse et prêt à tout pour lui complaire, y compris rendre service à son plus grand rival inavoué.. Ces deux couples sont au centre d'une tragi-comédie complexe, mêlant guerres et poisons, duels et intrigues de cour, amour et politique. Jadis, j'avoue que ma sympathie allait au couple de jeunes premiers, Fabrice et Clélia, beaux et naïfs, découvrant l'amour et ses contraintes. Je dois avouer qu'en le relisant aujourd'hui je suis plus frappée par la complexité des personnages du comte et de la duchesse qui, sans faire abstraction de leurs sentiments, passent environ les trois quarts du livre en intrigues politiques, essentiellement d'ailleurs pour tirer Fabrice de situations plus ou moins délicates, et ont plus de consistance et de profondeur que notre petit amoureux dont Stendhal se moque d'ailleurs un peu, raillant ses capacités de soldat et même ses débordements sentimentaux. Cela ne nous empêche pas d'apprécier sa fraîcheur, surtout dans un monde où tout n'est que complots et intrigues : paradoxalement, c'est en prison que Fabrice trouve la réelle liberté en se désengageant d'une société frivole et en trouvant l'amour véritable. Reste que l'oeuvre de Stendhal est un peu fouillis parfois : comme pour Le Rouge et le Noir, l'auteur se préoccupe bien peu des dates et, faute de relecture, attribue un âge à un personnage pour lui en donner un autre deux pages plus loin tout en multipliant les anachronismes. Le début du récit est long et l'intrigue parfois trop bavarde, avec des dialogues qui n'en finissent pas et que Stendhal lui-même finit par interrompre en s'excusant auprès de ses lecteurs. Néanmoins tout cela est contrebalancé par un style inimitable et par l'humour cynique de l'auteur qui parvient, tout en se moquant sans vergogne de ses héros, à les rendre sympathiques.

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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 17:09

L01.jpgPhobos

Victor Dixen

éditions Robert Laffont

2015

 

ça semble être un jeu de télé-réalité comme un autre : six garçons, six filles, filmés nuit et jour pendant vingt-deux semaines. Ils ne se voient que lors de speed dating de six minutes chaque jour. A l'issue de ces vingt-deux semaines il y aura six couples...sauf que ce jeu se déroule dans l'espace et que les douze jeunes gens font partie d'un programme destiné à les envoyer sur Marc où ils fonderont une nouvelle civilisation :

"Six prétendantes d'un côté

Six prétendants de l'autre

Six minutes pour se rencontrer

L'éternité pour s'aimer"

Enfin, l'éternité c'est vite dit car, ce que personne ne sait à part les dirigeants de l'émission, c'est que les habitats sur Mars ne sont pas viables et que les jeunes gens sont condamnés à mort à court terme.

J'avoue que ce premier tome d'une nouvelle trilogie me laisse sur un curieux sentiment. La pointilleuse en moi a grimacé devant des dialogues très artificiels : les déclarations alambiquées des candidats qui ne ressemblent en rien à ceux d'ados lambdas, la méchante qui expose ses plans machiavéliques avant d'éclater de rire, le côté surjoué des personnages en général. En revanche, l'ado en moi s'est très facilement fait happer par une intrigue extrêmement bien construite, des héros somme tout très attachants et un savant dosage entre histoires de coeur (qui va choisir qui ?) et suspens (Léonor va-t-elle se rendre compte du complot ? Les candidats vont-ils survivre ?) Un sentiment mitigé donc mais qui est balayé par un final explosif et qui laisse tant de questions en suspens que je ne peux faire autrement que d'attendre la suite de l'aventure avec impatience. La midinette en moi a gagné et c'est donc un bon coup de coeur pour Phobos, le début d'une série qui, je le pense et l'espère, risque de rencontrer un fort succès.

 

 

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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 19:36

L05.jpgLa Conspiration

t.1

Maggie Hall

éditions Robert Laffont

2015

 

ça commence comme tous les romans pour ados du style : une jeune fille incomprise, Avery, que sa mère trimballe de ville en ville pour le travail et qui n'a pas d'amis ni d'attaches. Elle ne sait rien de son père qu'elle rêve de retrouver un jour. Son regard croise celui de Jack, un mystérieux inconnu dont elle tombe secrètement amoureuse. Seulement voilà : Jack se révèle travailler pour le compte du Cercle, un mystérieux groupe de puissants qui fait la pluie et le beau temps partout dans le monde : les guerres mondiales, l'assassinat de Kennedy ? Ce sont eux ! Ils organisent des bals au Louvre, prennent des jets pour la Turquie et commanditent des assassinats entre deux amuse-bouches. Ils sont riches, beaux, intelligents... et coup de bol, Avery fait partie de leurs membres ! A elle la vie de star du moins jusqu'à ce qu'elle découvre que quelqu'un en veut à ses jours et qu'elle fait partie d'une prophétie qui pourrait faire basculer tout...

Livre "à la croisée de La Sélection et de Da Vinci Code" dixit la quatrième de couverture, La Conspiration a effectivement emprunté à La Sélection ses pires défauts, les descriptions à rallonge sur les vêtements que porte l'héroïne ,et est au moins aussi mauvais que le Da Vinci Code : vernis historique pioché sur Internet, symboles gravés sur des gargouilles ou énigmes dignes d'un jeu vidéo (aller à Notre-Dame pour trouver indice numéro 3). Bon j'avoue, les livres de conspirations me gavent déjà en temps ordinaire, mais là c'est tellement mauvais que je n'ai même fait aucun effort particulier pour suivre l'intrigue, la chasse au trésor sur les pas des descendants d'Alexandre le Grand (parce qu'il faut varier un peu, on va pas encore poursuivre les descendants de Jésus tout de même) qui se fait entre deux courses-poursuites, quelques échanges de coups de feu et beaucoup d'embrassades. Les personnages sont consternants et absolument pas crédibles. Ce sont 425 pages d'ennui absolu pour un tome supposé être un best-seller aux Etats-Unis. Encore une erreur de casting si vous voulez mon avis.

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 19:03

L01.jpgLe jardin de Minuit

Edith / Pearce

éditions Noctambule

2015

 

Je viens de m'apercevoir que lorsque j'ai parlé de mes "livres doudous" j'en ai oublié un qui est pourtant primordial. Il s'agit de Tom et le Jardin de Minuit, l'un des plus jolis romans pour la jeunesse qu'il m'est été donnée de lire. Ne me demandez pas pourquoi mais je prenais ce livre chaque fois que, petite, j'avais peur de l'orage.

Des années plus tard, c'est avec son adaptation en BD que je redécouvre l'histoire de Tom Long qui, suite à la rougeole de son petit frère, se voit contraint de passer l'été avec son oncle et sa tante en ville. Il s'ennuie mortellement dans l'appartement trop petit. Mais voilà qu'une nuit, l'horloge dans l'entrée de l'immeuble sonne treize coups : Tom descend et découvre alors un jardin qui n'y est pas durant la journée, un jardin merveilleux dans lequel le temps semble s'écouler différemment. Des personnes s'y promènent mais ne voient pas notre héros à l'exception de Hattie, une petite fille pleine de vie avec qui Tom va très vite se lier d'amitié.

Si le roman m'avait laissée une très forte impression, je n'ai pas été déçue par cette adaptation en images. Les couleurs sont douces, rendant très bien l'atmosphère onirique du récit et le dessin est agréable. L'auteur se sert de la correspondance entre Tom et Peter son petit frère pour ne pas perdre le lecteur et lui faire lui endosser le rôle de spectateur. En lisant Le Jardin de Minuit j'ai retrouvé une partie de mon enfance et je n'ai plus qu'une hâte maintenant, c'est de lire de nouveau l'oeuvre originale...

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 18:01

L02.jpgEmbrouilles familiales de l'Histoire de France

Clémentine Portier-Kaltenbach

éditions JC Lattès

2015

 

Parce qu'il n'y a rien de tel à l'approche de l'été qu'un livre sans prétention mais un tantinet éducatif tout de même, nous allons aujourd'hui parler des Embrouilles familiales de l'Histoire de France, un essai très léger qui aborde l'histoire de notre pays à travers les querelles familiales de ceux qui l'ont fait : des relations tendues entre Louis XIII et son frère Gaston, de la possessivité maladive de Blanche de Castille ou encore de la famille cachée d'Emile Zola, Clémentine Portier-Kaltenbach s'intéresse à toutes ces petits démêlés familiaux qui à leur manière ont contribué à façonner notre pays.

Je l'ai déjà dit : ce n'est pas un ouvrage historique des plus sérieux, c'est avant tout de la vulgarisation, mais de la vulgarisation que pour ma part j'apprécie. Le ton est plein d'humour, le style de l'auteur est plutôt agréable et, mine de rien, il y a tout de même pas mal de références et de documentation. Portier-Kaltenbach a également la bonne idée de ne pas nous proposer un récit chronologique mais divise son essai en plusieurs segmentations (mères abusives, tontons flingueurs, frères ennemis, etc.) ce qui fait qu'on saute d'une époque à une autre, évitant de ce fait la lassitude. Non franchement c'était une lecture plaisante qui a le mérite qui plus est de vous apprendre deux trois trucs sur l'histoire.

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 15:05

L02.jpgComment pourrir la vie de son patron

Les Vengeurs Masqués avec Philippe Dylewski

éditions Fayard

2015

 

Votre patron vous mène la vie dure ? Il vous refuse une augmentation, vous hurle dessus sans cesse, vous harcèle jour et nuit ? Dans ce livre, le collectif anonyme "Les Vengeurs Masqués" vous donne toutes les clés pour lui mener la vie dure à votre tour : pourrir son moral, saboter ses réunions, le ou la brouiller avec son épouse ou son époux, lui faire perdre des clients, le mettre mal à l'aise...

Pas de panique hein : Comment pourrir la vie de son patron est surtout un livre défouloir, tout du moins c'est ce qu'il me semble. Les auteurs se montrent très prudents sur ce sujet, bannissant d'ailleurs par précaution toute vengeance violente ou physique et usant d'un ton qui nous fait clairement comprendre que les idées proposées sont surtout de l'ordre du fantasme. Il s'agit de montrer que n'importe quel employé peut se libérer de l'emprise d'un patron tyrannique (comme en attestent les nombreux témoignage du livre) et que le rire peut être un excellent moyen pour le lecteur de dédiaboliser un monde du travail parfois étouffant. L'ouvrage a également le mérite, malgré son titre, de ne pas tout mettre sur le dos des chefs, pointant aussi le talent de certains employés pour l'absentéisme ou de se sentir harcelés pour un oui ou un non. En résumé, Comment pourrir la vie de son patron est plein de bonne humeur, maniant à la fois humour et réflexion plus sérieuse et invite ses lecteurs à quitter le rôle de victime pour apprendre à s'affirmer.

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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 19:52

L03.jpgL'homme à l'envers

Fred Vargas

éditions Magnard

1999

 

Cela fait quelques temps que Camille, jeune femme atteint de bougeotte, apprécie de demeurer un peu dans le Mercantour, entourée de gens qu'elle a appris à aimer et tout particulièrement de Lawrence, un grand Canadien bourru venu là pour étudier les loups. Mais la tranquillité du village est menacée par des attaques violentes contre des troupeaux de brebis. Le coupable serait un loup d'une taille exceptionnelle, certains chuchoteraient même qu'il s'agit d'un loup-garou. La situation se complique lorsque une habitante du village est victime à son tour de la bête. Camille décide de faire appel à son ancien amant, l'extravagant commissaire Adamsberg.

J'avais déjà lu L'homme à l'envers par le passé et cette seconde lecture me conforte dans mon opinion : c'est très probablement l'un des ouvrages de Vargas que j'aime le moins. Certes on y retrouve tout ce qui fait le charme de l'auteur, les personnages décalés, le style pince-sans-rire, l'intrigue faussement teintée de surnaturel, mais c'est lent, beaucoup trop lent à mon goût. L'action tarde à se mettre en place, notre bien-aimé Adamsberg n'arrive pas tout de suite dans l'histoire et les autres protagonistes paraissent un peu falots, y compris la mystérieuse Camille qui se révèle être au centre du récit. Mais bon ça reste du Vargas hein. On se laisse tout de même happer, comme toujours la fin nous surprend (c'est assez étonnant mais j'oublie comment se terminent les romans de Vargas car, au fond, contrairement à beaucoup d'autres policiers, les dénouements n'importent pas tant que ça) et, malgré quelques pointes d'agacement devant les dialogues un tantinet artificiel, on arrive tant bien que mal au bout de cette histoire qui mêle légende et enquête policière d'une façon que seule l'auteur sait faire.

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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 19:58

L08.jpgLa pyramide des besoins humains

Caroline Solé

éditions Ecole des Loisirs

2015

 

Christopher vit dans la rue à Londres. Son lit c'est un carton depuis qu'un jour il a décidé de fuir de chez lui, quittant un père qui le battait. Un jour, en surfant sur Internet dans la boutique informatique d'à côté, il tombe sur le nouveau concept d'un jeu télévisé intitulé La pyramide des besoins humains. Le principe ? Les candidats, en s'inspirant de la théorie de Maslow, doivent prouver que leur vie répond aux cinq besoins de l'être humain : besoins physiologiques, sécurité, amour, reconnaissance et réalisation. Les internautes votent pour leurs participants préférés. Christopher se pique au jeu et décide de prouver que sa vie en apparence misérable répond parfaitement aux critères. Mais sa participation à l'émission prend bien vite un tour inattendu.

Mouais. Pas franchement convaincue par un livre qui avait un résumé prometteur et qui au final ne démarre jamais. La pyramide des besoins humains c'est l'histoire d'un ado qui a fugué et qui raconte sa vie dans la rue. L'amorce promise par le jeu de télé-réalité n'arrive jamais et le récit tourne autour des déboires de notre Gavroche des temps modernes. Si encore le récit était crédible ! Mais pas un instant on ne croit à ce narrateur SDF et à son discours de gros dur larmoyant. On n'accroche pas plus à l'intrigue trop rapide; qui ne s'intéresse jamais aux autres candidats du jeu et qui se concentre essentiellement sur un héros il faut le dire, pas franchement intéressant. En bref, j'ai attendu durant les 125 pages de ce livre qu'il se passe quelque chose pour un final tout aussi ennuyeux que le reste du récit. Si Christopher avait été réellement un candidat de télé-réalité, il n'aurait quant à moi jamais franchi le premier palier.

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