Jeudi 2 juillet 2009

Xanth

t.2: la source de magie

Piers Anthony

éditions Milady

 

Il fait très chaud, beaucoup trop pour se lancer dans des ouvrages complexes et des sentiments exaltés. Il est temps de se plonger dans une lecture rafraîchissante et sans prétention. Retour donc à Piers Anthony et à son deuxième tome de Xanth : la source de magie. Souvenez-vous. Piers Anthony c’est cet auteur de fantasy des années 70 que j’avais cru à tort être un contemporain. Cette fois, pas d’entourloupe : j’aborde le second volume de la série en toute connaissance de cause et sans accuser le malheureux de plagiat ou de manque d’originalité…

Bink notre héros coule donc des jours heureux auprès de sa tendre épouse. Sauf qu’en fait, il est loin d’être heureux, la tendre épouse étant plus qu’acariâtre, d’autant plus qu’elle attend un heureux événement. Qui plus est, son pouvoir magique, en sommeil, lui joue de bien vilains tours. Le roi ne voit alors qu’une solution pour palier à la crise conjugale de son sujet, l’envoyer sur les routes pour découvrir la source de magie à Xanth. Bink est donc envoyé en mission accompagné du centaure Chester, en bisbille également avec son épouse, et du soldat misogyne, Crombie, métamorphosé pour l’occasion en griffon… Les trois compères sont bientôt rejoints par le Bon Magicien Humphrey et par le golem Kandira. Mais le groupe ne tarde pas à se heurter à des obstacles et à rencontrer de nombreux ennemis au cours de leur quête. Pour une mystérieuse raison, un puissant ennemi leur met des bâtons dans les roues pour les empêcher de réussir…


Ça passe nettement mieux que le premier volet. D’une part c’est un peu mieux construit, même si l’auteur reste quand même assez surprenant dans son découpage narratif : il prend 70 pages pour décrire le bal masqué de la reine Iris, et expédie le départ de la quête des héros en une ligne (en gros, les scènes d’adieux doivent le gonfler) De la même façon, il expédie certains passages pour au contraire s’appesantir sur d’autres qui à première vue présentent nettement moins d’intérêt. En revanche, l’intrigue est assez prenante, le style plutôt efficace. Piers Anthony excelle dans le registre léger et un humour quasi-omniprésent ce qui l’empêche du coup de créer des situations réellement dramatiques. A dire vrai, on ne croit pas un seul instant à la mort de certains personnages et les rares scènes touchantes (la nymphe délaissée, le pouvoir magique du centaure) tombent de ce fait complètement à côté. Mais bon, passons… Passons aussi sur une certaine misogynie de Piers Anthony : les femmes sont soit laides et intelligentes, et de ce fait  sont des harpies, soit au contraire  sont des gentilles et jolies douces petites choses, mais qui n’ont pas inventé l’eau tiède. Vous trouvez que j’exagère ? Pourtant, le point de départ de cette quête, à rebours des quêtes chevaleresque, est de fuir l’être aimé. La femme est vécue comme un fardeau : la reine Iris est à demi-folle, Caméléon est insupportable, la nymphe Bijou est un peu simple d’esprit… Bref. N’étant pas une féministe enragée, ces petites piques m’ont plus fait rire qu’autre chose, mais elles pourraient ne pas être appréciées de toutes…  Passons, passons… Restons plutôt sur l’idée d’un roman qui se lit bien et d’une histoire plus développée que dans le premier volume, saluons les multiples créatures fantastiques… Le monde de Xanth n’a pas l’ampleur du monde créé par Tolkien mais peu à peu il prend joliment forme…

Par beux - Publié dans : Héroïc-Fantasy
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Vendredi 26 juin 2009
Triskellion
Will Peterson
édition Milan



C’était annoncé comme LE roman jeunesse, celui qui allait détrôner Harry Potter et renvoyer Gaiman dans ses pénates, la nouvelle série fantastique, le Da Vinci Code des adolescents mâtiné de X.Files. Pas de chance, je déteste le Da Vinci Code.
Bah, reconnaissons-le, ça commençait pas si mal. Un frère et une sœur, jumeaux, sont envoyés chez leur grand-mère au fin fond de la campagne anglaise. Quasi même incipit que Le Monde de Narnia en somme sauf que là, ce n’est pas la guerre que les enfants fuient mais un divorce difficile. Adam et Rachel débarquent donc à Triskellion, le village de leur origine et ces petits américains découvrent avec angoisse un environnement qui leur est franchement hostile : les adolescents du coin les frappent, les adultes les ignorent, leur grand-mère est énigmatique et, surtout, le village semble receler un lourd secret ésotérique : le vaste dessin d’un symbole dans un champ, de vieilles runes, des hommes en vert qui se livrent à d’étranges rituels, un cercueil dans une église…. Et c’est là que ça se gâte : l’auteur, non content de faire intervenir rites douteux, réincarnations suspectes ou symboles magiques, s’empresse de rajouter en vrac jumeaux télépathes (et oui nos héros communiquent entre eux, pratique non ?) être surnaturel télépathe aussi et sur la même longueur d’ondes que les jumeaux (il s’appelle Gabriel, l’auteur s’est pas foulé niveau symbolique des prénoms) découvertes archéologiques troublantes avec présentateurs escrocs, des amis qui se révèlent des traîtres et des méchants qui se révèlent des gentils. Je passe sur les explosions, les incendies, les violents orages, les enterrés vivants, les détraqués… Oui, on est dans X-Files, mais dans un épisode où Mulder résoudrait toutes ses affaires en une seule fois, Scully ayant tout comme nous laissé tombé ; parce qu’à trop vouloir en faire, le récit sombre dans l’invraisemblance la plus totale. Oh, une carte ! Vite trouvons le trésor ! Oh oui suivons un parfait inconnu qui parle aux abeilles, il va nous expliquer tous les secrets du village. Il manque une triskèle ? Oh ça tombe bien une équipe télévisée arrive pour la déterrer. Manquons nous faire tuer par un malade mental puis revenons comme si de rien n’était déguster un bol de porridge chez mère-grand...
Et le pire dans tout ça c’est qu’au final… on ne comprend rien ! Pourquoi les jumeaux sont élus, quel est leur intérêt, quel est le secret des habitants du village à part se peinturlurer, qui est exactement l’homme enterré sous l’église… Certes il y a une suite à cette merveille qui nous révélera sans doute tous les secrets et bien d’autres encore. Le prochain épisode annonce déjà séquestration, poursuite en hélicoptère, trahison… ça va j’ai l’air assez enthousiaste ? Non, désolée, je suis encore en train d’essayer de comprendre le rôle déterminant de ces foutues abeilles dans l’histoire…
Par beux - Publié dans : Jeunesse
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Dimanche 21 juin 2009

Le convoi de l’eau

Akira Yoshimura

Editions Actes Sud

 

 

Japon. Un homme au lourd passé qui est resté de nombreuses années en prison pour le meurtre de sa femme, cherche la paix dans le travail d’ouvrier de chantier. Dans ce but, il s’engage dans une équipe chargée de construire un barrage en haute montagne. Cette équipe a aussi un autre objectif : persuader les habitants d’un hameau perdu au fin fond de la vallée, hameau dont il y a encore quelques années personne ne connaissait l’existence, de renoncer à leur vie, de quitter leurs habitations et de laisser leur village se faire engloutir par les eaux. Très vite, un lien étrange va s’établir entre ces mystérieux autochtones condamnés à l’exil et les ouvriers du chantier, notamment avec le narrateur qui, grâce aux habitants du village,  parviendra enfin à retrouver la sérénité…

Récit bref, avec une absence quasi-totale de dialogues, Le convoi de l’eau est un livre étrange, typiquement japonais si j’ose dire, avec des descriptions qui, bien que concises n’en sont pas moins extrêmement parlantes. C’est étonnant la façon dont l’auteur en peu de mots parvient à restituer des images ou d’une grande violence, ou d’une grande beauté. Il lui suffit de peu de choses : la tache blanche que fait la robe d’une jeune fille du village, pendue à un arbre pour avoir été violée par l’un des ouvriers du chantier, la pluie qui tombe sur les tentes des ouvriers, le sons des mousses des toits qui s’écroulent… Tout est rendu avec une grande justesse et donne au roman un aspect fantastique et très déroutant. Les habitants du village deviennent des sortes de créatures oniriques, agissant selon des desseins qui sont connus d’eux seul et cet aspect est renforcé par le fait qu’aucun d’entre eux ne parle durant tout le récit. Un peu troublé, le lecteur avance à tâtons dans cet univers, guidé par le narrateur qui révèle lui-même les aspects troubles de sa personnalité au fur et à mesure du récit. Aveugle guidé par un borgne, nous n’avons qu’une solution : adhérer à notre tour à cette histoire, célébration de la nature et du souvenir, intemporelle et  sans complaisance. Le convoi de l’eau, pourtant parsemé de descriptions assez violentes (l’assassinat de l’épouse, le suicide de la jeune fille du village, la découverte du corps de l’un des ouvriers ou encore le récit des cruautés du narrateur) est un roman paradoxalement apaisant ; dans la mesure où la narration est dépourvue de tout jugement critique (seuls les chefs de chantier chargés d’évacuer les habitants du villages sont clairement blâmés) elle devient avant tout une sorte de refuge, un no man land à l’image du hameau dans lequel ni le bien ni le mal n’existe vraiment et où la rédemption devient possible. « Puissiez vous vivre des jours paisibles… » Pour le narrateur, le chantier est l’occasion de retrouver cette paix auquel il aspire. Pour nous… Et bien c’est juste une parenthèse silencieuse dans une réalité criarde. Mais ça fait du bien quand même…

 

Par beux - Publié dans : Roman
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Lundi 15 juin 2009

Les travaux de Persiles

Miguel Cervantès

Editions Stock

 

Habituellement, il m’est plutôt facile de reconnaître la « patte » d’un auteur. Chaque écrivain a un style qui lui est propre, une façon de manier la phrase ou une tournure d’esprit qui se retrouve dans ses écrits. Pourtant, si je n’avais pas su qu’il s’agissait bien de Miguel Cervantès, je n’aurais sans doute jamais réussi à reconnaître l’auteur de Don Quichotte dans le roman Les travaux de Persiles et Sigismonde.

Si Don Quichotte est désormais universellement reconnu, Les travaux de Persiles sont en revanche presque totalement tombés dans l’oubli : pour vous donner une idée, j’ai récupéré mon exemplaire d’occasion : il datait de 1947 et j’ai dû couper les pages moi-même ! C’est un peu triste de se dire qu’en plus de soixante ans, personne n’avait lu l’ouvrage que je tiens entre les mains. Encore plus triste quand on sait que Cervantès a fini le livre sur son lit de mort dans l’espoir que celui-ci lui apporterait la reconnaissance éternelle.

L’histoire débute sur mer. Une femme d’une grande beauté, qui se fait appeler Auristèle, est capturée par des corsaires. Son frère Périandre, ou prétendu tel, vole à son secours. Ces deux-là, bientôt rejoints par un petit groupe hétéroclite de personnages (le prince de Danemark, amoureux d’Auristèle, un espagnol « barbarisé » et sa famille, d’autres prisonniers…) ont un objectif bien précis en tête : atteindre Rome pour exaucer un vœu dont personne ne sait exactement la teneur car le frère et la sœur sont nimbés de mystère. Tous s’empressent de les aider et traversent ainsi successivement la mer, l’Espagne, la France et l’Italie, vivant ainsi toutes sortes d’aventures, tantôt gaies tantôt dramatiques, et écoutant les histoires de chacune de leurs rencontres sur le chemin : enlèvements et mariages forcées, sorcellerie, duels, amours passionnés, vengeances… A la fin, il apparaît que Périandre et Auristèle ne sont pas frère et sœur mais amoureux et qu’ils veulent atteindre Rome pour unir leurs vies par le mariage.

Le résumé vous paraît plutôt sympathique non ? A moi aussi ça me paraissait alléchant, surtout connaissant l’auteur. Hélas ! Trois fois hélas ! J’ai cherché en vain la simplicité et la verve qui caractérisait Don Quichotte. Seulement, là n’était pas le but de Cervantès qui au contraire voulait renouer avec le roman grec : deux jeunes amoureux qui au terme de tribulations insensées se retrouvent, style du genre épique… Bref une œuvre qui est basée sur l’imitation, ce qui à l’époque de Cervantès n’a rien de honteux. Mais, de nos jours, le style ampoulé, à cent lieues des bouffonneries de Sancho a bien du mal à fonctionner. Qui plus est, Cervantès, qui n’hésitait pas dans Don Quichotte à railler tous les canons du roman de chevalerie, fait marche arrière en employant deux trois techniques que n’aurait pas désavoué l’auteur d’Amadis par exemple : extrême beauté des personnages principaux, amour excessif qui se traduit par des manifestations physiques (évanouissement, mort). Comme dirait l’auteur de la préface de l’ouvrage : « En ce sens, il n’est pas exagéré de dire que Persiles est la revanche d’Amadis sur Don Quichotte ». Le chevalier à la triste figure avait un côté résolument moderne : Persiles et Sigismonde ont tous deux les caractéristiques d’un passé figé, prisonniers d’une rhétorique usée et paraissent fades. D’ailleurs, il apparaît assez évident que l’auteur lui-même au bout d’un moment se lasse de l’écriture stéréotypée et ronflante de son ouvrage. Ainsi, lors d’une narration de Périandre, contant ses aventures, il n’hésite pas à tourner en dérision ce procédé archaïque : « Il me semble que si la patience n’eût été soutenue du plaisir qu’avaient Arnaldo et Policarpe de voir Auristèle, et de celui que prenait Synforosa à regarder Périandre, ils l’eussent déjà perdue en écoutant son discours, que Maurice et Ladislas trouvèrent un peu long, et non guère à propos, puisque pour conter ses propres disgrâces, il n’avait que faire de réciter les plaisirs des autres. ». Nous retrouvons ici l’une des trop rares touches d’humour de l’auteur qui cette fois se moque indirectement de son personnage principal. Il y en a d’autres, rassurez-vous : je pense par exemple à ce moment unique où le jeune barbare Antoine, sollicité par une magicienne amoureuse, répond à ses avances… en lui tirant une flèche dessus ! Au grand désespoir de son père qui lui fait par la suite un petit discours dans lequel il apparaît qu’on ne traite pas ainsi ses prétendantes… Mais les notes légères ne réussissent pas malheureusement à sauver un ensemble trop chargé, un bric-à-brac de genres littéraires agencés à la hâte et sans véritable implication…

Alors me direz-vous, pourquoi lire ce livre ? Parce que des fois nous avons quelques jolis passages, des éclairs touchants. Personnellement je ne suis pas d’accord avec l’auteur de la préface (mort sans doute depuis longtemps le malheureux) qui dit que Cervantès était médiocre en poésie car j’ai apprécié le sonnet inséré en plein milieu du roman, notamment ces vers :

« La généreuse ardeur que tu ne peux éteindre,

Allumant ton Amour éteindra ta beauté,

Et contraignant un mal qui ne se peut contraindre,

Tu mourras en visant à l’immortalité. »

Mais je l’avoue, ce qui m’a le plus touchée dans ce roman, et ce n’est certes pas une bonne raison, c’est justement ce côté vieillissant, testamentaire. Cervantès n’a même pas vécu assez longtemps pour assister à la publication de ce qui était supposé être son chef-d’œuvre et qui ne se révélera qu’un roman parmi d’autres, roman qu’on aurait sans doute totalement oublié s’il n’avait pas été celui de l’auteur de Don Quichotte

Par beux - Publié dans : Classiques
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Samedi 6 juin 2009

 

 

Xanth

t.1 : Lunes pour Caméléon

Piers Anthony

Editions Milady

 

 

Je savais que ça vous manquait terriblement ; nous allons parler aujourd’hui gros monstres, monarchies fantastiques, gentils magiciens, méchants magiciens, filles stupides avec de gros seins et thons très intelligents.

Etape numéro 1 : Bink gentil garçon fort, intelligent mais malheureusement incapable de réaliser le moindre tour de magie, ce qui dans Xanth, son monde, est impensable, se met en quête du bon magicien, Humphrey, le seul à pouvoir lui révéler si oui ou non il possède un don quelconque, et ce afin d’éviter le bannissement en Vulgarie (en gros notre monde) et de pouvoir épouser sa promise, Sabrina. En chemin il rencontre des êtres monstrueux, une multitude de pièges magiques, des bombes sexuelles, des gens peu recommandables… Bref les ingrédients nécessaires à de la fantasy. Pourquoi pas ? Le style est loin d’être génial, voire même très mauvais à certains endroits, mais ne manque pas d’humour, et le ton de l’auteur est léger : « Je sais c’est du réchauffé mais faites comme si vous découvriez ce genre d’univers pour la première fois… » Allons-y. Mais peu à peu l’agacement commence à pointer devant ce périple qui n’en finit pas. Il va finir par y arriver à son magicien oui ou non ?

Etape numéro 2 : Merveille ! 170 pages plus tard, Bink arrive auprès d’Humphrey qui lui révèle qu’il dispose apparemment d’un incroyable pouvoir, mais est incapable de lui en dire la teneur. Un peu décevant. Un héros looser et sans pouvoirs magiques aurait été nettement plus original qu’un de ces innombrables élus qui à la fin de la saga sauvent le monde sans même le vouloir.

Etape numéro 3 : En dix pages, Bink revient chez lui et se fait bannir, incapable de prouver ses pouvoirs. Son histoire d’amour avec Sabrina prend brutalement fin, le jeune homme se rendant compte finalement qu’elle n’est qu’une égoïste et qu’elle ne l’aime pas. A ce stade, je lâche mon dessert et je feuillette rapidement le livre pour être sûre de n’avoir pas loupé quelques pages et de découvrir où Sabrina a fauté et comment l’auteur après nous avoir  fait lanterner durant toute la première partie du livre décide soudain qu’il faut accélérer l’intrigue (sauf que là ça s’appelle bâcler) si on veut pas y passer la nuit. Bon faisons comme si de rien n’était.

Etape numéro 4 : Bink se fait exiler en Vulgarie, tombe sur le terrible et maléfique magicien Trent (pas de chance) qui essaie de lui extorquer le moyen de revenir à Xanth. Il est fait prisonnier avec Fanchon, une jeune fille absolument atroce qui refuse de lui révéler ses propres pouvoirs, mais qui se révèle au demeurant brillante et parvient à les faire évader.

Etape numéro 5 : Après une course-poursuite, Fanchon et Bink reviennent à Xanth et sont obligés de faire alliance avec Trent, le magicien qui les a suivsi... De nouveau, dangers sur la route, des châteaux hantés, des maléfices de charme… On s’attendrait presque à voir surgir Harry Potter au détour du chemin… sauf que, soyons honnêtes, Harry Potter date de bien après.

Bon je ne dévoile pas l’étape numéro 6 mais sachez en gros que ça finit bien, avec des mariages, des couronnements et tout et tout… Fin typique de la fantasy mais qui me laisse après la lecture profondément perplexe. Car, voyez-vous, j’ai commis une erreur : centaures, harpies, élus… tout ça m’apparaissait si conventionnel que j’ai relégué injustement le malheureux Piers Anthony, l’auteur, au rang des écrivains en mal d’inspiration qui pompe allégrement sur ses ancêtres. Or, Piers Anthony est né en… 1934 ! Et l’ouvrage dont je fais la critique aujourd’hui date très exactement de 1977. L’ancêtre c’est lui. Ce qui après coup expliquerait bien des petits détails : l’infime part de misogynie de l’ouvrage, l’humour pas toujours léger léger et le manque d’originalité… car, à son époque, nulle doute qu’il était original… Ceci dit cette erreur historique n’excuse pas le style bâclé et un monde qui est loin d’être construit avec la rigueur de celui de Tolkien. Xanth en tous cas me semble avoir bien mal vieilli mais pour rendre justice au malheureux auteur que j’ai maudit durant toute la lecture pour sa fantasy réchauffée, je vais faire un effort et poursuivre la saga… La prochaine étape n’est pas loin !

Par beux - Publié dans : Héroïc-Fantasy
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