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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 14:41

L01.jpgLa croix du Sud

Claude Carré

éditions Auzou

2015

 

Greg a quatorze ans et traverse une crise d'adolescence particulièrement difficile : il ne fait rien en cours et passe son temps devant l'ordinateur ou à traîner avec sa petite amie et ses potes. Plus grave, il s'est fait récemment arrêter par la police pour avoir forcé une supérette en pleine nuit. Aussi, pendant les vacances de Pâques, sa mère décide-t-elle de l'envoyer auprès de son père en Afrique, à la demande de ce dernier. Mais les retrouvailles prennent un tour inattendu...

La Croix du Sud a été une très bonne surprise. D'une part parce que le narrateur, l'adolescent, est, oh merveille, à peu près crédible : il emploie un langage adapté, n'est ni franchement désinvolte ni trop mélodramatique, et le récit, de ce fait, garde un ton juste, tantôt plein d'humour, tantôt plus grave. D'autre part, le livre n'est pas moralisateur : il ne s'agit pas pour l'auteur d'opposer à la vanité de notre civilisation l'authenticité du désert. Ainsi, si Greg vit une expérience qui va le marquer à jamais et être confronté à des situations qui vont le forcer à grandir, il n'en demeure pas moins un ado désireux de retrouver son téléphone et son ipod. Enfin, Claude Carré nous fait découvrir tout un monde, le silence du Sahara, la pauvreté du Niger, la beauté du désert, à travers le récit de ce garçon un peu tire-au-flanc, un peu égoïste, mais qui se révèle au fil des pages un être attachant, plein de pudeur, et qui ne sait pas trop comment dire à son père qu'il tient à lui malgré tout. Un très joli moment de lecture.

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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 12:17

L02.jpgLe Nez

Gogol

éditions Folio

1836

 

"C'est un roc ! C'est un pic... c'est un cap ! Que dis-je c'est un cap ? ... C'est une péninsule !" Si Cyrano de Bergerac souffrait de son nez trop grand, Kovaliov lui aimerait bien retrouver le sien, car voilà qu'un matin, en se réveillant, il se retrouve sans cet appendice indispensable. Que va-t-il faire lui le brillant fonctionnaire pour occuper ses fonctions habituelles sans se couvrir de ridicule ? Qui a fait le coup ? Est-ce le fait d'Alexandrine Podtotchine, vexée qu'il se refuse à épouser sa fille? Est-ce le fait du barbier Ivan Yakovlevitch qui a parfois la main un peu maladroite? Kovaliov s'affole, interroge, porte plainte... et retrouve son nez sous les traits d'un autre fonctionnaire. Son nez le repousse : ils ne sont pas du même niveau hiérarchique...

Alors que "Les 1001 livres..." nous ont habitué à des romans fleuves, on ne peut qu'être déconcerté par ce court texte (à peine une quarantaine de pages) qui détonne entre Oliver Twist et La chartreuse de Parme. Le récit lui-même est d'une délicieuse absurdité, récit des mésaventures d'un petit chef privé de nez et qui se rend compte avec embarras que toutes ses relations ne lui servent pas à grand-chose dans ce cas précis. Valsant entre le trivial et le comique de situation (le barbier qui retrouve le nez dans son pain, Koliakov qui se résigne à lancer un avis de recherche), le franchement absurde (le nez devenu un fonctionnaire haut gradé qui se refuse à adresser la parole à son propriétaire) et le un peu moins absurde, Gogol avec Le Nez nous livre une drôle de narration qui, pour ma part, me séduit assez.

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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 19:02

L03.jpgRuines

Partials tome 3

Dan Wells

éditions Albin Michel

2014

 

Après Partials et Fragments, Dan Wells conclut sa trilogie futuriste avec Ruines, l'ultime tome des aventures de Kira. Souvenez-vous : après avoir découvert qu'elle était elle-même une Partial hybride, notre héroïne accepte de se soumettre aux expériences de ces derniers. Son objectif ? trouver le remède contre le RM, le virus qui empêche les bébés de survivre, et sauver les Partials de leur extinction programmée. En bref, Kira espère sauver les deux espèces et les réconcilier par la même occasion. Un programme ambitieux lorsqu'on sait la haine que se vouent mutuellement les deux races...

J'avoue avoir eu beaucoup de mal à entrer dans l'histoire. J'avais déjà trouvé beaucoup de longueurs à Fragments et l'action de Ruines met énormément de temps à se mettre en place également. Le nombre de personnages nuit à la compréhension et au rythme de l'intrigue. Quant à Kira ce n'est pas une héroïne antipathique, loin de là, mais ses perpétuelles interrogations : "Suis-je plus plus Partial qu'humaine ? Qui dois-je choisir entre Samm et Marcus ? Comment je vais bien pouvoir sauver le monde ?" sont un peu usantes. Enfin, je suis plus que perplexe devant un final un peu trop vite expédié à mon goût, surtout après un un début aussi laborieux. Ceci dit, beaucoup d'éléments sauvent Ruines : une fois lancée (après près de la moitié de l'ouvrage tout de même) l'action tient toutes ses promesses. Les personnages ne sont pas manichéens. Enfin et surtout Dan Wells nous offre une réflexion très intéressante sur les relations humaines, montrant à quel point les conflits (ici entre races) peuvent se révéler destructeurs et être le fait d'êtres pas forcément méchants par ailleurs. La haine gomme tout esprit logique (Partials et humains ne peuvent survivre les uns sans les autres mais persistent pourtant à se battre entre eux) et pousse au pire. L'auteur a également le mérite de ne pas faire de Kira une héroïne miracle : bien au contraire, pendant tout le roman, la jeune fille pense être faite pour sauver le monde, se croit investie d'une mission, d'un destin, avant de réaliser tout bêtement que ce n'est pas ainsi que ça fonctionne. Pas de prophétie, pas de destinée, juste une série de choix qu'elle est libre de faire ou non. Ainsi, le réalisme psychologique, l'absence de happy end et la sobriété d'écriture de Dan Wells (pas de grands moments larmoyants ou sentimentaux) à défaut d'en faire un chef-d'oeuvre font de Ruines un ouvrage qui conclut honorablement une dystopie plus qu'originale.

 

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 18:46

L05.jpgLa vie rêvée d'Eve

t.1 La fuite

Anna Carey

éditions Pocket jeunesse

2011

 

Surfant sur la vague des dystopies, Pocket Jeunesse revient à la charge avec le premier tome d'une trilogie américaine, La vie rêvée d'Eve. Sur ce coup-là, très honnêtement, ils auraient pu s'abstenir.

2032 aux Etats-Unis. 98% de la population mondiale a été décimée par un virus mortel seize auparavant. Eve, 18 ans, a été recueillie dans un lycée avec d'autres orphelines. Elle y a appris la peinture, la littérature et à vivre dans la peur des hommes. Comme bon nombres de ses amies, elle attend avec impatience la fin de ses études afin de quitter l'enceinte du bâtiment et d'aller vivre dans la Cité des Sables pour y exercer un métier, d'autant plus qu'elle est la plus douée des élèves. Mais, la veille de la remise des diplômes, Eve découvre que son futur est tout autre : comme les autres orphelines avant elle, elle est destinée à finir enfermée dans une clinique et à enchaîner les maternités pour repeupler le pays. Notre héroïne s'enfuit et, sur sa route, croise le séduisant Caleb dont elle tombe bientôt amoureuse.

Oui alors j'aime bien les dystopies mais il faut tout de même un minimum de crédibilité hein. Et là, dès le premier chapitre, le monde construit par Anna Carey ne tient pas debout. On passera sur cette idée de repeupler la Terre à tout prix en faisant des orphelines des mères pondeuses même si déjà ça semble un peu bizarre. Dans Partials par exemple, cela se justifiait par la mort des nouveaux-nés mais là ? Enfin mettons que le roi dans la Vie rêvée d'Eve ait une marotte pro-natalité : mais pourquoi diable enfermer les mères dans des cliniques ? Pourquoi les ligoter couchées sur des lits ? ça ne me semble guère la meilleure manière d'appréhender une grossesse. Pourquoi ne pas les laisser exercer un métier ou contribuer à la reconstruction du monde ? D'autant plus que bon l'héroïne je veux bien, Eve tout ce qu'elle sait faire, c'est peindre et lire, en terme de monde post-apocalyptique c'est un peu court, mais dans les jeunes diplômées l'auteur nous mentionne un médecin ! Vous trouvez ça logique d'enfermer une étudiante en médecine alors que la planète est dévastée et de ne l'utiliser que pour lui faire faire des gosses? De manière générale vous trouvez ça logique de prendre la peine d'éduquer des jeunes filles pendant près de quinze ans pour les enfermer ensuite dans une clinique ? (clinique située d'ailleurs juste à côté du pensionnat, pour la discrétion on repassera) Dans ces cas-là, il suffisait juste de les parquer comme du bétail en attendant leurs premières règles.. Non, franchement, Dieu sait que je suis assez souple en terme de logique dans les intrigues mais là faut pas charrier. Rien ne tient debout dans le monde de Carey : les filles éduquées dans la peur du sexe masculin (pour la reproduction le contraire me semblait plus facile) , la fuite d'Eve facilitée par une prof, le Roi mystérieux et dominateur... Allez soyons sympa et faisons fi de toutes les incohérences : le livre reste tout de même diablement mauvais. L'héroïne est une cruche totale ce qui ceci dit est peut-être la seule bonne idée de l'auteur : faire de son personnage une fille totalement inadaptée et incapable de survivre par ses propres moyens. Eve ne supporte pas la vue du sang, est incapable de cuisiner et commet même d'effroyables erreurs qui coûtent la vie à des amis. C'est assez original pour le souligner. En revanche, le style est bancal, l'intrigue avance trop vite, les descriptions sont bâclées au profit de scènes d'action sans intérêt et l'histoire d'amour se voit venir à dix kilomètres à la ronde. On peut espérer un miracle et se dire que l'auteur va redresser la barre par la suite mais, pour ma part, je ne suis pas impatiente de découvrir la suite.

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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 12:43

L05.jpgQuand l'amour emprisonne

Béatrice Copper-Royer/ Marie Guyot

éditions Albin Michel

2015

 

Le titre était racoleur, je me suis laissée tenter par cet ouvrage de psychologie bon marché qui vous révèle (oh scoop) que l'amour dans tous les domaines (parents, frères et soeurs, amis, collègues, conjoints ou amants) peut être destructeur et source de souffrance. Démonstration facile mais qui pouvait être intéressante si elle avait été correctement réalisée. Or, dès les premières pages, il faut se rendre à l'évidence : le livre, écrit par une psychothérapeute et une journaliste que je soupçonne fort d'être journaliste spécialisée dans les courriers du coeur, a la consistance d'une revue de développement personnel. Aucune analyse si ce n'est au début du livre une courte présentation mêlant en vrac les pires poncifs freudiens, suivie de témoignages (constituant les trois quarts de l'ouvrage) dignes du courrier de Femina. Et encore si les témoignages en question étaient pertinents ! Ainsi, si l'on comprend la femme qui devient anorexique à cause de sa mère, on ne voit pas trop ce que l'amour a à voir avec l'histoire de cette femme qui se fait harceler par sa patronne ou de cet homme qui vit mal la retraite parce qu'il est hyperactif. Je soupçonne donc une tentative maladroite de regrouper des histoires vécues un soir de cuite ("Eh Béa si on écrivait un livre ensemble?") , le tout assaisonné de ce bon vieux blabla de psy qui fait la gloire des magazines féminins. A éviter définitivement.

 

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 14:07

L03.jpgWalking Dead

t.1 Passé décomposé

Kirkman/ Moore/ Adlard

éditions Delcourt

2007

 

A la suite d'un braquage, Rick Grimes se retrouve à l'hôpital, plongé dans le coma. Lorsqu'il se réveille, il a la surprise de trouver l'établissement déserté à l'exception de quelques morts-vivants qui le prennent pour cible. Rick parvient à s'enfuir : direction Atlanta où il espère retrouver sa femme et son fils...

Il y a certains domaines du cinéma ou de l'art qui me laisse totalement hermétique : je ne comprends pas la passion (voire l'hystérie) de certains pour Star Wars : moi je n'y vois que de grosses bêtes moches et des robots pénibles. De même je suis incapable de m'extasier devant de l'art moderne. Et, enfin, je n'accroche vraiment, mais vraiment pas aux comics. Le dessin, tout en personnages carrés, hyper réalistes, m'ennuient. L'histoire de Walking Dead certes me tentait bien : des zombies vous pensez.... De fait, le scénario n'est pas inintéressant, mais je reste vraiment bloquée sur les dessins, les traits des visages qui me semblent si exagérés qu'ils tournent à la caricature, les bouches grande ouvertes, les yeux écarquillés... et puis il y a cette manie insupportable de mettre en gras certains mots, vous comprenez l'idée ? Impossible pour moi de rentrer dans l'histoire. Alors pour le coup, je l'admets. Je ne connais strictement rien au genre et libre à vous de me dire que Walking Dead est un chef d'oeuvre. Je vous crois, oui je vous le jure. Mais ça ne me fera pas continuer la série pour autant.

 

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17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 11:45

L01.jpgCarnets de thèse

Thiphaine Rivière

éditions Seuil

2015

 

Jeanne Dargan, prof de collège, rêve de soutenir une thèse de littérature. Et ça tombe bien, elle a trouvé un directeur de recherche qui accepte de la guider sur son sujet sur Kafka. Bon, le problème c'est que Jeanne n'est pas financée et devra se débrouiller par elle-même pour gagner sa vie durant ce temps-là. Mais notre héroïne est enthousiaste : elle laisse tomber son emploi, s'empresse de rencontrer son directeur... Elle s'est fixée un objectif : faire sa thèse en trois ans. Et le pire, c'est qu'elle y croit vraiment...

Tout dans cette BD, de l'éditeur au style de dessin, me faisait craindre le pire : un BD bobo avec des réflexions philosophiques sur la recherche, l'administration, la littérature en général. Le genre de BD assommante et prétentieuse qui vous donne envie de vous replonger dans vos Pif poche en vitesse. A ma grande surprise, ça n'a pas été le cas : Carnets de thèse est vraiment très drôle. Il nous fait plonger dans le quotidien de cette jeune prof qui, devenue chercheuse, se sent soudain très importante et qui se rend compte petit à petit avec stupeur que rien ne change : sa famille s'interroge sur l'utilité de sa thèse, son fiancé en a marre qu'elle lui rabâche toujours la même chose, son directeur de recherche l'évite... Et ce, sans compter les problèmes d'argent et le monde particulier de l'administration universitaire... Jeanne elle-même en prend plein pour son grade, se mettant en scène dans des situations cocasses (j'ai beaucoup ri lorsqu'elle donne pour la première fois un cours en fac sur un sujet qu'elle maîtrise mal ou encore lorsqu'elle donne une conférence sur Kafka) et ne minimisant pas son égocentrisme et son sentiment d'être un parfait imposteur. Reste que le lecteur s'identifie facilement à cette jeune fille qui, pendant toutes ces années, cumule les angoisses et les doutes et met sa vie entre parenthèses, émergeant de temps en temps de sa recherche pour découvrir avec stupeur que les autres se marient ou ont des enfants alors qu'elle demeure une perpétuelle étudiante, sans cesse rabrouée par ses parents. Si le dessin n'est pas extraordinaire, j'ai pour ma part beaucoup apprécié les délires personnels qui s'y glissent : les étudiants qui deviennent tigres ou chatons selon les circonstances, Jeanne qui se transforme en plante verte, la thèse qui prend l'allure d'une gigantesque cathédrale... Paradoxalement, ça vous donnerait presque envie à la fin de la lecture de vous lancer dans une recherche vous aussi.

 

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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 12:19

L08.jpgKushiel

t.1 La Marque

Jacqueline Carey

éditions Milady

2001

 

Jadis j'aimais bien. J'aimais bien ces séries en quinze volumes avec des héros épiques aux noms imprononçables, ces guerriers ou ces magiciens partant en guerre pour affronter de terribles ennemis ou jurant fidélité à un quelconque monarque d'une province égarée. J'aimais ces peuplades exotiques, la carte en début de récit, les religions tordues, les complots divers et variés, les prophéties, la totale quoi.

Mais ça, c'était avant.

La marque, premier tome de la série Kushiel n'est pas un mauvais livre, il faut le reconnaître, et, à de nombreux égards n'est pas sans ressembler à la série Game of Thrones : peu de magie, des barbares qui veulent envahir une contrée elle-même rongée par les intrigues politiques, une réflexion sur les arcanes du pouvoir... L'héroïne c'est Phèdre no Delaunay, une jeune femme qui enfant a été vendue à un noble qui a reconnu en elle la marque de Kushiel : Phèdre est en effet une anguissette, elle ressent du plaisir essentiellement dans la souffrance. Enfin, c'est ce que dit le bouquin mais d'après les descriptions Phèdre a tout de la nymphomane avec une préférence certes pour le masochisme. Toujours est-il qu'elle est "adoptée" par Anafiel Delaunay qui en fait une courtisane de luxe avec cependant un but secret : pénétrer au coeur même des arcanes du pouvoir et découvrir le complot ourdi contre la couronne.

Pourquoi je n'ai pas accroché avec ce livre ? Et d'une parce qu'il y a trop d'informations, trop de noms à coucher dehors, de familles, de peuples, de dieux, etc. Contrairement à Georges R. Martin, Jacqueline Carey déploie d'un coup tout un univers sans paraître se préoccuper d'être suivie ou non par son lectorat. Résultat, on se retrouve vite paumée à essayer de comprendre qui est l'allié de qui. D'autre part, j'ai été un peu agacée par l'aspect racoleur de l'ouvrage : l'héroïne une prostituée de luxe qui a un orgasme à chaque fois qu'on lui effleure la main, ben voilà quoi... Phèdre passe un quart de la narration à coucher avec des gens pour survivre/ par plaisir/pour obtenir des informations.. et les trois autres quarts à s'interroger sur le sens de sa vie, des intrigues politiques, de ses déboires personnels, etc. C'est donc au final très ennuyeux. Dommage, un moment donné l'action semble légèrement s'accélérer lorsque Phèdre et Joscelin se retrouvent prisonniers des Skaldiques : plus de palabres, plus de complots, seulement deux personnages qui tentent tant bien que mal de survivre. Hélas, ce passage est bien vite terminé et le livre sombre tout doucement dans des histoires de guerres, de négociations, de coucheries avant d'achever le lecteur par une fin interminable et un ultime rebondissement qui était prévisible à dix kilomètres à la ronde. Peut-être ai-je passé l'âge pour m'infliger ce genre de lecture. Toujours est-il que ce premier tome restera mon unique expérience de la série j'en ai peur.

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 10:46

L02.jpgLa quête des livres-monde

t.3 Le livre du temps

Carina Rozenfeld

éditions L'Atalante Jeunesse

2012

 

Fin de la trilogie de Carina Rozenfeld : deux des livres-monde ont été retrouvés et pour Zec, Eden, Louis et Léa il ne reste plus qu'à remettre la main sur l'ultime livre du temps. Hélas, leur mentor chébérien est dans le coma depuis la dernière confrontation avec l'Avaleur de Mondes et aucun des adolescents ne sait comment retrouver les indices dans le carnet de Melior. Tout semble perdu jusqu'au jour où Léa reçoit un coup de fil de l'autre côté du globe.

On part au Pérou pour ce dernier tome qui se révèle légèrement décevant par rapport au deuxième volume. Les ressorts de l'intrigue sont plus lâches, les coups de pouce du destin un peu plus nombreux et la fin traîne en longueur. Ceci dit, le livre se lit néanmoins d'une traite et boucle avec bonne humeur une série qui, à défaut de rester dans les annales fait passer un agréable moment de détente.

 

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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 10:48

L02.jpgDarkmouth

Shane Hegarty

éditions XO Jeunesse

2015

 

Petite ville perdue, Darkmouth a de plus le triste avantage d'être le dernier Village Maudit à être régulièrement visité par les Légendes, des monstres qui ouvrent des passages pour entrer dans notre monde. Mais, heureusement, Hugo, le chasseur de Légendes, veille. Sa mission : les empêcher de nuire, une mission qu'il a hérité de ses aïeuls et qu'il compte bien transmettre à son tour à son fils. Le problème c'est que le fils en question, Finn, ne semble développer aucun talent de Chasseur, multipliant catastrophes et bévues. Pire, son rêve secret est de devenir... vétérinaire.

Darkmouth sans être LE livre jeunesse du mois est une très bonne surprise. Il y a un savant dosage entre fantastique et humour et l'intrigue est bien menée. Le personnage de Finn est très intéressant dans la mesure où il ne s'agit pas d'un combattant mais d'un garçon doux, aimant les animaux jusqu'à être végétarien, et qui se retrouve tiraillé entre les aspirations de son père et les siennes. L'auteur de plus fait appel à un bestiaire de l'imaginaire, manticores, minotaures et basilics, qu'il revisite à sa sauce. Bien évidemment, le livre n'est pas à l'abri des clichés du genre, notamment l'éternelle prophétie qui fait de Finn un être exceptionnel, mais ces clichés sont traités avec suffisamment de légèreté pour ne pas plomber le récit et lui donner un air de déjà-vu. Darkmouth ceci dit ne sombre pas non plus dans le burlesque et il y a même un ou deux passages fort émouvants. Bref, c'est le début prometteur d'une nouvelle série fantastique pour les pré-ados.

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