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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 19:02

L03.jpgRuines

Partials tome 3

Dan Wells

éditions Albin Michel

2014

 

Après Partials et Fragments, Dan Wells conclut sa trilogie futuriste avec Ruines, l'ultime tome des aventures de Kira. Souvenez-vous : après avoir découvert qu'elle était elle-même une Partial hybride, notre héroïne accepte de se soumettre aux expériences de ces derniers. Son objectif ? trouver le remède contre le RM, le virus qui empêche les bébés de survivre, et sauver les Partials de leur extinction programmée. En bref, Kira espère sauver les deux espèces et les réconcilier par la même occasion. Un programme ambitieux lorsqu'on sait la haine que se vouent mutuellement les deux races...

J'avoue avoir eu beaucoup de mal à entrer dans l'histoire. J'avais déjà trouvé beaucoup de longueurs à Fragments et l'action de Ruines met énormément de temps à se mettre en place également. Le nombre de personnages nuit à la compréhension et au rythme de l'intrigue. Quant à Kira ce n'est pas une héroïne antipathique, loin de là, mais ses perpétuelles interrogations : "Suis-je plus plus Partial qu'humaine ? Qui dois-je choisir entre Samm et Marcus ? Comment je vais bien pouvoir sauver le monde ?" sont un peu usantes. Enfin, je suis plus que perplexe devant un final un peu trop vite expédié à mon goût, surtout après un un début aussi laborieux. Ceci dit, beaucoup d'éléments sauvent Ruines : une fois lancée (après près de la moitié de l'ouvrage tout de même) l'action tient toutes ses promesses. Les personnages ne sont pas manichéens. Enfin et surtout Dan Wells nous offre une réflexion très intéressante sur les relations humaines, montrant à quel point les conflits (ici entre races) peuvent se révéler destructeurs et être le fait d'êtres pas forcément méchants par ailleurs. La haine gomme tout esprit logique (Partials et humains ne peuvent survivre les uns sans les autres mais persistent pourtant à se battre entre eux) et pousse au pire. L'auteur a également le mérite de ne pas faire de Kira une héroïne miracle : bien au contraire, pendant tout le roman, la jeune fille pense être faite pour sauver le monde, se croit investie d'une mission, d'un destin, avant de réaliser tout bêtement que ce n'est pas ainsi que ça fonctionne. Pas de prophétie, pas de destinée, juste une série de choix qu'elle est libre de faire ou non. Ainsi, le réalisme psychologique, l'absence de happy end et la sobriété d'écriture de Dan Wells (pas de grands moments larmoyants ou sentimentaux) à défaut d'en faire un chef-d'oeuvre font de Ruines un ouvrage qui conclut honorablement une dystopie plus qu'originale.

 

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Published by beux - dans Jeunesse
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