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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 09:19

L02.jpgU4 Stéphane

Vincent Villeminot

éditions Syros/ Nathan

2015

 

On continue la série U4 et cette fois c'est avec le personnage de Stéphane que nous allons faire un petit tour. Contrairement à ce que son nom pourrait faire penser, Stéphane est une adolescente : tout comme Yannis elle a survécu au virus qui a décimé 90% de la population. Sans nouvelles de sa famille, de son père médecin, de sa mère, son petit frère et du nouveau mari de sa mère, elle s'accroche à l'idée qu'ils sont toujours en vie et attend à Lyon dans l'appartement de son père le retour de ce dernier. Mais des pillards la forcent à chercher refuge ailleurs...

J'ai choisi de poursuivre avec Stéphane car c'est l'histoire qui est la plus liée à celle de Yannis et je me suis dit que c'était un excellent moyen de voir si déjà les deux récits marchaient bien ensemble. La bonne surprise c'est que les redondances sont évitées. Pas de sentiment de lassitude ni de redites, la mission est accomplie ! Le personnage de Stéphane est tout aussi intéressant que celui de Yannis, beaucoup plus sombre pour le coup, à l'image d'ailleurs de ce tome. Vincent Villeminot privilégie les descriptions violentes et les décors angoissants. En revanche, léger bémol, il semble bien moins à l'aise avec le principe de la série que Hinckel. Je m'explique : dans U4, chacun des auteurs "utilise" nombre de personnages : son héros bien entendu, mais aussi le ou les auxiliaire de son héros, le héros de ses coauteurs et les auxiliaires de ces derniers. Par exemple, Villeminot a pour tâche de raconter l'histoire de Stéphane elle-même secondée pendant un temps par Marco et Alex (auxiliaires) mais aussi de "croiser" cette histoire avec celle de Yannis secondé lui-même par François (personnages de sa coauteur) tout ça sans parler des récits de Grevet ou Trébor. Or, si Florence Hinckel parvenait sans aucun souci à donner vie à tous ces personnages, les siens et ceux des autres, Villeminot en revanche semble peiner à s'approprier François ou même Yannis. Peur de la redondance justement ? Des scènes communes sont ainsi expédiées très rapidement, des dialogues passés au mode indirect et l'intrigue peut frustrer le lecteur qui, pour le coup, sent que quelque chose lui échappe que l'histoire est incomplète. Je ne sais pas si moi-même j'arrive à exprimer correctement ce sentiment mais disons que l'écriture de Villeminot est beaucoup plus fluide et beaucoup plus assurée lorsqu'il n'a que son personnage à traiter. Cependant, je vous rassure, le résultat demeure tout à fait honorable et je pars confiante attaquer la suite. Rendez-vous ce week-end ou la semaine prochaine.

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Published by beux - dans Jeunesse
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