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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 11:47

L02.jpgU4 Koridwen

Yves Grevet

éditions Syros / Nathan

2015

 

Vous avez maintenant l'habitude : un virus, le U4, qui a ravagé 90% de la population, quatre adolescents qui se rendent au même rendez-vous mystérieux à Paris, quatre récits par quatre auteurs différents... Et c'est aujourd'hui de Koridwen, le livre de Yves Grevet, dont nous allons aujourd'hui parler. Koridwen est une petite bretonne, dernière survivante d'un hameau perdu. Bercée par les histoires et les prédictions d'une grand-mère guérisseuse aux pouvoirs étranges, elle décide de se fier à son instinct et de se rendre au rendez-vous du 24 décembre à Paris, histoire de voir si elle peut remonter le temps et sauver l'humanité...

Contrairement à Florence Hinckel ou à Vincent Villeminot, Yves Grevet avait, entre guillemets, un travail plus simple car son personnage n'est que très rarement en contact avec les trois autres protagonistes de la série. C'est d'ailleurs une très bonne chose car, tout comme son coauteur masculin, il a davantage de difficultés avec les parties "communes" : usage abusif des dialogues indirects, descriptions trop rapides... Le personnage de Koridwen est assez intéressant même si j'ai un peu de mal je l'avoue avec le côté guérisseuse bretonne qui chante des comptines mystiques. En revanche, sa détermination ainsi que son lien avec son cousin Max sont très touchants. Ce qui est dommage avec Koridwen c'est le rythme un peu trop soutenu : l'histoire se déroule en accéléré, sans prendre parfois le temps de ralentir pour s'attarder un peu sur les émotions de la jeune fille. Cela finit par lasser le lecteur qui, effectivement, est très vite dans le coeur de l'action mais ne peut suivre une succession de faits (je vais à la fenêtre, je prends mon arme, je me faufile derrière un rideau, etc.) durant 400 pages sans finir par décrocher de temps à autre. Pour ma part, j'ai dévoré la première moitié du récit sans problèmes mais j'ai eu beaucoup plus de mal avec la seconde. En revanche, contrairement à Stéphane ou à Yannis, le dénouement est totalement inattendu et attise la curiosité.. De bon augure pour la suite ! En attendant, on se retrouve la semaine prochaine pour notre ultime rendez-vous à Paris avec Jules de Carole Trébor.

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Published by beux - dans Jeunesse
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