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13 mars 2016 7 13 /03 /mars /2016 12:32

L02.jpgLe jeu du Maître

James Dashner

éditions Pocket Jeunesse

2013

 

Je suis souvent raillée pour une manie, celle de lire les livres d'un bout à l'autre, alors même que le début m'ennuie profondément. J'estime en effet qu'on ne peut juger un roman avec équité sans l'avoir terminé et que même le plus terrible nanar peut réserver de jolies passages. Bon, il faut avouer que 90% du temps ma première impression est la bonne et que le livre reste mauvais d'un bout à l'autre. Mais il y a parfois de bonnes surprises, ce qui est le cas pour le livre pour ados dont nous allons parler aujourd'hui.

L'auteur de Labyrinthe, James Dashner, revient avec une nouvelle série dont l'action se passe dans un futur lointain. Michael, le héros, est un jeune garçon comme tous les autres et, comme tous les autres, il passe le plus clair de son temps dans la réalité virtuelle, sur le VirtNet, à jouer à des jeux vidéos, à faire des quêtes ou simplement converser avec ses deux meilleurs amis, Sarah et Bryson, des personnes qu'il n'a par ailleurs jamais vu "en vrai". Tout change le jour où une série de suicides, bien réels, interviennent dans le cadre du jeu : Michael et ses amis, tous trois hackers doués, sont contactés par une agence pour enquêter sur ces meurtres déguisés et mettre fin aux agissements d'un dangereux cyber-terroriste.

C'était terriblement mal parti : les cent premières pages du livre sont d'un ennui sans nom; rythme lent, personnages sans saveur, intrigue grossièrement mise en place... Il est très rare de louper à ce point le début d'un roman mais James Dashner y parvient avec brio, plongeant son lecteur dans une douce torpeur. Pour ma part je n'y croyais plus mais, dès le moment où Michael et son gang s'enfoncent dans la réalité virtuelle, merveille, le récit s'accélère, le suspens s'intensifie et les scènes se font plus crues, plus violentes, réservant même parfois des moments d'horreur pure, jusqu'à un final intense et surprenant. Très honnêtement, c'est la première fois que je vois un livre démarrer si mal et se rattraper autant. Dashner, très peu à l'aise dans la mise en place de l'histoire ou de la psychologie de ses personnages, excelle en revanche dans les huis-clos et les descriptions glaçantes. C'est assez déconcertant et je laisse aux futurs lecteurs le soin de juger un roman qui, pour ma part, me laisse un peu perplexe mais me donne envie malgré tout de savoir la suite.

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Published by beux - dans Jeunesse
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