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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 12:48

L07.jpgPoppy Pym et la malédiction du pharaon

Laura Wood

éditions du Seuil

2015

 

Tout commence dans un cirque avec un illusionniste qui découvre au fond de son chapeau un bébé. Une petite fille pour être précise. Avec le bébé, il y a un mot bref et anonyme demandant de prendre soin d'elle. L'enfant est donc adoptée par la troupe et nommée Poppy. Elle grandit parmi eux et apprend à jongler, dompter le lion, faire du trapèze et autres numéros d'équilibriste. Soit. Jusque là rien à signaler. Quand Poppy a onze ans, madame Pym, sa mère adoptive, décide qu'il est temps de la faire rentrer à l'école et décide donc de l'inscrire au pensionnat Saint- Smithen. Et c'est là que les choses se gâtent.

Vous voulez que je vous parle du pensionnat Saint-Smithen ? C'est une institution très "bristish" avec des uniformes et des règles assez strictes et qui accueille des élèves de la première à la septième année. Ah et l'école est répartie en quatre maisons : les Chardonnerets, les Rouges-gorges, les Moineaux et les Roitelets. Les élèves peuvent faire gagner ou perdre des points "mérites" à leur maison en fonction de leurs notes ou comportements. C'est à ce moment-là que j'ai commencé à ressentir un sentiment de "déjà-vu".

Mais ce n'est pas fini ! A Saint-Smithen Poppy fait la connaissance de Ingrid, une première année tout comme elle, passionnée de lecture et qui est très douée en tout sauf en sport. Elle rencontre aussi Ron Kip, un petit rigolo accompagné d'un ami rouquin qui a un faible pour Poppy. ça ce sont les amis. Mais Poppy s'est faite aussi une ennemie en la personne de Annabelle, la blondinette riche et snob avec un père influent. Ah et il y a aussi les profs : la sévère mais juste prof de maths madame Mac Dougal (Seriously ?), la méchante mais au fond pas tant que ça prof de potions chimie, Miss Susan, et la compréhensive proviseur miss Baxter, sans oublier son assistante Gertrude, complètement sourde, un peu ridicule et, en apparence, inoffensive.

Voilà voilà.

Alors certes il n'y a pas de magie, rien qu'une intrigue policière liée à la disparition d'un rubis lors d'une exposition d'antiquités égyptiennes, pas de balais mais des trapèzes mais bon, ça ressemble tout de même à un bon copié-collé de Harry Potter à l'école des sorciers (en moins bien en plus car Poppy est assez insupportable) au point que j'ai été capable de deviner toute l'intrigue en me fiant à ce dernier : Poppy et ses amis violent quelques règlements pour mener à bien leur enquête, soupçonnent miss Susan que tout semble accuser puis, finalement, après moult rebondissements, découvrent enfin lors d'un face-à-face décisif le véritable coupable.

A la fin de l'histoire, l'auteur se perd en remerciements et je me suis demandée si elle allait en faire à J.K Rowling parce que bon, là, ce n'est plus de l'inspiration hein, ça a tout du bon gros plagiat. Mais non même pas. Très sincèrement je me demande si Poppy Pym n'est pas une vaste blague ou alors la littérature jeunesse file un bien mauvais coton pour reprendre avec tant de désinvolture des recettes à peine remaniées.

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Published by beux - dans Jeunesse
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