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12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 11:32

L02.jpgLes mystères de Larispem

t.1 Le sang jamais n'oublie

Lucie Pierrat-Pajot

éditions Gallimard Jeunesse

2016

 

Après la série La passe-miroir Gallimard Jeunesse publie le livre gagnant de la seconde édition du concours du premier roman Jeunesse Les mystères de Larispem : il s'agit ici d'une uchronie, c'est-à dire d'une réécriture de l'Histoire à partir d'une modification d'un évènement du passé. Ainsi, dans ce monde "parallèle" dont l'action se situe en 1899, l'épisode historique de la Commune a été un succès et Paris est devenu une cité indépendante rebaptisée Larispem selon l'argot des bouchers qui constituent la caste forte du nouveau régime populiste. A l'aube du nouveau siècle, dans cette ville en plein essor industriel qui allie mécanique et inventions à la Jules Verne (devenu l'un des dirigeants de la Cité) trois personnages se croisent : Liberté la mécanicienne, Carmine l'apprentie boucher et Nathanaël l'orphelin. Ils n'ont a priori rien en commun si ce n'est que tous trois semblent liés à la mystérieuse secte des Frères de Sang, une société secrète composée d'aristocrates qui se sont jurés de reprendre le pouvoir.

Bon, c'était couru d'avance : je ne pouvais pas autant adhérer aux Mystères de Larispem que j'ai adhéré aux Fiancés de l'Hiver. Ceci dit, le livre de Lucie Pierrat-Pajot reste tout de même très agréable. L'écriture est impeccable et c'est avec beaucoup de plaisir que l'on suit les aventures de nos trois héros dans ce Paris steampunk rempli d'automates et de complots. L'univers est soigneusement construit, avec de nombreuses références aux romans de Jules Verne et, bien évidemment, à celui d'Eugène Sue, Les mystères de Paris. Après, je ne saurais dire trop quoi, il manque un petit quelque chose à ce livre qui garde un côté très académique et parfois un peu artificiel: l'argot des bouchers par exemple que l'auteur essaie maladroitement d'expliquer au lieu de l'intégrer sans commentaires, les références discrètes mais présentes à la façon dont s'est réellement terminée la Commune.. Ces petits clins d'oeil de Pierrat-Pajot brise un peu son univers et m'ont laissée pour ma part en-dehors du roman. De fait, j'ai apprécié Les mystères de Larispem mais à la manière d'une spectatrice, sans vraiment rentrer dedans. Et ça, pour un ouvrage fantastique, c'est dommage.

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Published by beux - dans Jeunesse
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