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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 20:11

L01.jpgLe comte de Monte Christo

Alexandre Dumas

éditions Folio

1842

 

Edmond Dantès est un homme heureux : jeune marin, il vient d'être promu capitaine et rentre à Marseille pour retrouver son vieux père et sa fiancée bien-aimée, la belle Mercedes. Malheureusement pour lui rien n'excite plus la jalousie que le bonheur et Edmond est vite pris en grippe par le comptable du navire, Danglard, un homme aigri et ambitieux. Ce dernier  aidé de Fernand, le prétendant éconduit de Mercedes, décide de faire passer Dantès pour un dangereux bonapartiste préparant le retour de Napoléon alors exilé sur l'île d'Elbe. La ruse est grossière, les preuves sont plus que discutables mais notre héros a la malchance de tomber sur Villefort le substitut du procureur du roi qui, pour des raisons personnelles, décide de faire disparaître Dantès en l'enfermant au château d'If, une prison perdue sur une île. Il ne devait jamais en ressortir et pourtant... Bien des années plus tard il est de retour sous les traits du comte de Monte-Cristo, déterminé à découvrir ce qui est arrivé à ses proches mais surtout à se venger de ceux qui l'ont fait enfermer...

Encore un classique de la littérature que je découvre seulement maintenant et qui m'a tenue en haleine ces dernières semaines. Tout l'intérêt de l'histoire repose sur le personnage de Monte Christo alias Edmond Dantès, un jeune homme doux et insouciant que la prison a transformé en un être consumé par l'amertume et la vengeance. Cette ambigüité d'un héros devenu profondément cynique donne un éclairage inédit à un récit à la fois roman historique et d'aventure aux multiples rebondissements : fausses morts et naissances cachées, déguisements, trésor, évasion, duels, trahisons, complots... et qui balaie les Cent Jours et une partie de la Restauration. Certes la longueur de l'histoire (1400 pages réparties sur deux volumes) peut décourager mais ce petit désagrément ainsi que les quelques inexactitudes et approximations dans les dates (Le comte de Monte Christo a été écrit à l'origine sous forme d'épisodes et cela se ressent parfois dans la cohérence de l'ouvrage) sont plus que largement compensés par un style alerte et une intrigue captivante. Décidément Edmond Dantès a plus d'un tour dans son sac.

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Published by beux - dans Classiques
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commentaires

Marie 13/09/2016 13:44

Ce que j'avais bien aimé dans ce livre, c'est que l'auteur ne laisse pas la vengeance se dérouler sans anicroche, mais que le vengeur soit finalement dépassé par sa propre vengeance, ça permettait de le rendre un peu plus humain, au bout du compte.

beux 18/09/2016 13:09

Tout à fait. Au début c'est agaçant justement parce que le comte semble tout calculer, tout prévoir et que finalement il se laisse déborder par sa propre vengeance (l'empoisonnement de la fille de Danglard) et par ses sentiments qui refont surface alors qu'il avait juré de les bannir.