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8 juin 2008 7 08 /06 /juin /2008 13:08

L’ASSASSIN ROYAL tome 6

La reine solitaire

Robin Hobb

 

 

On reste dans la dimension onirique en retournant voir notre petit assassin chez Robin Hobb. Nous sommes à présent au tome 6 de la saga de L’assassin royal. Fitz et sa bande sont toujours à la recherche du roi Vérité. Bonne nouvelle, ils parviennent à le retrouver ; hélas, c’est une fausse victoire car Vérité n’est plus que l’ombre de lui-même. Contraint de se sacrifier pour le bien de son peuple en sculptant un dragon qui devrait chasser les ennemis loin des côtes de son royaume, il doit faire don de tous ses souvenirs et de toute sa personnalité s’il veut faire prendre vie à la créature de légende. Parallèlement, Fitz réalise que, même si la paix revient, jamais il ne pourra retrouver son « épouse » et sa petite fille.

Vous l’avez compris, ce tome est celui des sacrifices, ce qui donne au récit une dimension amère qui ne se retrouvait guère dans les épisodes précédents. Plus mélancolique, Robin Hobb s’autorise quelques entorses au genre en effectuant le temps d’un chapitre un récit presque entièrement descriptif où notre héros se retrouve  le temps d’une nuit et d’une journée projeté dans une ville fantôme. Errant au milieu des ombres, il manque lui-même de devenir irréel. Mélancolie qui se retrouve aussi dans le personnage de la reine Kettrichen, la reine solitaire, (si vous vous interrogiez sur le titre) contrainte de dire adieu à un époux qui la reconnaît à peine. Un épisode sombre à peine allégé par des personnages comme le loup ou la ménestrelle.

L’action peine à décoller au début du livre et ce n’est que dès l’instant où la bande remet la main sur le roi qu’elle s’accélère. En revanche l’histoire finit sur un ordre restauré car, comme tout bon conte de fées (car qu’est-ce que la fantasy sinon un conte de fées pour adultes ?) elle ne peut pas finir mal, du moins pas totalement. Ainsi, si Vérité « meurt », il parvient à sauver son royaume et donne à sa femme un héritier qui permettra d’assurer sa descendance sur le trône. De la sorte, Fitz n’est pas contraint de sacrifier sa fille au royaume et si, effectivement, il ne rejoint pas la mère de cette dernière, tout au moins retrouve-t-il la paix dans une vie d’ermite. (Pour la petite histoire Fitz découvre que sa compagne Molly, qui le croyait mort, a refait sa vie avec celui qui était son père d’adoption à lui. Dur à avaler tout de même je trouve mais il y arrive avec panache) Les « méchants », Royal (le frère de Vérité si vous suivez bien), et tous ses sbires sont punis et le monde peut retrouver sa tranquillité. Question subsidiaire, jusqu’à quand ??? Car le cycle compte treize volumes tout de même…

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commentaires

Florimelle 16/11/2011 09:20


On peut se demander pour le découpage mais on peut aussi se demander pourquoi ils ont jugé utile de transformer deux trilogies distinctes en une seule série de 13 tomes ?
Car en VO point de Assassin Royal t7 à 13 : il s'agit d'une trilogie portant un titre distinct "The Tawny Man". Ce que je trouve personnellement plus logique : les Aventuriers de la Mer
s'intercalant entre les tomes 6 et 7 (en français, hein!) il semblait normal de garder deux noms distincts.


Florimelle 15/11/2011 10:49


Comme j'aime beaucoup la Fantasy et que l'Assassin Royal (+ Les Aventuriers de la Mer qui pour moi est indissociable) je me permets un commentaire un peu long.
D'abord je suis d'accord avec toi, les gens ont peu de connaissances et beaucoup d'a priori sur la Fantasy. C'est dommage car ils passent à côté d'oeuvres magistrales.
Pour le tome 5 de l'Assassin Royal je partage ton analyse : c'est un tome d'installation et il ne s'y passe pas grand chose. Mais attention cependant : à l'origine l'Assassin Royal est une
trilogie. Ainsi les tome 4, 5 et 6 de la version française ne formaient qu'un seul tome en anglais. Ceci peut expliquer les différence de rythme constatées.
Enfin l'Assassin Royal cycle 1 (tomes 1 à 6), les Aventuriers de la Mer et l'Assassin Royal cycle 2 (tomes 7 à 13) forment une histoire complète (d'ailleurs il convient de lire les tomes dans
l'ordre indiqué sous peine de se voir gacher quelques révélations...), aux multiples ramifications. C'est à la lecture de d'Assassin Royal cycle 2 que la l'histoire prend toute son ampleur : de
nombreux éléments des cycles précédents convergent vers une fin que je trouve très intéressante et originale.
Pour résumer mon propos en une phrase : si le premier cycle de l'Assassin Royal est un ouvrage de fantasy de qualité, il n'est au final que le cycle de départ d'une oeuvre bien plus vaste.


beux 15/11/2011 21:48



Oui, c'est pourquoi d'ailleurs je compte le reprendre un jour et finir le cycle! (j'ai acheté le premier volume en intégrale il y a de ça deux ans pour commencer la collection mais il est
toujours dans ma pile à lire pour l'instant) car les cinq premiers volets m'avaient vraiment beaucoup plu. J'ai découvert le principe du découpage français il y a seulement un an ou deux et je ne
comprends toujours pas pourquoi Pygmalion s'amuse à faire ça si ce n'est pour augmenter son chiffre d'affaires. On ne découpe pas un livre en tranches comme s'il s'agissait d'un jambon...



pierrot 09/06/2008 09:50

oui oui, je vais le lire le texte..

pierrot 09/06/2008 09:49

ça y est t'as trouvé l'option pour écrire en gros ?! bon maintenant il faut virer la police comic sans ms, "c'est satan" comme dirait Boulet

beux 09/06/2008 11:15


Au cas où tu l'as pas remarqué, ça fait trois articles où je tente une nouvelle police avec différentes tailles. je crois que celle du dernier article est pas trop mal...


pierrot 09/06/2008 09:48

preum's