Lundi 5 janvier 2009

Millénium 3

La reine dans le palais des courants d’air

Stieg Larsson

Editions Actes Sud

Bonne année ! Je vous souhaite tout ce que vous désirez et plus encore, beaucoup de joie et un minimum de chagrin (car il ne faut pas se leurrer, il y en aura toujours un peu quand même) En bref : bonne année !

Et pour commencer l’année 2009, nous allons en finir une bonne fois pour toutes avec la trilogie de Stieg Larsson, Millénium. Que ceux qui souhaitent la lire et  qui n’ont pas commencé s’abstiennent donc de consulter cet article pour éviter les révélations indélicates...

Le troisième et ultime tome de la saga, La reine dans le palais des courants d’air, est en fait un prolongement direct du deuxième tome et met un point final à l’intrigue de La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette. Autant vous dire, je me creuse toujours la tête pour essayer de comprendre le rapport entre le titre de l’ouvrage et son contenu. C’est sans doute une métaphore obscure de l’auteur en rapport aussi avec ses digressions en début de chaque partie sur les Amazones et les femmes guerrières. L’héroïne, Lisbeth Salander, est une reine guerrière enfermée… Bref, au final on s’en fout un peu.

Sorti du titre à rallonge et des petits documentaires admiratifs sur les femmes guerrières à travers les âges (personnellement moi ça m’attriste plutôt de savoir que mon sexe est aussi stupide et belliqueux que le sexe masculin), le roman se laisse lire assez facilement. Certes, le héros masculin, Mikael Blomkvist, est toujours aussi énervant (rassurez-vous, il trouve encore moyen de mettre une belle dans son lit ce tome-ci mais, merveille ! Celle-ci serait peut-être la bonne) et je n’ai éprouvé guère de sympathie non plus pour Lisbeth Salander, dont le comportement asocial est si poussé qu’il en devient caricatural. En revanche, l’intrigue est faite de telle manière qu’elle se lit assez facilement ; Larsson a déjà mis en place dans le second volet  les éléments déclencheurs (la mort d’un reporter et de sa compagne, la confrontation de Lisbeth avec son père…) si bien qu’il ne lui reste plus qu’à démêler les écheveaux de tout ça, ce qu’il fait en louvoyant d’un personnage à un autre. Il n’y a pas vraiment de suspens, on sait déjà dès le début que Lisbeth Salander sera innocenté, mais plutôt un intérêt purement scientifique. C’est comme pour un épisode de Columbo (pardon pour la référence) : on connaît déjà l’assassin, on sait qu’à la fin l’inspecteur gagnera quoi qu’il arrive, mais ce qui fait l’intérêt de l’intrigue, c’est la façon dont, justement, il va résoudre l’enquête.

Bon, c’est un peu obscur mais je pense que vous avez compris.

Pour conclure sur la saga, je dois dire qu’en dépit de tout, je n’en garderai pas un souvenir inoubliable ; si je veux bien admettre que la forme de la trilogie et ses personnages sont assez originaux, je n’ai pas été emballée plus que ça par l’écriture (beaucoup, beaucoup trop de longueurs) et par une histoire volontiers manichéenne, d’un côté les « gentils » (Blomkvist et sa bande) et de l’autre les « méchants » (l’espion russe, sa grosse brute de fils, les policiers véreux…) le tout sans demi-mesure, Lisbeth Salander représentant apparemment la seule alternative entre les deux extrêmes (une « gentille » mais que la société a rendu « méchante » c’est pourquoi il ne faut pas la tuer tout de suite mais s’employer à la soigner) Vu le succès qu’a rencontré la série, je suppose que les lecteurs à travers le monde ont apprécié mais, pour moi, c’est catégorique : la Suède n’est décidément pas ma tasse de thé….

Ps : Rien à voir, mais mon gentil frère, le docteur Orlof (dont je vous invite à cliquer sur le lien) m’a offert suite à la note précédente le DVD de Virgin Suicides. Je pourrais donc vous dire ce que j’en ai pensé prochainement !

Par beux - Publié dans : Polar
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil
créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus