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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 11:47

L02.jpgLa mort préfère Ava

Maïté Bernard

éditions Syros

2013

 

L'ennui avec les romans fantastiques ou de science-fiction, que ce soit en jeunesse ou en adulte, c'est que si vous ne faites pas attention, vous pouvez tomber sur le dernier volume paru d'une série et vous retrouver avec une histoire déjà bien entamée et des personnages qui sont supposés vous être déjà familiers mais que vous ne connaissez ni d'Eve ni d'Adam. C'est ainsi que, par mégarde, j'ai emprunté La mort préfère Ava, troisième tome d'une série pour les dix douze ans ou plus si affinités.

L'histoire c'est celle d'Ava, une jeune fille qui a le pouvoir de voir les fantômes depuis l'âge de trois ans et dont la mission est de les consoler, autrement dit de les faire mourir pour de bon. Bon, relativisons : Ava n'a que seize ans et pour l'instant elle travaille sous la tutelle de Cécilia, une vieille femme au passé mystérieux, consolateur elle aussi, à charge de lui succéder. En attendant, l'adolescente a plein de bonnes idées : créer des groupes de paroles pour les fantômes, établir des recensements... Afin de s'exprimer, elle se rend sur Guernesey où elle doit participer à l'assemblée annuelle des consolateurs. Mais, là-bas, rien ne se passe comme prévu : Cécilia fait l'objet d'une enquête et Ava se heurte à des revenants plus intéressés par ses histoires d'amour (Finira-t-elle avec Marco ou Alistair ?) que par ses idées...

Bon, malgré quelques lacunes, j'ai réussi à reconstituer plus ou moins le début de la série et à rentrer dans une histoire assez sympathique qui mêle fantastique et humour sans prétention aucune. L'auteur prend pour cadre de ce volume l'île de Guernesey ce qui est l'occasion pour elle de glisser également quelques notions d'histoire et de géographie assez intéressantes et plutôt bien traitées. Les personnages sont amusants. Un bémol toutefois : l'intrigue est assez pauvre et on attend en vain des rebondissements qui n'arrive que sur le tard. La mort préfère Ava est de toute évidence plus un livre "bouche-trou" dans la série, un roman de transition avant d'aborder un nouveau grand tournant dans l'histoire. De fait, le récit se termine un peu en queue de poissson, laissant le lecteur légèrement sur le carreau et plutôt frustré. Après me direz-vous c'est une technique comme une autre pour se précipiter sur la suite... Le livre de Maïté Bernard de façon générale m'a fait penser à la série de Brussolo, Peggy Sue et, à défaut d'être inoubliable, il m'a en tous cas donnée l'envie de découvrir le cycle depuis le début.

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Published by beux - dans Jeunesse
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