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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 12:17

L02.jpg13 balles dans la peau

Vampire story 1

David Wellington

éditions Milady

(2007)

 

Oui, je vous vois grimacer. Et oui, c'est encore une histoire de vampires, je suis désolée. Je n'y peux rien si la littérature fantastique aime le sujet en ce moment. Vous inquiétez pas, bientôt la mode sera passée et on ne parlera plus que de zombies ou de sorcières j'en suis persuadée. Mais, en attendant, faites un effort et lisez cette note. Y a du sang et de la violence vous allez voir c'est super....

Arkeley, agent fédéral, a voué sa vie entière à la destruction des vampires et, officiellement, il a tué le dernier dans les années 80. Mais, en réalité, Arkeley sait qu'il en reste un, Justinia Malvern. Quasiment morte, isolée dans un hôpital désaffecté, cette dernière ne semble plus une menace pour l'humanité. Pourtant, lorsque vingt ans plus tard, Laura Caxton, jeune femme travaillant dans la police routière se retrouve avec des meurtres sanglants sur les bras à la suite d'un contrôle qui a mal tourné, le FBI doit se faire une raison: d'une façon ou d'une autre, Malvern du fond de sa retraite a réussi à se reconstituer un clan... Arkeley et Caxton dès lors reprennent l'enquête avec un seul objectif: anéantir définitivement les vampires.

L'intérêt majeur de ce livre repose essentiellement sur la dynamique du couple improbable Caxton/ Arkeley. D'entrée de jeu, l'auteur ne tombe pas dans la facilité du couple de partenaires qui ne peuvent pas se supporter au début mais qui à la fin du roman s'embrassent goûlument après avoir tué une brouette de vampires. En effet, Arkeley est présenté comme un homme de près de soixante-dix, usé, marié et obsédé par sa chasse aux vampires. Et pour bien ôter la moindre idée de romance entre les personnages de la tête du lecteur (genre: no way n'y songez même pas) l'auteur fait de son personnage féminin... une lesbienne. Problème réglé, pas d'histoire d'amour et à vrai dire cela permet à Wellington de s'engager dans une toute autre approche, faisant de Arkeley un patriarche grognon et déterminé, prêt à sacrifier sans vergogne la vie de nombreuses personnes pour parvenir  à ses fins et de Caxton une débutante pas très à son aise malgré tout, un peu douillette, et qui parfois ratera même des moments clés de l'histoire. Le récit étant de son point de vue, c'est une approche plutôt originale puisque du coup, par exemple, un moment-clé de l'action va être uniquement découvert après coup par le lecteur, narré par Arkeley. L'autre intérêt de 13 balles dans la peau, c'est incontestablement sa violence, sa vision du vampire qui, sans en nier la dimension fascinante (dans l'histoire, les vampires sont capables d'hypnotiser leurs victimes) en fait un être hideux et maudit, un être qui a choisi son état en se suicidant pour achever la transformation. Après, je crois qu'on a fait le tour d'un roman qui enchaîne scènes d'action sanglantes (âmes sensibles s'abstenir) et états d'âme d'une héroïne assez énervante mais somme toute plutôt sympathique. L'écriture n'est pas une franche réussite, les chapitres sont trop courts et de fait donnent au roman un aspect décousu, mais le suspense est bon et la fin inattendu. En bref, rien à reprocher à un honnête roman fantastique qui n'est que le premier volet d'une trilogie. Mais que les allergiques aux vampires se rassurent: on n'en parlera pas tout de suite...

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Published by beux - dans Fantastique
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