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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 12:00

L02.jpgAu risque d'aimer

Claude Béata

éditions Odile Jacob

2013

 

Contrairement à ce qu'on pourrait penser, Au risque d'aimer n'est pas un roman d'amour malgré son titre un tantinet racoleur. Edité par la plus ou moins sérieuse maison d'édition Odile Jacob, ce livre a été écrit par un vétérinaire spécialisé dans le comportement animal et qui s'intéresse ici à la notion d'attachement chez les animaux. Les animaux sont-ils capables d'aimer ? S'attachent-ils à leurs congénères notamment à leurs mères ou aux humains uniquement par nécessité biologique ou y a-t-il quelque chose de plus profond derrière ? Parsemant son ouvrage d'anecdotes et de faits scientifiques, Claude Béata se penche sur l'amour chez les animaux, de la naissance à la mort, l'occasion pour l'auteur d'observer des comportements parfois semblables de façon troublante à celui des humains.

Claude Béata le dit et le redit à de nombreuses reprises tout au long du livre : il ne s'agit pas de faire de l'anthropomorphisme et de considérer l'animal de la même façon qu'un homme. Il s'agit en revanche de lui accorder une psychologie et des sentiments et de ne pas le ravaler au rang de simple machine mise en mouvement par des instincts. Ainsi, dans Au risque d'aimer, nous apprenons que les souris sont capables d'empathie et qu'elles souffrent quand elles voient l'une de leurs congénères souffrir, nous apprenons aussi qu'un chien est capable de porter le deuil de son maître éternellement, que les dauphins peuvent tout aussi bien être des amis fidèles et de précieux alliés que des violeurs et que les oiseaux ne sont pas forcément monogames.

Rien à dire, cet ouvrage est vraiment très intéressant, parsemé d'exemples et d'expériences scientifiques ainsi que de témoignages directs de l'auteur. La seule chose que je lui reprocherais c'est sa structure désordonnée. Pour un livre qui se veut quand même scientifique, l'ensemble est plutôt fouillis et la progression dans l'argumentation ne saute pas aux yeux. Sans doute meilleur orateur et meilleur vétérinaire que essayiste, Claude Béata se perd dans les détails et de multiples anecdotes, s'égare parfois pour revenir sur son sujet... mais quel sujet ? Le lecteur malgré toute sa bonne volonté est parfois perdu. Le thème était peut-être un peu trop vaste, un peu trop ambitieux; Claude Béata aurait dû peut-être se restreindre à l'attachement chez un seul animal plutôt que de s'intéresser aussi bien à la souris qu'à l'éléphant. Au risque d'aimer n'en reste pas moins une réflexion utile et pleine de bon sens que je recommanderai à tous les amoureux des animaux mais également à tous ceux qui ne voient en ces derniers que de la viande sur pattes...

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Published by beux - dans Témoignage
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commentaires

Duma 05/01/2014 22:26

Non, je vais donc me le commander toute seule comme une grande. :)

Duma 09/12/2013 09:57

Merci!!!!!! Je vais le demander pour noël celui là. :)

beux 02/01/2014 19:47



Alors? L'as-tu eu?