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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 10:33

L02.jpgSeuls

t.5: Au coeur du Maelström

Gazzoti/ Vehlmann

éditions Dupuis


 

Fin du premier cycle de la série de Gazzoti et Vehlmann, Seuls, une série qui a pris de l'épaisseur au fur et à mesure des tomes et qui laisse un goût étrange à la fin du cinquième album Au coeur du Maelström. Pour ceux qui n'ont pas encore lu la série et qui seraient désireux de la lire, je leur conseille dès maintenant de sauter cette note, car je vais ménager ceux qui n'ont pas encore lu ce tome en particulier, mais je vais être obligée de parler des quatre premiers volumes.

Après le départ de Dodji, qui s'est volontairement exilé de la communauté, les enfants se sont organisés sous la tutelle d'Yvan. Tout semble calme mais ce n'est que de courte durée: l'un des enfants ne tarde pas à retrouver le corps de Dodji, la poitrine percée par une balle. Une fois le corps de leur ami enterré, Leïla est élue nouvelle chef de leur groupe et décide de mener une expédition dans la "zone rouge", la zone dangereuse mais dans laquelle pourrait se trouver la réponse à toutes leurs questions...

Après la lecture de Au coeur du Maelström, pour trouver la réponse à des questions que je me posais et que je ne pouvais résoudre par moi-même, n'ayant plus les quatre premiers tomes sous la main, je suis allée sur des sites qui parlaient de la série. J'ai été surprise par la véhémence de certains lecteurs qui reprochaient essentiellement à ce cinquième volume deux choses: d'une part son extrême violence, d'autre part une fin qu'ils jugeaient "décevante". Je trouve ces reproches plutôt injustifiés. Certes, la BD est effectivement très violente: il y a surtout cette scène, stigmatisée par la plupart, où l'on voit le corps de Dodji au loin, mangé par les corbeaux, et, dans la case d'après, son bras bien amoché. Apparemment, la série étant considéré comme une série "pour enfants", ce genre de détails ne pardonne pas. Ceci dit, la thématique de l'histoire étant à la base plutôt sombre (des enfants abandonnés, seuls dans une grande ville livrée à des animaux devenus fous) j'aurais quant à moi trouvé ridicule et complètement irréaliste qu'il n'y ait aucun mort et aucune violence. D'ailleurs, le ton est clairement donné dès le premier volume avec une couverture montrant Dodji un gourdin à la main et contemplant du sang par terre. Qui plus est, l'un des enfants se fait dévorer par un requin dans le troisième tome et personne ne semble s'en émouvoir (ah oui il s'agit d'un méchant, apparemment c'est plus acceptable). Toujours est-il que si ces fameuses images de Dodji mort sont extrêmement frappantes, je les trouve visuellement parlant très réussies car, elliptiques, elle n'en frappe que plus l'imagination.

Passons maintenant à la fin du volume: ne vous inquiétez pas, je ne vais pas spoiler ni commettre de gaffes. Personnellement, j'ai apprécié le dénouement qui, sans résoudre une partie du mystère (un deuxième cycle est déjà annoncé) apporte des éléments de réponse, notamment sur la disparition des habitants. Trop facile, ont dit certains mais moi, j'étais peut-être fatiguée va savoir, pour le coup je n'ai rien vu venir. Du coup, me voilà prête à me replonger dans le premier cycle dans son intégralité pour tenter de comprendre ce qui m'avait échappée lors de ma première lecture...

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Published by beux - dans B.D.
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