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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 23:16

L04.jpgBlanco

t.2 L'instinct du retour

Jirô Taniguchi

éditions Casterman

(1996)

 

Presque cinq jours pour lire un manga, c'est pas super comme rythme. Ok, c'est un manga épais, un manga de Taniguchi, l'auteur du très beau Quartier lointain, mais ça reste du manga. La lecture n'aurait pas dû prendre autant de temps...

Et pourquoi? Et bien, je l'avoue, une certaine lassitude. Retour aux aventures de Blanco, le chien mutant que des expériences ont transformé en véritable machine de guerre. Blanco est traqué par les services secrets qui veulent à tout prix l'abattre avant que son existence ne soit découverte. Mais le beau chien blanc n'en a cure. Traversant les territoires, il se dirige droit vers un seul objectif: sa maîtresse Patricia. Et voilà en gros toute l'histoire. Blanco court, court, des méchants essaient de le tuer, mais Blanco les tue avant, Blanco re-court (oui le verbe n'existe pas mais c'est mon blog je fais ce que je veux d'abord) autres méchants, autres scènes de boucherie, sang, scientifiques qui s'exclament "oh mon Dieu, Blanco n'a plus rien d'un chien", Blanco court, Patricia pleure, quelques lignes du narrateur expliquent les sensations de Blanco qui, oh devinez quoi? court toujours... Bref, c'est un peu lassant. J'étais un peu de méchante humeur en lisant ce manga, prête à mettre un petit lapin grognon au tout début de la note et prête à râler contre un récit qui s'essouffle (sans mauvais jeux de mots) et contre des personnages secondaires  inintéressants au possible... Seulement, comme pour le premier volet, je suis sortie de ma lecture finalement touchée, à défaut d'être totalement emballée. En effet, encore une fois, Taniguchi a rendu de façon totalement magistrale le personnage de Blanco (le seul protagoniste dont, au fond, on se soucie) grâce à son dessin et à l'histoire de ce chien seul contre tous. De plus, Blanco court certes, mais il court avec beaucoup de grâce au milieu de paysages superbes et sa souffrance et sa fatigue prennent peu à peu à la gorge, surtout lorsqu'on comprend que l'issue de tout ceci ne peut être que funeste... Au final je n'étais pas grognon en finissant ma lecture; j'étais en larmes. Sacré Taniguchi, tu m'as encore eue...

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Published by beux - dans B.D.
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