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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 19:43

L02.jpgApprivoiser sa culpabilité

Catherine Aimelet-Périssol

Aurore Aimelet

éditions Albin Michel

 

Nous nous sentons tous coupables à un moment ou à un autre de notre existence et, paradoxalement, ce n'est pas de notre faute: la société, notre éducation, nos ressentis, nos expériences, tout nous pousse à être ainsi. Faut-il, comme nous y incitent tous les gourous du développement personnel, cesser de culpabiliser? Non, répondent les auteurs de l'ouvrage Apprivoiser sa culpabilité, Catherine Aimelet-Périssol et Aurore Aimelet, respectivement mère et fille. Le sentiment de culpabilité n'a pas à être réprimé: tout comme n'importe quel sentiment, il s'agit simplement de l'apprivoiser et de faire en sorte qu'il ne devienne pas pathologique car c'est alors qu'il gâche notre vie.

Vous l'avez compris, on sort du cadre du roman aujourd'hui. Apprivoiser sa culpabilité n'a rien non plus d'un ouvrage de psychologie de comptoir qui s'emploie à déresponsabiliser l'individu en lui intimant de ne pas culpabiliser. Pour les auteurs, la culpabilité n'est pas une mauvaise chose en soi: par cette émotion, l'être s'affirme puisque, confronté à une situation inconfortable voire même insoluble (une mère sommée de choisir entre la fête de l'école de sa fille ou une réunion importante, un homme qui quitte sa femme pour une autre, un enfant confronté au divorce de ses parents..., quelques exemples parmi d'autres cités dans le livre) il affronte cette situation par un sentiment qui va lui permettre par la suite d'agir face au problème (fuite, justification...) et de se replacer en tant que sujet. La culpabilité en soi n'a donc rien de néfaste.

Voilà, voilà. Bon j'ignore si j'ai bien exprimé la pensée des deux auteurs (je suis bien meilleure lectrice de romans que de psychologie) mais en gros voici ce que j'ai retenu d'un ouvrage au demeurant plutôt intéressant et qui a le mérite d'aller à contre-courant de la pensée actuelle... La culpabilité nous expliquent les auteurs n'a pas à être réprimée. Tout comme la jalousie, l'amour, l'envie ou le dégoût, il s'agit seulement de l'assumer et, comme n'importe quelle émotion, de ne pas nous laisser dévorer...

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Published by beux - dans Essais
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