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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 10:46

L08.jpgLes Fiancés

Alessandro Manzoni

Folio

1827

 

On retourne au 19e siècle et dans nos 1001 livres... pour vous parler aujourd'hui du roman fleuve italien de Manzoni, Les Fiancés. L'histoire est celle de Renzo et Lucia, deux paisibles villageois qui n'aspirent qu'à se marier et à fonder une famille. Mais, par malheur, un nobliau du coin, Don Rodigue, a jeté son dévolu sur la jolie fiancée et est déterminée à contrer ce mariage et à enlever la malheureuse Lucia. Le couple connaît alors bien des vicissitudes et, forcé de se séparer, nous fait voyager à travers l'Italie du 17e siècle, une Italie en proie à la guerre civile, à la famine et à la maladie...

Vous l'avez compris, Les Fiancés est moins le récit de personnages que d'un peuple tout entier, Manzoni ayant l'ambition de brosser l'histoire de tout un pays en un temps de troubles et de changements. De fait, il prend souvent à parti le lecteur, cite des personnages plus ou moins réels et feint même de se référer à un ouvrage plus ancien pour écrire son roman. Le procédé est intéressant, j'en conviens, mais le résultat l'est moins. Il faut dire ce qu'il est : j'ai rarement trouvé un livre si ennuyeux. C'est bien simple, même la peste racontée par Manzoni parvient à être soporifique. Le rythme des Fiancés est chaotique et, si le début de l'histoire parvient plus ou moins à captiver le lecteur, le reste, réflexions pieuses ou considérations politiques l'assomment assez rapidement. A trop vouloir faire une analyse de la société de l'époque, Manzoni en oublie de donner corps à ses personnages qui ne deviennent que des formes creuses sur fond de guerre civile. Renzo et le curé du village s'en tirent plutôt bien car, ni tout à fait bons ni tout à fait méchants, ils parviennent à avoir un peu de consistance. En revanche, Lucia reste une caricature de jeune fille effarouchée, une niaise bigote incapable de prendre sa vie en main. Il en est de même pour la plupart des héros qui se contentent d'être des ombres dans un tableau au demeurant assez plat. Les Fiancés est le premier roman italien de nos 1001 livres... Très sincèrement je ne comprends pas pourquoi si ce n'est peut-être  par cette volonté d'intégrer la petite histoire à la grande et qui va devenir la marque de fabrique de la plupart des romans du 19e...

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Published by beux - dans Classiques
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commentaires

urgonthe 05/10/2014 15:09

Bon, je suis une folle de classiques, et de digressions, alors crois-le ou non, mais ta chronique me tente.

beux 10/10/2014 10:53



Ah ah tu me diras! J'ai trouvé ça très ennuyeux je l'avoue