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26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 10:17

L08.jpgLa symphonie du temps qui passe

Mattia Signorini

éditions Presses de la cité

 

Né à Tranquility, Green Talbot n'a jamais quitté ce petit village où le temps semble suspendu. Il ne s'est même jamais aventuré bien loin dans les bois qui entourent la bourgade et qui seraient, selon les habitants, hantés par un monstre terrifiant. Mais Green est un petit garçon curieux et, à la mort de ses parents, à la désapprobation générale, il décide de découvrir le vaste monde. Le voilà lancé dans un grand voyage qui lui fera découvrir la France, l'Angleterre et les Etats-Unis, la vie maritime et la vie militaire, les femmes et les voyages en mongolfière...

Je ne suis peut-être pas d'humeur pour ça ces temps-ci, mais je me suis profondément ennuyée à la lecture de ce roman iniatique faussement naïf qui mêle en vrac merveilleux et réflexions pseudo-philosophiques. Vous connaissez un peu le principe de ce genre de livres je suppose: des chapitres courts, des phrases qui le sont encore plus, beaucoup de dialogues et un héros qui voyage et qui apprend la vie. Green rencontre ainsi des personnages cocasses qui lui expliquent le sens du monde et apprend de lui-même quelques vérités essentielles: c'est pas l'homme qui prend la mer mais c'est la mer qui prend l'homme, les françaises sont des femmes aux moeurs légères, il faut savoir garder son âme d'enfant, un jour on mourra tous, etc. Livre qui m'a fait fortement penser au film Big Fish mais sans la poésie de ce dernier, La symphonie du temps qui passe se veut un récit plein de mystère et de musique mais se révèle surtout un bric-à-brac de chapitres mal agencés (l'auteur est sans doute plus à l'aise avec le genre de la nouvelle) et de situations sans intérêt décrites dans un style plus que limité. Si quelques scènes sont un peu plus réussies que d'autres (le retour de Green à Tranquility par exemple) l'ensemble reste brouillon et n'a pour seul mérite que sa concision (manquerait plus qu'il nous fasse un roman de mille pages) Sitôt lu, sitôt oublié. A bon entendeur... Moi aussi je peux faire court!

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Published by beux - dans Roman
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