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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 13:37

L05.jpgL'origine des Victoires

Ugo Bellagamba

éditions Mémoires Millénaires

 

Vous êtes perdus? Vous vous sentez succomber au Mal avec un grand M? Pas de panique, les Victoires sont là. Les Victoires ce sont des jeunes ou vieilles femmes, vives et entraînées, destinées tout au long des siècles à lutter contre l'orvet, une entité maléfique qui aime à contrôler les hommes et à leur faire commettre les pires atrocités comme ça, juste pour le fun. Heureusement, les Victoires veillent...

Je vais essayer d'être pas trop méchante mais c'est difficile. Bon, le style ça va. C'est basique, pas extraordinaire, les mots ne vous transportent pas au septième ciel, mais le roman se lit facilement. Ce qu'il y a c'est que l'histoire (quelle histoire?) est tout simplement... ridicule. L'intrigue, soyons clair, il n'y en a pas :  l'auteur se contente d'aligner et de mettre en scènes ses héroïnes à différentes époques de l'Histoire, ne cherchant ni unité, ni rebondissements entre les différents chapitres qui se déroulent à travers les âges. Et le contenu est parfois gratiné : vous apprendrez ainsi entre autres que Thomas d'Aquin était une femme, Alexandra David-Neel une Victoire et que Gustave Eiffel a redonné sens à l'humanité en construisant sa fameuse tour. N'est-ce pas merveilleux? Mais, ce qui m'a le plus agacée dans L'origine des Victoires, c'est la "morale" de l'histoire: toutes les femmes sont des déesses. En effet, seules les femmes peuvent être des Victoires et l'orvet ne peut s'emparer que de l'esprit des hommes, les femmes y étant en gros hermétiques, même si elles peuvent plus ou moins se laisser influencer par le Mal. Personnellement, je ne me sens pas une déesse et, à moins de s'appeler Khaleesi et d'avoir trois dragons qui l'accompagnent, je pense qu'aucune femme ne peut prétendre à ce titre. Je lutterai toujours contre cette idée absurde qui veut que la femme soit presque parfaite et l'homme un monstre lubrique et sanguinaire. Non mais, c'est quoi ce délire? Je trouve ce raisonnement faux et dangereux. Voilà essentiellement la raison de ma colère contre un ouvrage au demeurant assez plat, sans rythme et qui n'a qu'un mérite, celui d'être court. A bon entendeur...

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commentaires

Nénène 10/09/2013 20:52

Comme quoi écrire tout ce qui passe par la tête ne fait pas forcément un bon roman d'imaginaire ^^

beux 12/09/2013 11:49



Non c'est une idée préconçue. J'ai failli tuer un stagiaire chez nous d'ailleurs qui prétendait que c'était facile d'écrire un roman d'imaginaire. Il est facile d'écrire n'importe quel roman.
Mais un bon roman, imaginaire comme n'importe quoi, c'est bien plus dur...