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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 11:39

L07.jpgDouble meurtre à Borodi Lane

Jonathan Kellerman

éditions Points

 

Vous l'avez peut-être remarqué, je n'ai pas tellement eu la main heureuse ces derniers temps en matière de livres et ce n'est certes pas avec ce titre que ça va s'arranger...

Un soir, un gardien de nuit d'un chantier de construction à l'abandon retrouve un couple en haut d'une tourelle, en position équivoque. Rien que de très normal me direz-vous sauf que la femme a été étranglée et que l'homme s'est pris une balle dans la tête. Crime passionnel? L'inspecteur Milo est en charge de l'enquête et fait appel à son comparse consultant, le psychologue Alex Delaware. Si l'identité de l'homme, un jeune architecte plein d'avenir, est bientôt révélée, celle de la femme demeure un mystère. Mais quelques recherches laissent à penser qu'un riche indonésien serait dans le coup et les deux hommes se font très vite mettre des bâtons dans les roues...

C'était la première fois que je lisais un livre de Jonathan Kellerman et ce sera sans doute la dernière. Tout dans ce livre est nul. Les personnages sont creux: entre le gros qui passe son temps à bouffer et le narrateur, le psychologue insipide qui ne sert strictement à rien, on retrouve des caricatures d'éco-terroristes (ah ces sales écolos qui passent leur temps à vouloir incendier des Mac Do et qui veulent tuer l'humanité pour sauver trois arbres) et de loyaux policiers américains à la gâchette facile. L'intrigue est toute pourrie, part dans toutes les directions (terrorisme, meurtre passionnel, vengeance...) pour finalement s'achever en eau de boudin. Le fond est nauséabond, puant le patriotisme rance et la testostérone mal placée. La subtilité n'est assurément pas le point fort de Kellerman qui préfère à une véritable réflexion multiplier clichés et poncifs et pense qu'il fait de la psychologie parce qu'il construit son livre uniquement sous forme de dialogues. (Les descriptions c'est trop fatiguant) C'est bien simple, il n'y a que ça: des dialogues entre les deux acolytes, des dialogues entre Milo et ses assistants, des dialogues entre Alex et sa femme, etc. Parfois, on ne sait même plus qui parle à qui vu que l'auteur ne se fatigue pas à introduire les personnages avant les échanges. Le clou du spectacle, c'est tout de même l'interrogatoire final du coupable qui dure près d'une dizaine de pages et qui, s'il achève l'accusé, manque également de liquéfier le lecteur d'ennui. J'ai souvent eu du mal à finir des essais ou même des romans pour la jeunesse mais là c'est une grande première: c'est bien la première fois que j'ai autant de mal à finir un policier. Félicitations à Kellerman qui, paraît-il non content d'écrire comme une savate a également une femme et un fils qui écrivent; j'espère juste qu'ils font un peu mieux que lui...

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Published by beux - dans Polar
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