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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 21:13
L02.jpgLe retour de l'aube
Malorie Blackman
éditions Milan



Je l'avais promis: après la guimauve et les soupirs languissants de Love in excess, passons donc à un peu plus d'action, d'autant plus que je viens de regarder Les 4 filles du docteur March  et qu'il faut un peu de sang et de violence pour rattraper tout ça...
Pourtant, Le retour de l'aube, à priori, commence aussi par une histoire d'amour. Tobey, notre héros, vit dans un monde marqué par le clivage riches noirs/pauvres blancs et un racisme qui s'exprime dans chacune des communautés. Tobey lui-même est blanc, un nihil donc (en latin "rien"), et il vit dans un quartier difficile dont il essaie de partir. Pour cela il étudie dans l'espoir d'entrer un jour à l'université. Il est amoureux de Callie, sa jolie voisine métisse mais n'arrive pas à lui avouer ses sentiments. Bon, jusque là, c'est très gnangnan. Heureusement Tobey, ambitieux, commet une erreur et accepte en échange d'un peu d'argent de faire une livraison pour le compte d'un gang, le gang de Mac Auley. Cette livraison va l'entraîner dans une série d'événements désagréables et le forcer lui-même à devenir quelqu'un de peu recommandable....
Si vous avez une excellente mémoire et que vous suivez ce blog depuis longtemps, vous vous souviendrez peut-être que j'ai déjà parlé de Malorie Blackman et d'un autre de ses livres, La couleur de la peur,  livre que par ailleurs j'avais beaucoup apprécié. J'ai moins accroché au Retour de l'aube. Il y a déjà une raison simple: Le retour de l'aube fait partie d'une série. Certes, le roman peut se lire tout seul, mais il est plus difficile d'entrer dans un monde déjà expliqué et construit, avec des personnages qui sont supposés nous être familiers mais qui ne le sont pas et des allusions à des événements antérieurs qui nous inconnus. C'est un peu comme arriver au milieu d'une série télé: on arrive à suivre mais avec le sentiment désagréable d'avoir loupé des trucs.
La seconde raison est plus triviale: j'avoue que la touchante histoire d'amour entre Tobey et Callie m'a laissée totalement de marbre. Peut-être est-ce l'overdose ou, plus crédible, je pense tout simplement que j'ai passé l'âge des romances adolescentes et des premiers émois sentimentaux. Toujours est-il que les personnages m'ont paru assez creux au début, notamment celui de Callie.
Heureusement, en milieu de récit, l'auteur se décide enfin à troquer scènes d'amour contre action et scènes de violence. Et, il faut dire ce qu'il est, Blackman est beaucoup plus crédible dans ce registre. Règlements de comptes, trahisons, histoires de gang et d'infiltration... Le personnage de Tobey acquiert une autre dimension et devient beaucoup plus intéressant en espion manipulateur qu'il ne l'était en amoureux transi ou en gentil lycéen... Le rythme s'accélère et le dénouement est efficace, sauvant ainsi un roman qui met tout de même plus de cent cinquante pages à démarrer. Je serais curieuse ceci dit de lire les trois premiers volumes de la saga, histoire de voir si ces derniers sont bâtis sur le même modèle...

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Published by beux - dans Jeunesse
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