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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 18:17

L01.jpgA comme Association

Les limites obscures de la magie

Pierre Bottero

éditions Gallimard jeunesse/ Rageot éditeur

(2010)

 

Deuxième volume de la sympathique collaboration entre Pierre Bottero et Erik L'Homme, Les limites obscures de la magie, à part son titre tout aussi nébuleux que le premier, tient les promesses de la série et nous plonge dans un monde de magie et d'humour. Cette fois, c'est Bottero qui s'y colle et qui met en scène son héroïne Ombe. Ombe n'a pas grand-chose à voir avec Jasper, le héros de Erik l'Homme. Jasper est un adolescent de quinze ans au look un peu gothique, avec des jeux de mots pourris et un sex-appeal  proche du néant. Ombe elle est une jeune fille de dix-huit  ans qui a beaucoup de succès auprès de la gente masculine, une Lara Croft version blonde qui sillonne la ville endormie en moto, une orpheline qui, contrairement à Jasper, ne craint ni les coups ni la bagarre. Et pour cause: elle est quasiment incassable. Tout comme Jasper, elle a été recrutée par l'Association, une organisation secrète servant à faire le lien entre Normaux et Anormaux et tout comme lui, elle mène sa mission avec beaucoup d'enthousiasme. Le problème d'Ombe en revanche est sa nullité crasse dans le domaine de la magie et sa façon bien particulière et pas très discrète de gérer les dites missions...

Je craignais un peu ce deuxième tome, en partie suite aux réserves d'entre vous qui préféraient le style de L'Homme à celui de Bottero. A mon grand soulagement, j'ai tout autant apprécié ce roman que le précédent. Certes, l'héroïne est un peu moins attachante que Jasper, mais Bottero a eu l'intelligence de ne pas en faire une héroïne trop lisse: elle se révèle mauvaise en magie, un peu voleuse sur les bords et parfois même midinette. De ce fait elle est tout aussi drôle à mon sens que le héros de L'Homme même si elle tombe un peu parfois dans la caricature. Au niveau du style, rien à dire, pour moi il ressemble beaucoup à celui L'Homme, si ce n'est que Bottero met moins de points d'exclamations (merci!). L'histoire est sympathique, le ton léger avec un fil rouge qui commence tout doucement à se mettre en place et on prend plaisir à suivre les péripéties de nos agents stagiaires... Allez pas de jaloux! Je mets le même petit lapin que pour Erik L'Homme...

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Published by beux - dans Jeunesse
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