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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 14:10

Les réseaux de la malbouffe

Géraldine Meignan

éditions JC Lattès

2015

 

Encore un livre qui va vous faire considérer votre assiette d'un autre œil. Dans cet essai, la journaliste Géraldine Meignan se penche sur la façon dont la nourriture arrive jusqu'à chez nous. Bon, moi je suis devenue végétarienne depuis quelques années par conviction personnelle, donc je me suis sentie relativement peu concernée par le poisson cancérigène, par les knacks faites à partir de viandes diverses et variées ou par la viande avariée servie par le chinois du coin. En revanche, j'ai découvert avec douleur que le riz contenait de l'arsenic, que les compléments alimentaires n'étaient pas toujours très recommandables, que les pesticides menaient la belle vie dans nos légumes et qu'une pomme d'aujourd'hui était cinquante fois moins nutritive qu'une pomme des années 50. Rien de neuf me direz-vous car tout ce que j'ai lu dans Les réseaux de la malbouffe, j'en avais déjà plus ou moins entendu parler : l'auteur ne nous apporte ici aucun élément nouveau et sa réflexion semble assez superficielle comme en témoigne sa bibliographie assez peu fournie. Reste une démarche intéressante et un fait que l'auteur n'élude pas, celui du poids des lobbies : entreprises pharmaceutiques, grandes distributions... Géraldine Meignant invite aussi le consommateur à se remettre en question et à lire davantage les étiquettes : pensez-y la prochaine fois quand vous serez dans votre supermarchés à acheter vos nuggets par lots de douze...

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 13:50

U4 Jules

Carole Trébor

éditions Nathan

2015

 

Il est temps d'en finir (provisoirement tout du moins) avec notre série écrite à quatre mains et de nous rendre à notre dernier rendez-vous à Paris avec Jules de Carole Trébor. Jules, un jeune parisien, est terrorisé en contemplant depuis son appartement les ravages de la maladie et du chaos qui règne désormais sur la ville. Ses grands-parents, qui vivaient à la campagne, sont morts, ses parents, qui étaient en déplacement à l'étranger, le sont probablement aussi, et son frère a disparu. Jules est livré à lui-même, seul avec un chaton terrifié. Néanmoins, sa rencontre avec une petite fille de son immeuble, Alicia, la seule enfant de son âge semblant avoir été épargnée par le virus, va le pousser à agir.

C'est une très bonne surprise que ce dernier opus : après la légère déception que m'avait laissée la lecture de Koridwen et de Stéphane, Jules s'est au contraire révélé à la hauteur de mes espérances. Sur le papier, le personnage ne faisait pourtant pas rêver : un ado geek un peu enrobé qui ne voit pas de fantômes et n'a pas de supers pouvoirs de guérisseur ni de compétences scientifiques. Mais c'est justement cette personnalité ordinaire qui rend l'adolescent plus touchant et nous permet de nous identifier plus facilement à lui. Pour ce qui est de la narration, Carole Trébor ne commet pas l'erreur de ses homologues masculins mais, tout comme Florence Hinckel, parvient à lier l'histoire de son personnage à celle des autres sans que cela ne paraisse trop superficiel ou redondant. Elle fait également un choix que je trouve judicieux : au lieu de vouloir tout décrire au jour le jour rapidement (de mémoire c'était le travers de Grevet dans Koridwen) elle s'attarde sur certaines dates et fait le choix de sauter un ou plusieurs jours. De fait, l'intrigue est plus dynamique, l'action plus resserrée et les descriptions gagnent en profondeur. Non, franchement rien à dire sur ce tome qui me donne envie d'aller découvrir la suite... mais, pour le coup, il va falloir patienter un peu.

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6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 13:33

Super Sourde

Cece Bell

éditions Les Arènes

2014

 

Cece menait une vie parfaitement normale jusqu'à ses quatre ans, le jour où elle contracte une grave méningite. Emmenée à l'hôpital pour y être soignée, elle se rétablit mais devient quasiment sourde. Affublée d'un appareil auditif qu'elle supporte difficilement, Cece va devoir apprendre à surmonter ses différences et, surtout, les faire accepter à ceux qu'elle rencontre, son rêve étant surtout de briser sa solitude et de se faire des amis.

Joli roman graphique avec des dessins volontairement naïfs et des petits personnages qui ont tous des oreilles de lapin, Super sourde est un témoignage plein d'humour sur une enfant qui, du jour au lendemain, se retrouve à composer avec une situation qu'elle-même accepte à peine et qu'elle a, à plus forte raison, peine à faire accepter à ses camarades d'école : entre ceux qui parlent plus fort et ceux qui ont pitié d'elle, entre ceux qui la traitent avec trop de ménagements et ceux qui au contraire se servent d'elle, Cece aura bien du mal à faire le tri et à devra apprendre elle-même à se remettre en cause. BD drôle parce que totalement dépourvue d'auto-apitoiement, touchante et instructive, Super sourde, bien qu'ayant obtenu un prix pour la jeunesse, est à remettre entre toutes les mains malgré un graphisme un peu léger. ​ ​

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 10:26

L02.jpgOlympia

Vives/ Ruppert / Mulot

Dupuis

2015

 

C'est l'histoire de trois filles spécialisées dans le cambriolage : Alex, Carole et Sam. A la suite d'une affaire, Carole est tenue pour morte. Cette dernière en profite pour mettre fin à sa carrière et tenter de mener sa vie loin des deux autres. Restées seules, Alex et Sam tentent sans entrain un cambriolage qui tournent mal et se voient contraintes par des malfrats sans pitié de dérober une série de tableaux au Petit Palais.

Je ne peux pas dire que j'ai détesté Olympia. Le point fort de cette BD ce sont ses dialogues, vraiment très drôles, et ses trois personnages principaux, surtout celui d'Alex qui m'a beaucoup fait rire. En revanche, j'ai été un peu agacée par le côté "Girls power" de la BD et, surtout, j'ai trouvé l'intrigue un peu faible. Pendant les deux tiers de l'histoire, les personnages ne font que bavasser, ressasser leurs souvenirs et élaborer des plans qui foirent une fois sur deux. Le dessin est intéressant et j'ai trouvé la composition plutôt originale : il y a notamment ces planches où les filles expliquent leur plan d'action à leur acolyte Tonio en voix off, ce qui permet à l'intrigue de sauter directement à ce passage sans transitions maladroites. La fin est en revanche à mon sens totalement ratée et convenue mais là, pour le coup, c'est un avis personnel. Olympia n'est pas une BD désagréable : mais c'est une BD qui ne me laissera pas non plus de souvenirs impérissables...

 

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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 10:08

L02.jpgUn héros de notre temps

Lermontov

1840

éditions Flammarion

 

Il est temps de retrouver un peu nos 1001 livres... si vous êtes d'accord et de retourner à la froide Russie du XIXe siècle, auprès de Lermontov qui, comme la moitié des auteurs russes de ce temps j'ai l'impression, subira l'exil et mourra dans un duel. En fait Un héros de notre temps est un récit divisé en cinq parties ; ces parties peuvent se lire indépendamment les unes des autres et ne sont liées que par un seul fil rouge, le héros de ces histoires, Petchorine, un militaire cynique qui pose sur le monde et sur l'amour un regard désenchanté. Petchorine ne croit pas à grand-chose et nous le prouve dans chacune de ses aventures : il kidnappe une jeune femme et, dès lors qu'il a réussi à la séduire, s'en désintéresse, il méprise ses anciens amis, il "vole" la femme que son compagnon d'armes aime et tue ce dernier en duel... Bref, il fait preuve d'un égoïsme forcené et prend plaisir à mettre à bas toutes les valeurs "sacrées" de la vie : l'honneur, l'amour, l'amitié.. Bien entendu, le titre du livre est ironique : si Petchorine est "un héros de notre temps", c'est parce qu'il conjugue selon Lermontov tous les travers de l'homme de son siècle : la vanité, le cynisme, la jouissance pour la jouissance, l'insensibilité, l'égoïsme. C'est le descendant direct de Valmont, le héros des Liaisons dangereuses ou, plus proche, d'Eugène Onéguine, le héros du roman éponyme de Pouchkine dont nous avions parlé sur ce blog il n'y a pas si longtemps. L'originalité du roman de Lermontov réside dans sa composition même : alors que les deux premiers récits sont menés par un narrateur extérieur, les trois suivants sont tirés directement du journal de Petchorine. Ainsi, les points de vue sur le héros se mêlent, se confondent, voir se heurtent, fascinant kaléidoscope d'un personnage plus complexe qu'il n'y paraît de prime abord.

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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 12:58

L01.jpgSept nains

Wilfrid Lupano/ Roberto Ali

éditions Delcourt

2015

 

Et si la méchante reine de Blanche-Neige n'était qu'une épouse frustrée par l'indifférence de son mari et terrorisée à l'idée de devenir vieille ? Si la jolie princesse n'était qu'une peste à la langue acérée et les sept nains sept vicelards exilés dans la forêt à la suite d'un décret royal ? S'appropriant joyeusement le conte pour mieux le détourner, le scénariste des Vieux fourneaux nous propose une vision toute personnelle de Blanche-Neige et des sept nains avec une reine qui, pour se transformer en sorcière, se contente de se démaquiller et d'une princesse tête à claques qui doit se défendre contre les assiduités de sept vieux garçons livrés trop longtemps à eux-mêmes. Servi par des dialogues irrésistibles et un humour parfois un peu potache mais toujours efficace, Sept nains a, qui plus est, un graphisme dynamique et des couleurs sombres rouges qui donnent à la BD un ton légèrement angoissant. Les dessins sont presque caricaturaux (comme le souligne mon collègue, Blanche-Neige a de solides arguments) et donnent d'autant plus de poids à une histoire irrévérencieuse et très drôle. Du joli travail.

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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 10:56

L02.jpgL'arabe du futur 2

Une jeunesse au Moyen-Orient (1984-1985)

Riad Sattouf

Allary éditions

2015

 

Nous l'avons déjà dit : l'arabe du futur est blond avec des cheveux bouclés. Il s'appelle Riad Sattouf et est né de mère française et de père syrien. Dans ce deuxième tome, il revient sur sa jeunesse en Syrie : cette fois, plus moyen d'y échapper, il doit aller à l'école et quitter les jupons de sa mère. Et l'école là-bas, ça rigole pas : entre la maîtresse qui donne des coups de règle et des camarades qui ne lui ressemblent pas, Riad parvient cependant peu à peu à trouver ses marques dans ce pays qui est à moitié le sien. Pendant ce temps, son père est toujours persuadé qu'il va faire fortune.

Ce second tome m'a paru moins violent que le premier. Est-ce qu'on s'habitue? Le père du héros nous apparaît plus doux, l'entourage moins cruel.Ou alors, est-ce que, tout comme le garçonnet dont nous empruntons le point de vue, nous commençons à nous familiariser avec cet univers étrange? un sentiment cependant qui ne dure pas car certaines situations viennent nous perturber : ce gamin pauvre et malade avec de grands yeux qui, un jour, ne revient plus à l'école, cette tante assassinée par sa propre famille pour être tombée enceinte hors-mariage... Autant de faits mis en scène par Riad Sattof avec toujours autant d'innocence et de cruauté entre des scènes beaucoup plus légères : le père qui pour faire plaisir à sa femme s'emploie à lui trouver un lave-linge, des camarades qui jugent sévèrement les épouses qui ne portent pas le voile mais qui ne font pas le rapprochement avec la mère européenne de Riad... Qui a dit que le temps de l'enfance était un moment magique ?

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 18:44

L01.jpgUne braise sous la cendre

Sabaa Tahir

éditions Pocket Jeunesse

2015

 

Belle semaine pour les éditions Pocket Jeunesse qui, après Cité 19, nous offre encore une fois une très jolie nouveauté, Une braise sous la cendre. Le résumé ne semblait pourtant pas non plus, à première vue, très alléchant : une civilisation scindée entre des oppresseurs, les Martiaux, et des opprimés, les Erudits. Les uns sont des soldats qui consacrent leurs vies à se battre, les autres des anciens lettrés réduits à l'esclavage. Il y a deux héros, Laia, l'esclave, et Elias, le soldat, dont on sait d'entrée de jeu qu'ils vont tomber amoureux même si tout les oppose. A priori rien de très original dans tout ça... Mais, très vite, dès le premier chapitre, tous nos préjugés s'envolent : d'une part parce que si l'histoire n'est peut-être pas nouvelle, elle est en revanche diablement bien construite : le récit centré à tour de rôle sur Laia et Elias s'enchaîne sans temps mort et réserve de multiples rebondissements inattendus. D'autre part, parce que les personnages sont très attachants : loin d'être caricaturaux, ils sont dépeints avec beaucoup de justesse et de sensibilité. Laia apparaît ainsi comme une trouillarde qui, par amour pour son frère, va tout faire pour surmonter ses peurs. Elias lui, loin d'apparaître comme un guerrier insensible ou, à l'inverse, comme un bellâtre niais, est dépeint comme un homme plein de doutes, tiraillé entre son désir de liberté et sa peur de perdre ses proches. Ce soin dans la psychologie des personnages s'étend jusqu'aux personnages secondaires : Helene (mon protagoniste préféré pour l'instant) Cuisinière et même Marcus, le "méchant" de l'histoire. Enfin, il me faut parler de l'écriture qui est plutôt belle, très poétique et contribue à donner vie à ce monde pas si manichéen qu'il n'y parait de prime abord. Si Sabaa Tahir s'adresse à un public adolescent (encore que, à mon sens, Une braise sous la cendre peut tout à fait s'adresser à des adultes) elle se refuse aux facilités narratives, donnant à l'histoire d'amour un rôle mineur pour mieux se consacrer à des thèmes moins vendeurs : la liberté et l'obéissance, le savoir ou l'ignorance, la notion même de Bien et de Mal, autant de thèmes qu'elle traite avec extrêmement de finesse. Non, vraiment, si vous aviez (encore) des préjugés sur les romans ados, c'est le moment de revenir dessus...

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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 10:52

L01.jpgCité 19

t.1 Ville Noire

Stéphane Michaka

éditions Pocket

2015

 

Faustine n'a pas une adolescence des plus faciles. Sa mère a disparu lorsqu'elle avait cinq ans, la laissant seule avec son père, surveillant-chef au musée d'Orsay. Faustine elle-même souhaite être conservatrice et voue en particulier une véritable passion pour le 19e siècle. Il faut dire que le quotidien est un peu compliqué à gérer entre les épreuves du bac qui approchent et le triangle amoureux qu'elle forme avec ses amis Vikram et Morgane. Aussi, lorsqu'un corps identifié comme celui de son père est retrouvé au pied de la tour saint Jacques, Faustine, persuadée qu'il est encore en vie, se lance sur les traces d'une secte mystérieuse et, en suivant l'un de ses membres, se retrouve à Paris 150 ans plus tôt...

Je craignais le pire car je me méfie désormais des associations "musée" et "fantastique". Heureusement, ce premier tome de Cité 19 n'a rien à voir avec du Da Vinci Code ou autres daubes du genre, le musée d'Orsay ne servant que de point de départ à une intrigue résolument originale mettant en scène une héroïne plutôt intéressante. Faustine est en effet un personnage complexe, une adolescente plus ou moins rebelle qui ne se sent à l'aise que dans un passé disparu. L'écriture elle-même est très soignée et l'histoire particulièrement recherchée... J'émettrai deux bémols : l'auteur brûle ses cartouches trop tôt si j'ose dire et, en changeant de point de vue en cours de route, passant de celui de Faustine à d'autres, nous dévoile certains rebondissements que, pour ma part, j'aurais préféré ignorer. De plus, j'ai un peu peur de la suite de la série car je redoute ces histoires qui démarrent sur des chapeaux de roue pour finalement s'essouffler faute de nouvelles idées. A voir s'il s'agit (et je l'espère) d'une série pensée sur le long terme.

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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 12:31

L02.jpgQuand la comtesse de Ségur vit brûler Moscou

Lorris Murail

éditions Scrineo

2015

 

Nous avons tous été petits et nous avons tous eu un jour entre les mains les livres de la comtesse de Ségur. Nous avons tous beaucoup compati aux malheurs de Sophie et éprouvé un sentiment ambivalent en lisant le récit des Petites filles modèles : c'est que Camille était un peu plus dégourdie que Madeleine mais qu'elles étaient ennuyeuses de perfection toutes les deux ! Cela pour ma part ne m'empêchait pas de le lire et de le relire ainsi que l'intégrale de la collection d'ailleurs. Et même si aujourd'hui je crains de remettre le nez dans tout ça, même si je me souviens encore du manichéisme des histoires et de l'avalanche de bons sentiments, je ne peux tout simplement pas critiquer la comtesse de Ségur qui restera ma première découverte littéraire.

Aujourd'hui cependant nous ne parlerons pas des romans de notre célèbre comtesse, mais d'un titre issue d'une nouvelle collection pour enfants Il était un jour qui mêle histoire et fiction. Dans ce roman Quand la comtesse de Ségur vit brûler Moscou, Lorris Murail s'intéresse à l'auteur lorsqu'elle n'était encore qu'une adolescente russe, Sophie Rostopchine, fille du gouverneur, contrainte de fuir Moscou à l'approche de l'armée napoléonienne. Nous sommes en 1812 et Moscou devient bientôt un brasier : c'est que le père de Sophie n'est pas un rigolo et, plutôt que de laisser Napoléon gagner, il a préféré mettre le feu à la ville...

L'idée de la collection est bonne, et le récit de Murail en tous cas particulièrement réussi : le style est simple sans être niais, le jeune lecteur est loin d'être pris pour un imbécile et l'auteur mêle avec succès vérité historique et fable. Dans cet ouvrage, le héros n'est pas tant la future comtesse, la narratrice, que son père, un homme pétri de fierté dont la description n'est pas sans nous évoquer les héros russes du XIXe siècle. A la fin des précisions sont apportées pour les lecteurs qui souhaitent en savoir davantage. Educatif et distrayant.

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