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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 11:11

L08.jpgBlood Song

tome 2 : Le Seigneur de la Tour

Anthony Ryan

éditions Bragelonne

2014

 

J'avais beaucoup aimé le tome 1 de la série Blood Song et je me promettais un bon moment de lecture avec le tome 2. La déception n'en a été que plus grande.

Bon, déjà il faut admettre que c'est difficile de se remettre en train avec tous les personnages. Vaelin Al Sorna, pas de problèmes, c'est le héros je me souvenais vaguement de son histoire. Lyrna ? Lyrna ah oui la princesse ça y est ça me revient. Mais qui diable est cette Reva qui serait la fille d'un super méchant ? Et tous ces frères des différents Ordres ? Au secours !

Passé ce cap difficile du qui est qui (ou quoi parfois) il faut de nouveau rentrer dans une sombre histoire s'articulant autour de quatre personnages principaux (une narration à plusieurs voix ça vous dit rien ?) avec des complots, des luttes de pouvoir, etc. mais qui se résume à cette phrase : une héroïne assiégée qui lutte pour défendre sa ville et trois autres, dont la prétendante au trône, qui courent lui porter secours. Au programme : des combats, beaucoup de combats, des membres arrachés, des têtes qui volent, des larmes... Toute la subtilité du premier tome de la série a disparu au profit de scènes gores, de violence gratuite et de sacrifices émouvants. A l'exception de Vaelin Al Sorna, les personnages ont l'épaisseur psychologique d'un ticket de métro si bien qu'ils sont presque tous interchangeables et que le lecteur peut les confondre à de nombreuses reprises. En résumé 700 pages d'ennui absolu et pour moi la certitude de m'arrêter à ce second volume. L'héroïsme a des limites.

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30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 17:08

L01.jpgLes Assassins

R.J Ellory

éditions Sonatine

2009

 

Nous avions déjà parlé dans ce blog de Ellory et de son livre Seul le silence, un roman policier atypique tout en lenteur et plutôt glaçant. Aujourd'hui, c'est avec son dernier ouvrage paru en France, Les Assassins, que nous renouons avec lui.

Irving travaille dans la police et enquête sur des meurtres. Et à New York Dieu sait qu'il y en a des meurtres. Aussi, lorsque quatre homicides sont commis à quinze jours d'intervalle mais avec des modes opératoires et dans des secteurs différents de la ville, personne ne fait forcément le rapprochement. Personne sauf un homme, John Costello, enquêteur pour le compte d'un journal et qui découvre qu'il s'agit de la main d'un même tueur, ce dernier oeuvrant les jours anniversaires de meurtres de célèbres serial killers. Irving, d'abord dépassé, décide de faire appel à John pour l'aider à résoudre l'enquête. Mais ses moyens sont limités et les morts s'accumulent...

Il pourrait s'agit d'un énième roman sur les serial killers, sauf que Ellory choisit d'aborder le phénomène sous un angle totalement différent. Oubliez les analyses psychologiques à six sous, les courses poursuites haletantes, les révélations subites. Durant tout le livre, le héros, Irving, se retrouve à la traîne, freiné dans son enquête par la lenteur administrative, les budgets serrés et sa propre incapacité à comprendre l'assassin. Le serial killer n'a ici aucun visage précis et l'auteur se détache complètement de lui, stigmatisant de la sorte la fascination qu'on peut éprouver pour ce genre de personnages. Toute la narration se centre sur Irving, Costello ou encore les victimes du tueur, si bien qu'il est impossible au lecteur de s'identifier à cet assassin malin, quasiment toujours gagnant mais qui au final ne demeure qu'un monstre, assassinant des gens dont Ellory a soin de nous raconter l'histoire auparavant. C'est important de le préciser car, à l'ordinaire, dans ce genre de romans, le serial killer, aussi monstrueux soit-il, a souvent plus d'importance dans la narration que les victimes, voire que le héros ce qui est loin d'être le cas ici. Ajoutez à cela une écriture soignée, une intrigue prenante mais dépourvue des clichés du genre et une très jolie réflexion sur la solitude et vous obtenez un livre qui conforte Ellory dans son statut d'auteur majeur du polar américain.

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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 09:58

L02.jpgLa Citadelle des ombres

t.3

Robin Hobb

éditions Pygmalion

2003

 

Bien des années se sont écoulées depuis que Fitz a raccroché sa tenue d'assassin royal. Après avoir aidé la reine Kettriken, mère du prince Devoir, à remonter sur le trône des Lonvoyants, notre héros s'est retiré dans une chaumière isolée avec son loup Oeil-de-Nuit. Là, il mène une vie paisible et monotone avec son fils adoptif Heur, de temps à autre égayée par les visites de la ménestrelle Astérie. Tout change lorsque Devoir, promis à une princesse étrangère, disparaît mystérieusement. Tous les anciens compagnons de Fitz viennent le supplier de reprendre du service et ce dernier, sous les traits d'un valet, se voit contraint de retourner à Castlercerf dans les méandres de ses intrigues.

Cela fait également quelques années que nous n'avions pas parlé de L'Assassin royal et nous y revoilà avec cet ouvrage composant un volume et demi de la saga de Robin Hobb (ne me demandez rien, je ne comprendrai jamais comment les éditions Pygmalion font leur découpage) Bon, il faut s'y remettre et j'avoue que le début de l'histoire est long, très long à se mettre en place avec les éternels plaintes et gémissements de Fitz qui, il faut le dire, mérite de figurer dans le palmarès des héros les agaçants de la fantasy. Toute la première partie du tome (plus de trois cent pages tout de même) est donc très ennuyeuse, centrée autour de cette question cruciale : Fitz va-t-il revenir à Castlecerf ? Bon après je vous rassure, l'intrigue s'accélère et réserve son lot de suspens, de traits d'humour (j'ai beaucoup ri de la façon dont Robin Hobb décrit les chats) et de moments poignants qui arrachent même une larme ou deux. Et mon volume s'arrêtant en plein milieu de l'histoire (merci encore Pygmalion) je vous promets qu'il ne me faudra pas très longtemps pour avoir la suite cette fois...

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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 12:10

L02.jpgThe Girl at Midnight

De plumes et de feu

Melissa Grey

éditions Pocket

2015

 

Echo n'était qu'une jeune pickpocket new-yorkaise, jusqu'au jour où elle essaie de détrousser l'Ala, un être mi-femme mi-oiseau faisant partie du peuple des Avicen et vivant cachée des hommes, sous terre. L'Ala la prend en pitié et la recueille. Très vite, Echo se sent chez elle au milieu de ses nouveaux compagnons si bien que, lorsque dix ans plus tard l'Ala lui demande de trouver le légendaire oiseau de feu supposé mettre fin à la guerre entre Avicen et Drakharin, un peuple mi-homme mi-dragon, l'adolescente accepte sans hésiter. Durant sa quête son chemin croise celui de Caius, un Drakharin des plus séduisants mais aussi des plus dangereux...

Pas grand-chose à dire sur ce roman ado correct mais qui n'a rien de révolutionnaire, l'auteur se contentant de mixer tous les ingrédients à succès du genre : un voire plusieurs triangles amoureux (celui que Echo forme avec Rowan et Caius mais aussi celui que forme Caius avec Echo et Dorian ou même celui que forme Dorian avec Caius et Jasper), une quête à la recherche d'un objet prophétique, l'oiseau de feu, des énigmes dans des musées, des combats sanglants, des sacrifices... Même l'invention des Avicen et des Drakharim a un petit air de déjà-vu. En revanche, là où Melissa Grey se démarque c'est dans ses personnages secondaires qui, loin de servir uniquement de faire-valoir aux héros comme c'est souvent le cas, sont bien construits et possèdent une véritable personnalité. Enfin, il faut admettre que la fin de ce premier volume est plutôt inattendue et de bon augure pour la suite du récit, prévue en 2016.

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20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 19:44

L03.jpgNe regarde pas

L'expérience Noa Torson t.2

Michelle Gagnon

éditions Nathan

2013

 

Après avoir échappé miraculeusement à leurs poursuivants, Noa et Peter ont décidé de s'allier pour contrer le projet Perséphone, une organisation douteuse qui mène des expériences mortelles sur des adolescents sans abri. Noa sillonne les Etats-Unis avec d'autres rescapés comme elle dont le séduisant Zeke, dans le but d'empêcher tout nouveau kidnapping, tandis que, de son côté Peter, aidé de son ex petite amie Amanda, tente d'infiltrer le système informatique de l'organisation.

Bon c'est un peu mieux que le premier tome je l'avoue. De proies les héros deviennent chasseurs et l'intrigue prend un peu plus d'épaisseur. Des personnages secondaires apparaissent, Noa et Peter se révèlent plus complexes et le lecteur se retrouve confronté à des questions qu'il aimerait bien résoudre : qu'est-il arrivé à Noa et Amanda, qui est exactement Taylor et quel rôle joue le mystérieux Mason dans tout ça...Hélas, le récit n'échappe pas non plus à certaines facilités "scénaristiques" : des méchants très très méchants, des histoires d'amour un peu mièvres entre ados et, surtout, des rebondissements et des morts plus que prévisibles qui, s'ils relancent l'action, m'ont tout de même fait lever les yeux au ciel. A voir ce que donnera l'ultime épisode de la trilogie que j'attends ceci dit avec un peu plus d'impatience que je n'attendais ce second tome.

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13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 10:32

L02.jpgSourcellerie

Terry Pratchett

éditions Pocket

1988

 

Quand un huitième fils naît d'un huitième fils, il devient mage, c'est une tradition. Mais que se passe-t-il quand ce huitième fils, défroqué, engendre un huitième fils? Et bien, ce fils devient un sourcellier, détenteur de la magie la plus puissante du Disque-Monde, ce qui n'est pas franchement très rassurant lorsqu'on sait que le père du sourcellier a une dent contre les mages et la vie en général.
Retour sur le Disque-Monde quelques mois après la mort de son créateur avec ce cinquième volume mettant en scène pour la troisième fois Rincevent, le mage le plus inutile et le plus drôle de tous les temps. Notre héros est à la fois tiraillé entre son envie naturelle de courir se cacher du danger et une autre, plus noble, de sauver l'Ecole de Magie et le monde en général. Il est aidé dans sa quête par Conina, la fille du célèbre Cohen le Barbare, et par Nigel, apprenti barbare lui-même (par correspondance).

Si Sourcellerie n'est pas mon Pratchett préféré, il nous réserve cependant quelques bons moments : des personnages très drôles et une scène où l'on peut admirer les copains de la Mort, Famine Guerre et Pestilence boire calmement un coup avant la fin du Monde. Il y a aussi de très jolies trouvailles : le Génie en multipropriété dans une lampe, le Bagage qui tombe amoureux, le fakir qui veut qu'on lui lise des histoires... Tout cela permet de compenser une intrigue un peu trop bavarde. Pas le meilleur donc de la série mais un incontournable, surtout si l'on aime le mage Rincevent...

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8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 11:19

L08.jpgLe message de la lune

Orphans tome 3

Claire Gratias

éditions Rageot

2014

 

Il est temps de conclure (enfin!) Orphans, la trilogie de Claire Gratias. Marin, Teresa et Joao sont toujours prisonniers d'un univers parallèle et, à la suite d'une explosion de la porte, leurs chances de retour dans leur monde semblent définitivement compromises. Heureusement, ils sont pris en charge par un groupe de gitans qui les cachent parmi eux en attendant de trouver une solution.

Il était temps que ça s'achève si vous voulez mon avis : cette trilogie a été d'un ennui sans nom dont le troisième tome signe le coup de grâce. L'écriture n'est pas mauvaise et l'auteur n'a pas un style désagréable, mais l'action est mal menée, les rebondissements sont un ramassis de clichés (la voyante qui prédit le destin exceptionnel des ados, les tziganes au grand coeur, les secours qui arrivent toujours au bon moment, etc.) et l'intrigue des univers parallèles qui aurait pu être sympa est totalement gâchée par un salmigondis ésotérico-historico-pseudo-scientifique (oui j'invente des mots et alors ?) sur fond d'amours adolescentes insipides. Pour résumer, on s'ennuie ferme lors de cet ultime volet qui se conclut de façon brutale et nous laisse craindre une nouvelle série dont, personnellement, je ne veux même pas entendre parler.

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6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 19:37

L01.jpgLe livre de Catherine

Karen Cushman

éditions Ecole des Loisirs

1994

 

Catherine, 13 ans, est furieuse : son père, un ivrogne qui la bat, n'a qu'une idée en tête c'est de se débarrasser d'elle en la mariant au plus offrant. Catherine, elle, voudrait être libre d'épouser qui bon lui semble et d'être dispensée des corvées de couture. Seulement voilà, nous sommes en Angleterre en 1290 et, quand on est la fille d'un seigneur, on n'a pas vraiment le choix...

Ce qui dessert sans conteste ce roman c'est sa couverture austère et franchement pas attirante pour des enfants. C'est bien dommage car Le livre de Catherine est un concentré d'humour et de tendresse qui joue sur le décalage entre le style moderne, un journal intime écrit par une ado en rébellion contre son père, et le contexte, une Angleterre médiévale marquée par le rythme des saisons, des pendaisons, des morts et des fêtes religieuses. Cela pourrait paraître artificiel mais il n'en est rien, l'humour jouant dans l'oeuvre un rôle-clé et assurant à l'ensemble beaucoup de légèreté et de finesse. Si anachronismes il y a, ils se perdent dans la bonne humeur d'un récit qui, mine de rien, aborde pas mal de thèmes essentiels : le mariage et l'amour, la construction d'une identité, la pauvreté... Notre héroïne principale, un peu peste sur les bords, se révèle au fil des pages un personnage drôle et attachant, férue de ses animaux et de ses oiseaux, et qui apprend peu à peu à faire le deuil de sa liberté sans pour autant se perdre. Elle découvre également qu'un père abominable peut être un époux admirable, qu'un frère haï peut parfois agir gentiment et, qu'à l'inverse, un bel écuyer peut se révéler le pire des chenapans. Un très joli roman pour jeunes filles à partir de douze treize ans.

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4 août 2015 2 04 /08 /août /2015 11:28

L01.jpgLa paix du ménage

Honoré de Balzac

éditions de l'Herne

1830

 

On continue dans notre découverte de Balzac avec ce court roman paru en 1830, La paix du ménage. L'action se déroule dans un bal : deux amis, Montcornet et le baron Martial de la Roche-Hugon aperçoivent à l'écart du groupe une jeune femme à l'air triste. Les spéculations vont bon train et les hommes, éblouis par sa beauté, se lancent le pari de la séduire, au grand mécontentement de madame de Vautremont, la maîtresse de Martial. Celle-ci décide d'en savoir plus sur la mystérieuse inconnue et apprend alors qu'elle est mariée...

Tout l'art du portrait de Balzac se retrouve dans ce texte qui passe d'un personnage à un autre et dresse un état des lieux sans concessions de la société napoléonienne : militaires galants, époux volages, veuves légères... En moins de quelques heures d'action, Balzac dresse une intrigue dont il parvient à tisser puis dénouer les noeuds et montre toute sa puissance de conteur en quelques situations. La douleur de la femme trompée, l'inquiétude de l'amant délaissé, le remords de l'époux volage, tout est déployé dans cet ouvrage qui, à rebours d'Eloge du mariage se présente comme un appel à la fidélité conjugale sans autant employer un ton moralisateur qui le desservirait plus qu'autre chose.

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15 juillet 2015 3 15 /07 /juillet /2015 10:57

L01.jpgLa chute de la maison Usher et autres nouvelles

Edgar Allan Poe

éditions Librio

1839

 

Au milieu des pavés de Balzac et d'Hugo, un court texte s'incruste dans les 1001 livres..., La chute de la maison Usher. Nouvelle d'une trentaine de pages, le récit met en scène un narrateur anonyme appelé en catastrophe auprès de son ami, Roderick Usher, dans la demeure familiale de ce dernier. La maison Usher est sombre et sinistre. Une malédiction semble planer sur elle et sur ses habitants. De fait, Roderick dépérit et sa soeur, Madeline, victime d'un mal inconnu, est sur le point de succomber.

Pour qui ne connaît pas Allan Poe, le style a de quoi surprendre. Tout l'art de l'auteur réside dans ces descriptions glaçantes, ces atmosphères sinistres et ces personnages dont on ne sait s'ils sont malades ou fous. L'horreur se distille peu à peu, dans la silhouette de la soeur moribonde qui traverse furtivement la pièce tel un fantôme alors que son frère parle d'elle, dans les donjons sinistres où le corps de la morte est déposé, dans le ton mélancolique du narrateur, teinté à la fois d'un sentiment d'horreur et de fatalité. Nulle espérance, nul réconfort dans un texte plein de désespoir qui, ceci dit, peut paraître un peu lent et qui, s'il était plus long tomberait sans doute totalement à côté. Sa force réside justement dans une action ramassée, concentrée, et dans l'absence quasi-totale de dialogues, guère envisageable dans un roman traditionnel. Les autres nouvelles du recueil jouent sur les mêmes thèmes que ceux de La chute de la maison Usher : frontières abolies entre vie et mort, maladie et folie, dédoublement de personnalité, sentiment d'inéluctabilité... Autant de thèmes qui donne à l'ensemble toutes les lettres de noblesse du genre fantastique.

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