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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 18:42

L01.jpgBiographies animales

Eric Baratay

éditions du Seuil

2017

 

Un ouvrage qui entend se consacrer à des biographies animales... Quand vous entendez ça, sans doute vous imaginez-vous un de ces énièmes livres un peu gnangnans et anecdotiques sur le chien de Stéphane Bern ou le cheval de Henri IV. Il n'en est rien : l'approche de Eric Baratay, historien spécialisé dans l'histoire animale, est beaucoup plus originale. L'auteur divise son livre en plusieurs parties : dans l'une, la plus "classique", il s'intéresse à deux destins animales, celui de la première girafe importée en France sous Charles X et de Warrior, un cheval utilisé lors de la première guerre mondiale. Dans une seconde partie, il nous parle de deux autres animaux mais cette fois en adaptant sa narration au ressenti de l'individu : qu'a ressenti l'âne de Stevenson lors de son fameux voyage dans les Cévennes et quelles étaient les sensations d'un taureau lors d'une tauromachie qui coûta la vie au toréador ? La troisième partie s'interroge sur l'attrait pour certains animaux à une époque donnée en se penchant cette fois sur le cas de deux chimpanzés. Enfin, l'ultime chapitre s'emploie à démontrer l'évolution du chien à travers le portrait de quatre bêtes qui ont noué des relations bien différentes avec leurs maîtres selon les époques.

Le point de vue adopté est résolument celui de l'animal et c'est sans doute ce qui fait la force de cet essai qui par ailleurs explique en substance qu'il existe une histoire animale tout comme il existe une histoire des hommes. Croire que le chien a toujours été ce qu'il est ou que le comportement du chat est demeuré le même au fil des siècles est une grave erreur. A l'instar des humains, l'animal a été amené à évoluer et à s'adapter à un monde en perpétuelle mutation. En s'appuyant sur des individus, Eric Baratay parvient ainsi à esquisser cette évolution. Si l'idée me plaît je suis moins fan de l'écriture qui, pour représenter la perception de l'animal, joue sur les phrases courtes, hachées, les italiques et les redondances : c'est parfois un peu maladroit mais je dois admettre ceci dit que l'effet est réussi. Le lecteur se sent souvent mal à l'aise en se rendant compte à quel point les sensations d'une bête diffèrent de celles qu'on lui prête et les souffrances endurées par l'âne de Stevenson ou le taureau condamné à mort pour assouvir la soif de sang d'humains idiots sont très bien rendues par un auteur qui par ailleurs maîtrise parfaitement son sujet. Un ouvrage instructif pour tous ceux qui de près ou de loin s'intéressent à la cause animale ou plus simplement à l'histoire.

 

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28 août 2016 7 28 /08 /août /2016 18:21

L02.jpgPlus jamais débordé (e) !

Tony Crabbe

éditions Pocket

2014

 

Vous vous sentez à bout ? Dépassé (e) par les mails, les coups de fil, les réunions à répétition ? Vous n'avez jamais l'impression d'être à jour, de vous épuiser en vain sans avoir de temps à consacrer à votre famille et à ceux qui vous sont chers ? Psychologue du travail, Tony Crabbe vous donne quelques astuces pour appréhender votre temps de façon différente.

Pour être franche, sauf en de très rares occasions, je n'ai jamais eu le sentiment d'être débordée, aussi c'est plus par curiosité qu'autre chose que j'ai abordé cet ouvrage. Ce que j'ai apprécié le plus dans Plus jamais débordé(e)! c'est que Tony Crabbe fustige justement l'attitude de ceux qui se complaisent dans un perpétuel rôle de victime, trop occupés pour faire autre chose que courir après le temps en gémissant. Si l'auteur souligne le rôle chronophage des nouvelles technologies et la multiplication des informations qui ont rendu désormais la vie professionnelle plus stressante et plus complexe, il rappelle que c'est à nous de fixer les limites et de définir des priorités car personne d'autre n'en fixera à notre place. Il rappelle également que quantité ne rime pas avec qualité et qu'il est parfois nécessaire de savoir dire non.

Si Crabbe peut parfois agacer par ses exemples un peu tirés par les cheveux et par sa propension à comparer sans cesse l'être humain à une entreprise (il suggère par exemple à chacun de se créer sa propre "marque") certains de ses conseils sont judicieux et bons à prendre : nécessité de s'aménager du temps pour rien, de fixer des limites claires entre vie privée et vie professionnelle, de commencer ses journées par la tâche la plus pénible ou la plus longue, d'arrêter de vouloir être multi-tâches alors qu'il est scientifiquement prouvé que quelqu'un passant sans cesse d'une activité à une autre est moins efficace que quelqu'un se concentrant sur une seule activité à la fois... Bon pas sûr qu'il faille plus de 400 pages pour expliquer toutes ces petites astuces mais, globalement, le livre est agréable, à mi-chemin entre ouvrage d'entreprise et développement personnel.

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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 15:03

L06.jpgLa logique cachée de la vie

Tim Harford

éditions De Boeck

2008

 

Vous vous souvenez de ce que nous expliquait Sandel dans Ce que l'argent ne saurait acheter, à savoir que certaines choses ne devraient pas être évaluées ? Et bien Tim Harford nous explique exactement le contraire dans son livre modestement appelé ​La logique cachée de la vie. ​Pour lui, tout est soumis au marché de l'offre et de la demande et l'être humain obéit, parfois inconsciemment, à une logique économique en évaluant risques et bénéfices et en prenant en conséquence les décisions. Harford explique ainsi en toute simplicité le mariage, la répartition des tâches ménagères dans le couple, la discrimination, l'essor technologique, etc.

Inutile de vous dire que j'ai détesté ce livre : tout n'y est pas à jeter (la partie sur le racisme par exemple est assez intéressante) mais il y a une telle assurance et une telle condescendance dans le propos que j'étais agacée dès les premières lignes. Outre que la théorie me semble plus que discutable (c'est se débarrasser avec beaucoup de légèreté de toutes les autres disciplines, un peu comme si une astrologue prétendait vous expliquer le sens de la vie grâce à la position des astres. Vous riez ? Pour ma part j'en suis même à me demander si je ne préfère pas les astrologues à tous ces économistes nauséabonds qui fleurissent actuellement) certains constats vont à l'encontre de la plus simple notion d'humanité : entasser les prisonniers car plus les prisons sont peuplés plus les crimes diminuent, subventionner les villes au détriment de la campagne, punir plus sévèrement les délinquants mineurs... Harford est un libéral à l'américaine, un de ceux qui évaluent tout ou presque, même s'il s'en défend, à l'aune de l'argent et qui prétend donner sens à la vie grâce à ça. Tout se paye, même votre amour pour votre conjoint, apparemment c'est de la logique. Pour ma part je vomis cette logique froide et calculatrice et je continue à soutenir des auteurs comme Sandel qui voit dans l'humanité autre chose qu'un bout de viande achetable ou jetable. ​

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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 13:05

L01.jpgJustice

Michael J.Sandel

éditions Albin Michel

2009

 

Souvenez-nous : nous avions déjà parlé de Sandel lorsque nous avons évoqué son livre Ce que l'argent ne saurait acheter. Cette fois c'est sur le thème de la justice que l'auteur s'interroge. Qu'est-ce que la justice ? Comment l'appliquer du mieux possible ? Question qui paraît simple si, comme moi, vous n'y aviez jamais vraiment réfléchi, beaucoup plus complexe dès lors qu'on se penche sérieusement sur le sujet : tout le monde admettra qu'un meurtrier doit être sévèrement puni mais quid de cet allemand qui a cherché par le biais de petites annonces un homme à tuer et à manger ? Après tout, la victime était consentante... Est-il juste également de sacrifier le bien d'un innocent pour celui d'un plus grand nombre et y-a-t-il des accords tacites ?

Pour aborder le thème, Sandel choisit d'évoquer trois conceptions de la justice : l'utilitarisme, véhiculé notamment par Bentham, vise le bonheur du plus grand nombre et, par le biais de calculs, choisit ce qui est préférable, quitte à léser une minorité. Le seconde conception de la justice est celle de la liberté : quoi qu'il arrive, la justice ne peut s'approprier les hommes et se doit de respecter leurs décisions. Idée séduisante en théorie car elle permet le respect des appartenances religieuses et des minorités, mais plus complexe qu'elle n'y paraît car elle encourage de ce fait un système inégalitaire où les riches n'auraient pas à payer d'impôts et où une petite vieille pourrait se faire escroquer par un plombier peu scrupuleux. La dernière idée de la justice, retenue par Sandel, est celle d'une justice qui jonglerait entre les deux visions pour aboutir à une réflexion morale sur ce que doit être une société bonne : plutôt que d'essayer d'occulter les désaccords religieux ou moraux, ce qui est impossible de toute façon, l'auteur appelle à une justice qui permettrait à tous les points de vue de s'exprimer.

Je ne fais pas moi-même justice à l'ouvrage de Sandel avec ce résumé mais je vous invite néanmoins à le consulter car il fourmille d'exemples amusants et de cas d'école tout en incitant à une réflexion plus qu'intéressante sur la difficulté de juger et à quel aune. Il nous parle également de Mills et d'Aristote, de Kant et de Rawls et de leurs théories avec une grande clarté. J'apprécie également son parti pris contre un libéralisme outrancier qui renvoie les hommes à de simples marchandises. Il est des choses qui ne s'achètent pas et nier la valeur non-marchande d'un homme c'est nier son humanité.

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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 12:11

L03.jpgIvres paradis, bonheurs héroïques

Boris Cyrulnik

éditions Odile Jacob

2016

 

Il en est de ces auteurs qu'à force de vendre vous avez envie de lire, histoire de découvrir ce que tout le monde leur trouve. C'est donc ainsi que je me suis lancée dans la lecture du dernier ouvrage de Cyrulnik. Cyrulnik, pour ceux qui l'ignorent encore, est un célèbre psychologue spécialiste notamment de la résilience. Si je ne dis pas trop de bêtises, c'est la faculté de l'être humain à surmonter les événements tragiques de son existence et même à en tirer parti pour vivre d'autant plus pleinement. Enfin je crois. De toute façon, c'est pas le thème (enfin pas exclusivement) de Ivres paradis, bonheurs héroïques qui aborde le thème du héros, de sa définition et de son évolution. Pour Cyrulnik, le héros est cet être ambigu, sauveur ou au contraire, victime qui est parvenue à surmonter le pire. C'est un être qui tantôt vous encourage à dire non et à vous rebeller contre un système injuste, tantôt galvanise les foules et dresse le peuple contre un ennemi commun. Nécessaire, il peut paradoxalement pervertir lorsqu'il impose une pensée unique et incite à la haine.

Ce que j'ai aimé dans cet essai c'est que l'écriture est très libre. Thèse, antithèse, synthèse, Cyrulnik ne connaît pas et se lance à l'aveuglette dans son sujet, extrapolant et naviguant au gré des de ses envies dans un style très littéraire. Mais ce qui est la force de l'ouvrage est également sa limite puisque l'auteur se répète jusqu'à parfois radoter, ressassant les mêmes anecdotes, revenant sur les mêmes thèmes, et finit par se perdre dans une argumentation confuse. C'est sans doute mon côté psychorigide mais, de fait, d'abord séduite par le propos, j'ai été progressivement lassée par les mêmes exemples pour être finalement soulagée d'arriver au bout de ma lecture. Je suis encore trop peu familière de Cyrulnik pour l'affirmer mais je suppose que ses fans diraient que ce n'est pas son meilleur ouvrage.

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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 10:43

L02.jpgEloge de la gentillesse en entreprise

Emmanuel Jaffelin

éditions First

2015

 

La gentillesse a mauvaise presse : "Elle est gentille" signifie souvent pour beaucoup d'entre nous : "Elle est cruche". A quoi peut bien rimer la gentillesse dans un monde cynique à souhait ? Pourtant pour Emmanuel Jaffelin, c'est une qualité rare, à prendre dans son sens noble, celui dont découle également le mot "gentilhomme". Pour cet agrégé en philosophie, être gentil est une vertu à cultiver. Aussi, après y avoir déjà consacré un ouvrage, Petit éloge de la gentillesse, il revient sur le sujet en s'intéressant cette fois à ses applications dans le monde impitoyable de l'entreprise. Son discours tient en deux temps : dans une première partie, il montre comment notre entreprise actuelle est devenue inhumaine, uniquement centrée sur le profit et s'inspirant du management à l'américaine : or, l'auteur le rappelle, l'entreprise américaine n'a rien d'un modèle puisqu'elle génère plus de pauvreté qu'en France. La seconde partie est consacrée à la façon dont il est possible de sortir du carcan que représente le monde actuel du travail pour en faire un lieu où la gentillesse règne : il souligne le rôle prédominant du manager qui doit cultiver cette qualité qui consiste à être dans la juste relation avec son employé, respectueux sans être froid, amical sans être intrusif. Son rôle est primordial car il a une fonction d'exemplarité.

A dire vrai, ce livre ne m'a que médiocrement inspirée: Emmanuel Jaffelin se répète énormément et semble se plaire dans des digressions qui n'ont pas franchement de rapport avec le sujet (c'est le principe des digressions vous me direz) Cependant, le fond reste intéressant car il pointe les dangers d'un management déshumanisé et d'une société où la compétition a pris le pas sur la collaboration. Contrairement à ce que beaucoup semblent penser aujourd'hui, nous ne vivons pas dans un monde régi par la loi du plus fort, et il est toujours rafraîchissant de constater que des auteurs pensent qu'on peut réussir en se mettant au service des autres et non en les écrasant.

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25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 12:45

L02.jpgPrenez le temps d'e-penser t.1

Bruce Benamran

éditions Marabout

2015

 

Il est parfois salutaire de se prendre une bonne leçon d'humilité, quand vous êtes persuadés que vous sortez tout droit de la cuisse de Jupiter ou que vous considérez avec mépris tous ces gens qui sont incapables de conjuguer correctement la moindre phrase. En effet, nous avons tous nos lacunes et j'en ai fait la douloureuse expérience cette semaine avec le livre de Bruce Benamran.

A priori, Prenez le temps d'e-penser n'a rien d'extrêmement compliqué : d'après ce que j'ai compris, il s'agit d'un livre issu d'un blog sur Youtube et qui vulgarise la science pour la rendre accessible. J'étais donc confiante : Ah ah de la vulgarisation, les doigts dans le nez les enfants, j'ai lu l'intégrale de Zola c'est pas un Youtuber qui va m'en imposer !

...Fail.

Ben oui, après quelques pages, je me suis vite rendue compte qu'en terme de physique et chimie ce n'est pas quelques lacunes que j'ai mais un immense trou noir. C'est très humiliant. D'autant plus que, même après les explications de l'auteur, j'ai toujours du mal à comprendre. Il serait facile d'arguer que Bruce Benamran est trop technique mais ce serait mentir. L'auteur est très pédagogue, illustre son livre par des exemples parlants et le ponctue de touches bienvenues d'humour (bon même si le running gag sur l'humanité, l'espèce pas le journal, est un peu lourd parfois) En bref, il se met à la hauteur de son public et je pense que la majorité de son public suit. Moi, je l'avoue, pas tout. Heureusement pour mon ego malmené, certains chapitres ont été beaucoup plus clairs : le système solaire, la biologie (j'ai trouvé le chapitre sur la vie passionnant), grosso modo ça allait... Mais dès qu'on parle relativité, mécanique ou géométrie dans l'espace, mon cerveau a eu beaucoup plus de mal à suivre. Cette lecture a néanmoins été salutaire : elle rappelle, comme la souligne d'ailleurs l'excellente préface d'Alexandre Astier, que l'homme est un être évolué, supérieur aux animaux puisqu'il a inventé la roue, les ordinateurs, les avions, les fusées etc... Sauf que ni lui ni moi ne savons construire un ordinateur (je suis déjà infoutue de réparer le mien quand il tombe en panne) ni même en expliquer le fonctionnement précis alors niveau supériorité on repassera.Et en attendant, il ne me reste plus qu'à récupérer les cours de physique-chimie du collège.

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 14:10

Les réseaux de la malbouffe

Géraldine Meignan

éditions JC Lattès

2015

 

Encore un livre qui va vous faire considérer votre assiette d'un autre œil. Dans cet essai, la journaliste Géraldine Meignan se penche sur la façon dont la nourriture arrive jusqu'à chez nous. Bon, moi je suis devenue végétarienne depuis quelques années par conviction personnelle, donc je me suis sentie relativement peu concernée par le poisson cancérigène, par les knacks faites à partir de viandes diverses et variées ou par la viande avariée servie par le chinois du coin. En revanche, j'ai découvert avec douleur que le riz contenait de l'arsenic, que les compléments alimentaires n'étaient pas toujours très recommandables, que les pesticides menaient la belle vie dans nos légumes et qu'une pomme d'aujourd'hui était cinquante fois moins nutritive qu'une pomme des années 50. Rien de neuf me direz-vous car tout ce que j'ai lu dans Les réseaux de la malbouffe, j'en avais déjà plus ou moins entendu parler : l'auteur ne nous apporte ici aucun élément nouveau et sa réflexion semble assez superficielle comme en témoigne sa bibliographie assez peu fournie. Reste une démarche intéressante et un fait que l'auteur n'élude pas, celui du poids des lobbies : entreprises pharmaceutiques, grandes distributions... Géraldine Meignant invite aussi le consommateur à se remettre en question et à lire davantage les étiquettes : pensez-y la prochaine fois quand vous serez dans votre supermarchés à acheter vos nuggets par lots de douze...

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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 10:12

L03.jpgLes hémorroïdes de Napoléon... et toutes ces petites histoires qui ont fait la grande !

Phil Mason

éditions Pocket

2010

 

Saviez-vous que si Napoléon ne souffrait pas d'hémorroïdes il n'aurait peut-être pas perdu Waterloo ? Que la scène la plus célèbre du premier Indiana Jones est due à la tourista d'Harrison Ford ? Que c'est l'oubli d'une clé de casier qui a provoqué le naufrage du Titanic ? Dans cette compilation sortie initialement en 2010, Phil Mason s'amuse à recenser toutes ces petites histoires qui ont fait la grande, que ce soit dans le domaine de la politique, de l'art, des sciences ou des sports. Le résultat est ludique et on ne peut assurément pas reprocher au livre de donner mal à la tête : les anecdotes ne font guère plus d'une page et sont souvent très amusantes. En revanche, le style est plus que quelconque (l'auteur est journaliste et cela se ressent dans l'écriture) et finit par lasser d'autant plus que, je l'avoue, je commence à en avoir soupé de l'Histoire par le petit bout de la lorgnette. Sans prétention et sans réelle consistance, Les hémorroïdes de Napoléon... reste un ouvrage de vulgarisation idéal pour ne pas bronzer trop idiot cet été.

 

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 18:01

L02.jpgEmbrouilles familiales de l'Histoire de France

Clémentine Portier-Kaltenbach

éditions JC Lattès

2015

 

Parce qu'il n'y a rien de tel à l'approche de l'été qu'un livre sans prétention mais un tantinet éducatif tout de même, nous allons aujourd'hui parler des Embrouilles familiales de l'Histoire de France, un essai très léger qui aborde l'histoire de notre pays à travers les querelles familiales de ceux qui l'ont fait : des relations tendues entre Louis XIII et son frère Gaston, de la possessivité maladive de Blanche de Castille ou encore de la famille cachée d'Emile Zola, Clémentine Portier-Kaltenbach s'intéresse à toutes ces petits démêlés familiaux qui à leur manière ont contribué à façonner notre pays.

Je l'ai déjà dit : ce n'est pas un ouvrage historique des plus sérieux, c'est avant tout de la vulgarisation, mais de la vulgarisation que pour ma part j'apprécie. Le ton est plein d'humour, le style de l'auteur est plutôt agréable et, mine de rien, il y a tout de même pas mal de références et de documentation. Portier-Kaltenbach a également la bonne idée de ne pas nous proposer un récit chronologique mais divise son essai en plusieurs segmentations (mères abusives, tontons flingueurs, frères ennemis, etc.) ce qui fait qu'on saute d'une époque à une autre, évitant de ce fait la lassitude. Non franchement c'était une lecture plaisante qui a le mérite qui plus est de vous apprendre deux trois trucs sur l'histoire.

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