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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 15:21

L02.jpg Le coiffeur de Marie-Antoinette et autres oubliés de l'histoire

Frédéric Richaud

éditions du Cherche-Midi

2016

 

Ils ont vécu des événements historiques de près ou de loin, parfois même aux premières loges... et tout le monde s'en fout. Dans ce court livre, Frédéric Richaud s'amuse à recenser quelques-uns de ces illustres inconnus : le coiffeur de Marie-Antoinette qui indirectement contribua à sa mort, Eugene Cernan le dernier homme à avoir marché sur la Lune, Angelo Scagliotti, le premier à avoir chuté de la Tour Eiffel, Joseph Meister l'un des premiers enfants à avoir été vacciné avec succès contre la rage par Pasteur... L'auteur nous offre un bref aperçu de ce que fut la vie de ces acteurs anonymes de l'Histoire.

On ne va pas se mentir : c'est encore une fois un ouvrage léger qui cultive l'anecdote. Frédéric Richaud est écrivain et, de ce fait, a une plume agréable si bien que les premières pages passent bien. Le souci cependant de ce genre d'écrits c'est que cela devient à la longue lassant et plutôt répétitif. Il faudrait tout de même que je me penche sur des sujets plus sérieux que ça...

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30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 14:26

L07.jpgPolissonnes

Pierre Lunel

éditions du Rocher

2016

 

Oui je sais. Après coup je dois admettre que j'ai un peu honte d'avoir emprunté ce livre mais oh vous ça vous arrive jamais de lire des ouvrages plus que légers ? Ici il s'agit d'un livre d' "histoire" écrit par Pierre Lunel, historien de son état et qui nous présente toutes ces femmes qui à travers les âges ont été polissonnes et ont passé un certain temps les jambes en l'air, depuis la fille de l'empereur romain Auguste jusqu'à Lady Di.

A dire vrai je ne sais même pas comment résumer ce livre qui est un peu une catastrophe. Pierre Lunel a été sans doute frustré de ne pas être romancier et, du coup, se lâche dans un style subjectif, ampoulé et emphatique, le tout assaisonné par des métaphores et des comparaisons d'un goût plus que discutable. Il y a sans doute une certaine volonté de faire de l'humour mais cet humour tombe résolument à plat tant l'auteur avide de se lâcher dans son écriture oublie de raconter correctement ses histoires. le travail de l'éditeur est quant à lui totalement bâclé : oublis de mots, coquilles (vous apprendrez ainsi que Lady Di est né en 1971) plein de petits défauts qui auraient été facilement corrigés par une relecture minutieuse mais bon, je suppose qu'il ne faut pas trop en demander. Allez, il y a une chose sympa à dire tout de même : la couverture, une reproduction d'une peinture de Boucher, est jolie.

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 19:39

L02.jpgLes derniers jours des reines

sous la direction de Jean-Christophe Buisson et Jean Sevillia

éditions Perrin

2015

 

Oui je sais, ce n'est pas logique : je viens de descendre en flammes Le fin mot de l'histoire et j'enchaîne avec un livre qui traite grosso modo du même sujet. Il faut que j'arrête avec les histoires d'agonies c'est un peu morbide. Ici cependant il s'agit d'agonies très chics puisqu'on parle des derniers jours des reines, depuis la très renommée Cléopâtre jusqu'à la reine belge Astrid, décédée dans un accident de voiture en 1935.

A dire vrai je craignais le pire en lisant la préface, pompeuse à souhait et fleurant bon le regret du temps ancien quand la monarchie régnait sur la France. Heureusement, le point fort de ce livre est pour le coup qu'il a été écrit par plusieurs auteurs et non pas par un seul. Du coup, si le style varie d'un récit à l'autre, tout du moins n'a-t-on pas cette impression désagréable que certains chapitres ont été bâclés, l'historien maîtrisant moins certains sujets que d'autres. De façon générale, Les derniers jours des reines se lit sans déplaisir, tous ses contributeurs ayant plutôt une jolie plume. Quant au contenu, si certaines reines sont plus "intéressantes" que d'autres, j'avoue pour ma part avoir été séduite par le portrait de reines un peu moins connues : Charlotte de Belgique, brève impératrice du Mexique et consumée par la folie pour avoir trop souhaité le pouvoir, ou encore Draga Obernovic, la reine de Serbie, haïe de son peuple et qui finira fusillée, éventrée et défenestrée lors d'un coup d'Etat. Et si certains portraits sont un peu trop lisses à mon goût, j'ai apprécié des analyses plus fines comme celle que fait Pascal Dayez-Burgeon sur la mort de la reine Astrid : sans mépriser son sujet, il prend un peu de hauteur pour s'interroger sur les raisons qui ont fait de cette jeune reine un symbole pour le monde entier.

Amis des histoires à la Stéphane Bern et des anecdotes sur les souverains, ce livre est pour vous. Les autres... et bien on parlera du dernier livre de Adler-Olsen la prochaine fois, promis.

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18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 19:44

L05.jpgLe fin mot de l'histoire

Thomas Snégarof

éditions Tallandier

2015

 

Pour le coup on va faire court sur ce livre car il n'y a pas grand-chose à en dire. Le fin mot de l'histoire est un ouvrage qui recense les derniers mots qui auraient été dits par des célébrités : Maria Callas, Marie Curie, Hitler, Jean Jaurès... Outre que ce genre de littérature pseudo-historique fleurit dans les librairies depuis quelques années et commence sérieusement à m'agacer, je suis aussi un peu soûlée par ces d'auteurs qui sont avant tout des journalistes et se contentent de compiler leurs chroniques matinales en se foulant tout au plus d'une préface. C'est l'histoire paresseuse pour gens pressés, ça n'apprend rien et le style est sans intérêt. La thématique est également à oublier car les derniers mots des célébrités n'ont pas franchement lieu d'être gravés dans le marbre, à l'exception peut-être de l'émouvante déclaration de l'archiduc François Ferdinand ou de deux trois autres répliques dont je ne me souviens plus. Mon dernier mot avant de refermer ce livre sera donc : "Oubliez-le".

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15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 12:04

L06.jpgHippocrate aux Enfers

Michel Cymes

éditions Stock

2015

 

Si vous aviez encore un peu le moral après ce début d'année majestueux, j'ai de quoi vous achever avec l'ouvrage de Michel Cymes : Hippocrate aux Enfers qui s'intéresse aux médecins des camps de la mort durant la seconde guerre mondiale. La question de l'auteur est simple : comment des hommes qui ont juré sur le serment d'Hippocrate de soigner et de soulager la souffrance humaine ont-ils pu se livrer à des expériences sur des prisonniers au nom de l'avancée médicale ? Hommes mis dans des caissons de dépressurisation ou plongés dans de l'eau glacée pour être mis en hypothermie, cobayes humains à qui on a innoculé volontairement le typhus, stérilisations de masse aux rayons X, castrations, jumeaux disséqués... je continue ou vous avez compris l'idée ? Cymes nous montre que ces faits n'étaient pas les faits d'hommes isolés, de médecins frustrés ou incompétents,  mais de tout un système financé par l'Etat et les laboratoires pharmaceutiques. C'est assez affreux. L'auteur, malgré son dégoût, essaie cependant de savoir si ses "recherches" ont abouti à de réelles avancées médicales et il apparait vite que cette boucherie n'a guère servi, même si certains médecins des camps seront engagés plus tard par les Etats-Unis et feront faire des avancées majeures dans le domaine de l'armement et de l'aérospatial. je suis sûre que les malheureux qui ont péri par millions sur une table d'opération seraient ravis d'apprendre qu'ils ont aidé indirectement nos amis américains à aller sur la Lune. Mauvaises blagues mises à part, Hippocrate aux Enfers a été très dur à lire puisque le livre nous fait pour le coup plonger dans la barbarie humaine dans toute sa splendeur. J'ai apprécié le style de Cymes qui, sans rester neutre (qui le pourrait ?) s'efforce de s'affranchir de son sentiment d'horreur pour décrire et analyser, préférant à de nombreuses reprises laisser la parole aux documents d'archives et aux témoignages ds rescapés. Un ouvrage dérangeant qui aborde un aspect de la seconde guerre mondiale que, pour ma part, je ne connaissais pas forcément.

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10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 11:40

L02.jpgDix grandes énigmes de l'histoire passées au crible

Historia éditions

2014

 

On revient à un peu d'histoire avec un collectif publié aux éditions Historia qui se penche sur les énigmes qui jalonnent notre passé : qui était Jack l'éventreur, qui a réellement tué Kennedy, quel homme se cachait derrière le Masque de Fer, qui était impliqué dans l'affaire des poisons... Autant de mystères qui ont enflammé notre imagination et que tour à tour, un historien s'emploie à nous décortiquer.

L'histoire n'est au fond qu'une grande enquête, c'est le postulat sur lequel s'appuie Franck Ferrand dans la préface : il y a des témoins, des faits, des indices... L'historien joue donc le rôle de détective et doit reconstituer à partir de tout ça un puzzle qui parfois ne colle pas. Un brin frustrant je dirais, mais les auteurs ne sont pas méchants et reviennent à la fin de l'ouvrage à des "dossiers classés" : ainsi aujourd'hui le mystère de l'île de Pâques est plus ou moins résolu, nous savons ce qu'était la bête du Gévaudan et qui se cachait derrière le chevalier d'Eon. Pour le reste... et bien au lecteur d'adhérer à l'une ou l'autre des théories proposées sur la construction des pyramides ou à l'implication des services secrets dans la mort de JFK.

Agréable à lire, Dix grandes énigmes de l'histoire... est construit de façon méthodique et chaque énigme est étudiée par un historien différent selon sa spécialité. L'écriture varie ainsi énormément d'un chapitre à l'autre. Certains sont plus agréables à lire, d'autres plus documentés. Ce n'est pas le livre du siècle car le sujet est trop vaste pour être abordé de façon approfondie mais pour des néophytes c'est idéal. A découvrir...

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 09:47

L03.jpgLes pourquoi de l'histoire

Stéphane Bern

éditions Albin Michel

2014

 

Je l'avoue, j'ai une faiblesse : le mardi soir, l'air de rien, il m'arrive parfois de traîner devant l'émission de Stéphane Bern, Secrets d'histoire. Plus jeune pourtant je détestais les manières onctueuses de ce dernier mais, les années passant, je dois admettre que je m'y suis faite et que je l'écoute désormais parler de rois et reines avec un certain intérêt. Je dois me faire vieille.

C'est donc logiquement que j'ai franchi un cap supplémentaire en empruntant le dernier livre de notre présentateur Les pourquoi de l'histoire qui s'interroge sur toutes ces petites questions qui jalonnent le temps : pourquoi Monaco reste un état indépendant, pourquoi le français est devenu la langue officielle, pourquoi Saint-Pétersbourg a changé plusieurs fois de noms, pourquoi notre drapeau est bleu blanc rouge, pourquoi l'orange symbolise les Pays-Bas...

L'ouvrage de Stéphane Bern n'est pas inintéressant, loin s'en faut : bien que n'étant pas forcément ignare en matière d'histoire, j'ai été surprise, voire même un peu vexée de découvrir que j'ignorais la réponse à la plupart des questions. L'auteur a le mérite de ne pas revenir sur des faits débattus et rebattus, tout comme il a le mérite de garder un ton neutre dans son discours, se gardant bien de s'enflammer ou d'émettre un quelconque jugement de valeur. Personnellement, je trouve ça reposant. En revanche, je suis moins fan de la composition de l'ouvrage : Stéphane Bern ne traite pas moins de 120 questions à raison d'une page et demi par sujet. Lu bout à bout, l'ensemble devient vite indigeste et un peu lassant, d'autant plus que la façon de procéder est toujours la même : courte introduction, énoncé de la question, explications. Pour résumer, c'est comme si vous lisiez une centaine de copies d'élèves à la suite. C'est correctement écrit mais ça reste très scolaire. L'idéal je suppose est, pour le coup, de piocher dans les questions au gré de vos humeurs, ce qui vous permettra ainsi de briller en société à moindre frais. Au fait, vous saviez pourquoi l'année 1566 n'a duré que 262 jours?

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 19:40

L03.jpgLa saga des favorites

Jean des Cars

éditions Perrin

2013

 

Après Nos ancêtres les gaulois et autres fadaises, j'étais en manque d'une certaine conception de l'histoire, patriotique, romancée avec des trémolos dans l'écriture et des clichés à la pelle. C'est donc tout logiquement et en toute connaissance de cause que je me suis penchée sur La saga des favorites de Jean des Cars. Notre auteur, journaliste à Paris-Match et au Figaro (gage de qualité) se penche sur le destin de ces femmes, maîtresses de princes et de rois  qui ont eu sur eux une influence déterminante, artistique, politique ou économique. Vous saurez donc tout sur madame de Maintenon ou la Pompadour, Wallis Simpson ou miss Howard. Enfin tout... c'est du des Cars hein, c'est très gentillet. Ne vous inquiétez pas, il n'y a donc ni considérations géopolitiques poussées, ni analyses psychologiques détaillées, juste de gentilles histoires de coucheries royales. Vous apprendrez donc, oh scoop, que Agnès Sorel se rasait le pubis et que le prince de Galles faisait de la tapisserie, que tous ces monarques étaient amoureux mais que les favorites étaient souvent de méchantes intriguantes et que l'amour c'est bien compliqué ma pauvre dame. Je suis un peu déçue de ne pas avoir eu plus de détails croustillants sur les secrets d'alcôves, des histoires d'huile de jasmin ou de rois qui aiment se faire fouetter mais avec Des Cars on reste dans le soft et dans la jolie photo et les belles gravures. Vous n'êtes pas dans Closer voyons! Bon, blague à part, vous avez compris je pense que La saga des favorites ne présente aucun intérêt si ce n'est celui d'un quelconque magazine féminin. Vous lisez ça parce que vous n'avez pas envie de vous faire mal au crâne et que ça passe bien le soir. Si vous avez aussi une petite mamie dans votre entourage passionnée par l'histoire des têtes couronnées (si si ça existe encore paraît-il) c'est le cadeau idéal. A part ça, ce livre ne vous apportera pas grand-chose si ce n'est l'idée que la notion d'"ouvrage historique"  est assez large...

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 11:32

L05.jpgNos ancêtres les Gaulois et autres fadaises

François Reynaert

éditions Le livre de Poche

2010

 

Nous avions parlé il y a peu de l'Orient mystérieux et autres fadaises que j'avais beaucoup apprécié. Alléchée par cette lecture, je me suis décidée à me plonger dans le premier livre d'histoire de François Reynaert, Nos ancêtres les Gaulois et autres fadaises. Autant vous le dire tout de suite : si j'avais commencé par celui-ci, je n'aurais vraisemblablement jamais ouvert le second (ce qui aurait été ceci dit ma foi bien dommage).

Dans cet ouvrage, François Reynaert se propose de mettre à bas tous les clichés de l'histoire de France pour la raconter de la façon la plus objective possible : Jeanne d'Arc n'était pas la seule héroïne de son époque, Napoléon n'était pas un grand homme, la première guerre mondiale n'avait rien de noble, le Moyen-Age n'était pas une époque aussi obscure qu'on le croit de même que la Renaissance avait ses parts d'ombre, l'idée même de nation est une invention toute récente, etc.

L'idée était bonne... et à mon humble avis voué à l'échec. Quand il parle de l'Orient, François Reynaert a très probablement un regard plus neutre que lorsqu'il parle de la France. Mais, qu'il le veuille ou non, en parlant de son pays, l'auteur est forcément subjectif et cette subjectivité se retrouve tout le long de son récit ; si vous aviez un doute sur les positions politiques de notre homme, vous n'en avez plus à la fin de Nos ancêtres les Gaulois et autres fadaises. En soi, ça ne me dérange pas mais pour quelqu'un qui prétend réécrire l'histoire en toute neutralité je trouve ça un peu dérangeant : reconnaissons-lui ceci dit ce mérite, François Reynaert s'attarde très peu sur l'époque actuelle, par peur sans doute de perdre cette sacro-sainte objectivité (je ris) qui le caractérise. Pour en revenir au texte, je ne suis pas non plus séduite par une succession de chapitres assez confus qui fait la part belle aux considérations théoriques mais s'intéresse au fond peu aux faits. La seconde guerre mondiale est survolée, l'auteur, même s'il s'en défend, tombant dans le cliché du méchant collabo et des gentils résistants; la révolution française est abordée avec beaucoup de précautions... L'histoire la plus ancienne est finalement la plus intéressante, l'auteur rappelant intelligemment qu'à cette époque la notion de nation n'existait pas vraiment et mettant en garde contre les anachronismes. Pour le reste... voilà quoi, bof. Je ne suis pas franchement convaincue. Je m'interroge sur la finalité du livre: était-ce en réaction au livre de Lorent Deutsch, Metronome, tout aussi médiocre que celui-là mais avec des sympathies politiques de toute évidence complètement opposées ? Tous les deux après tout ont en commun une chose: ils ne sont pas historiens, mais leurs ouvrages ont pourtant très bien marché. Voilà de quoi laisser songeurs... et un peu inquiets.

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 13:18

L01.jpgL'Orient mystérieux et autres fadaises

François Reynaert

éditions Fayard

2013

 

Me revoilà ! Le rush de Noël est passé et, avant d'entamer une nouvelle année, rien de tel qu'un livre un peu sérieux pour terminer 2013. Sortez vos manuels, nous allons faire un peu d'histoire.

Du monde arabe et de l'Orient en général, nous avons il faut bien le reconnaître une vision parfois assez tronquée. Soit on pense à des barbus menaçants faisant exploser des avions, soit on pense à un génie émergeant d'une lampe ou à des sultans se promenant au milieu de leur harem. Entre la vision des 1001 nuits et celle du terrorisme, il existe cependant une toute autre réalité que François Reynaert s'emploie à nous faire découvrir dans L'Orient mystérieux et autres fadaises. Le livre est ambitieux car il part de la fin de l'Empire romain et va jusqu'au printemps arabe et même un peu après. Il s'agit pour l'auteur de brosser le portrait le plus neutre et le plus clair possible de civilisations que beaucoup d'entre nous connaissent mal. Ainsi j'ai appris, entre autres, que les chrétiens d'Orient n'étaient pas moins légitimes que les chrétiens d'Occident, que les croisades omniprésentes dans notre histoire ne représentent guère d'importance dans celle du monde arabe et que les branches de l'islam sont nombreuses et variées. Très instructif, L'Orient mystérieux et autres fadaises s'est révélé être également une lecture assez passionnante et ce, malgré son épaisseur. Certes, j'avoue que je suis encore un peu perdue entre les sunnites et les chiites et entre les différents princes et leaders qui ont fait la civilisation arabe mais, au moins, j'ai pu me débarrasser de quelques clichés et appréhender l'Orient d'une toute autre manière. Déjà pas mal non ?

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