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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 19:58

L08.jpgLa pyramide des besoins humains

Caroline Solé

éditions Ecole des Loisirs

2015

 

Christopher vit dans la rue à Londres. Son lit c'est un carton depuis qu'un jour il a décidé de fuir de chez lui, quittant un père qui le battait. Un jour, en surfant sur Internet dans la boutique informatique d'à côté, il tombe sur le nouveau concept d'un jeu télévisé intitulé La pyramide des besoins humains. Le principe ? Les candidats, en s'inspirant de la théorie de Maslow, doivent prouver que leur vie répond aux cinq besoins de l'être humain : besoins physiologiques, sécurité, amour, reconnaissance et réalisation. Les internautes votent pour leurs participants préférés. Christopher se pique au jeu et décide de prouver que sa vie en apparence misérable répond parfaitement aux critères. Mais sa participation à l'émission prend bien vite un tour inattendu.

Mouais. Pas franchement convaincue par un livre qui avait un résumé prometteur et qui au final ne démarre jamais. La pyramide des besoins humains c'est l'histoire d'un ado qui a fugué et qui raconte sa vie dans la rue. L'amorce promise par le jeu de télé-réalité n'arrive jamais et le récit tourne autour des déboires de notre Gavroche des temps modernes. Si encore le récit était crédible ! Mais pas un instant on ne croit à ce narrateur SDF et à son discours de gros dur larmoyant. On n'accroche pas plus à l'intrigue trop rapide; qui ne s'intéresse jamais aux autres candidats du jeu et qui se concentre essentiellement sur un héros il faut le dire, pas franchement intéressant. En bref, j'ai attendu durant les 125 pages de ce livre qu'il se passe quelque chose pour un final tout aussi ennuyeux que le reste du récit. Si Christopher avait été réellement un candidat de télé-réalité, il n'aurait quant à moi jamais franchi le premier palier.

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 18:15

L02.jpgL'année solitaire

Alice Oseman

éditions Nathan

2014

 

Tori est une ado cynique, misanthrope et un peu dépressive sur les bords. Vous connaissez la série Daria ? Et bien elle ressemble à l'héroïne, l'humour noir en moins. Le lycée pour elle est une prison dans laquelle il ne se passe jamais rien. Elle fréquente une bande de filles avec qui elle ne s'entend guère et qu'elle juge plutôt sévèrement, à l'exception de sa meilleure amie Becky, encore que... A la maison elle déverse son mal-être sur son blog tout en se querellant avec ses parents et en se faisant du souci pour son petit frère Charlie, atteint de troubles alimentaires sévères. En bref, rien ne va. Mais, en janvier, les choses changent : deux nouveaux venus arrivent au lycée. Il y a Lucas, son ancien meilleur ami d'enfance, et Michael, un farfelu de premier ordre. Dans le même temps, un blog anonyme baptisé "Le Solitaire" pirate le réseau de l'école et, presque malgré elle, Tori voit son existence prendre un tour différent.

L'année solitaire est un roman très étrange, écrit par une toute jeune fille, encore lycéenne à l'époque, ce qui donne du coup au livre un aspect assez réaliste. On est loin de l'héroïne idéale : Tori il faut le dire est une tête à claques, une adolescente dans toute sa splendeur qui rejette tout dans son intégralité, qui n'aime quasiment personne et qui geint que rien ne change tout en évitant soigneusement de faire quoi que ce soit pour. Cependant, l'écriture à la première personne fait que, bien malgré nous, nous adhérons à sa vision pessimiste du monde et à ses états d'âme plus ou moins sérieux. L'intrigue de plus est continuellement relancée par des questions plus ou moins sous-entendus : de quoi souffre exactement Charlie, qui est ce mystérieux groupe "Le Solitaire", que veut Michael, pourquoi Thomas est-il si distant avec Tori ? De la sorte, L'année solitaire évite l'écueil du roman journal intime, un genre qui commence sérieusement à s'essouffler et se rapproche davantage du roman à suspens. J'ai un seul bémol : la fin est, contrairement au reste du livre, très convenue et, du coup, un peu décevante : soudain on retrouve tous les ressorts de l'intrigue classique avec un série de rebondissements plus ou moins heureux et un happy end un peu facile. Cela cependant reste un ouvrage de bonne facture sur les tourments de l'âge ingrat.

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 14:41

L01.jpgLa croix du Sud

Claude Carré

éditions Auzou

2015

 

Greg a quatorze ans et traverse une crise d'adolescence particulièrement difficile : il ne fait rien en cours et passe son temps devant l'ordinateur ou à traîner avec sa petite amie et ses potes. Plus grave, il s'est fait récemment arrêter par la police pour avoir forcé une supérette en pleine nuit. Aussi, pendant les vacances de Pâques, sa mère décide-t-elle de l'envoyer auprès de son père en Afrique, à la demande de ce dernier. Mais les retrouvailles prennent un tour inattendu...

La Croix du Sud a été une très bonne surprise. D'une part parce que le narrateur, l'adolescent, est, oh merveille, à peu près crédible : il emploie un langage adapté, n'est ni franchement désinvolte ni trop mélodramatique, et le récit, de ce fait, garde un ton juste, tantôt plein d'humour, tantôt plus grave. D'autre part, le livre n'est pas moralisateur : il ne s'agit pas pour l'auteur d'opposer à la vanité de notre civilisation l'authenticité du désert. Ainsi, si Greg vit une expérience qui va le marquer à jamais et être confronté à des situations qui vont le forcer à grandir, il n'en demeure pas moins un ado désireux de retrouver son téléphone et son ipod. Enfin, Claude Carré nous fait découvrir tout un monde, le silence du Sahara, la pauvreté du Niger, la beauté du désert, à travers le récit de ce garçon un peu tire-au-flanc, un peu égoïste, mais qui se révèle au fil des pages un être attachant, plein de pudeur, et qui ne sait pas trop comment dire à son père qu'il tient à lui malgré tout. Un très joli moment de lecture.

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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 19:02

L03.jpgRuines

Partials tome 3

Dan Wells

éditions Albin Michel

2014

 

Après Partials et Fragments, Dan Wells conclut sa trilogie futuriste avec Ruines, l'ultime tome des aventures de Kira. Souvenez-vous : après avoir découvert qu'elle était elle-même une Partial hybride, notre héroïne accepte de se soumettre aux expériences de ces derniers. Son objectif ? trouver le remède contre le RM, le virus qui empêche les bébés de survivre, et sauver les Partials de leur extinction programmée. En bref, Kira espère sauver les deux espèces et les réconcilier par la même occasion. Un programme ambitieux lorsqu'on sait la haine que se vouent mutuellement les deux races...

J'avoue avoir eu beaucoup de mal à entrer dans l'histoire. J'avais déjà trouvé beaucoup de longueurs à Fragments et l'action de Ruines met énormément de temps à se mettre en place également. Le nombre de personnages nuit à la compréhension et au rythme de l'intrigue. Quant à Kira ce n'est pas une héroïne antipathique, loin de là, mais ses perpétuelles interrogations : "Suis-je plus plus Partial qu'humaine ? Qui dois-je choisir entre Samm et Marcus ? Comment je vais bien pouvoir sauver le monde ?" sont un peu usantes. Enfin, je suis plus que perplexe devant un final un peu trop vite expédié à mon goût, surtout après un un début aussi laborieux. Ceci dit, beaucoup d'éléments sauvent Ruines : une fois lancée (après près de la moitié de l'ouvrage tout de même) l'action tient toutes ses promesses. Les personnages ne sont pas manichéens. Enfin et surtout Dan Wells nous offre une réflexion très intéressante sur les relations humaines, montrant à quel point les conflits (ici entre races) peuvent se révéler destructeurs et être le fait d'êtres pas forcément méchants par ailleurs. La haine gomme tout esprit logique (Partials et humains ne peuvent survivre les uns sans les autres mais persistent pourtant à se battre entre eux) et pousse au pire. L'auteur a également le mérite de ne pas faire de Kira une héroïne miracle : bien au contraire, pendant tout le roman, la jeune fille pense être faite pour sauver le monde, se croit investie d'une mission, d'un destin, avant de réaliser tout bêtement que ce n'est pas ainsi que ça fonctionne. Pas de prophétie, pas de destinée, juste une série de choix qu'elle est libre de faire ou non. Ainsi, le réalisme psychologique, l'absence de happy end et la sobriété d'écriture de Dan Wells (pas de grands moments larmoyants ou sentimentaux) à défaut d'en faire un chef-d'oeuvre font de Ruines un ouvrage qui conclut honorablement une dystopie plus qu'originale.

 

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 18:46

L05.jpgLa vie rêvée d'Eve

t.1 La fuite

Anna Carey

éditions Pocket jeunesse

2011

 

Surfant sur la vague des dystopies, Pocket Jeunesse revient à la charge avec le premier tome d'une trilogie américaine, La vie rêvée d'Eve. Sur ce coup-là, très honnêtement, ils auraient pu s'abstenir.

2032 aux Etats-Unis. 98% de la population mondiale a été décimée par un virus mortel seize auparavant. Eve, 18 ans, a été recueillie dans un lycée avec d'autres orphelines. Elle y a appris la peinture, la littérature et à vivre dans la peur des hommes. Comme bon nombres de ses amies, elle attend avec impatience la fin de ses études afin de quitter l'enceinte du bâtiment et d'aller vivre dans la Cité des Sables pour y exercer un métier, d'autant plus qu'elle est la plus douée des élèves. Mais, la veille de la remise des diplômes, Eve découvre que son futur est tout autre : comme les autres orphelines avant elle, elle est destinée à finir enfermée dans une clinique et à enchaîner les maternités pour repeupler le pays. Notre héroïne s'enfuit et, sur sa route, croise le séduisant Caleb dont elle tombe bientôt amoureuse.

Oui alors j'aime bien les dystopies mais il faut tout de même un minimum de crédibilité hein. Et là, dès le premier chapitre, le monde construit par Anna Carey ne tient pas debout. On passera sur cette idée de repeupler la Terre à tout prix en faisant des orphelines des mères pondeuses même si déjà ça semble un peu bizarre. Dans Partials par exemple, cela se justifiait par la mort des nouveaux-nés mais là ? Enfin mettons que le roi dans la Vie rêvée d'Eve ait une marotte pro-natalité : mais pourquoi diable enfermer les mères dans des cliniques ? Pourquoi les ligoter couchées sur des lits ? ça ne me semble guère la meilleure manière d'appréhender une grossesse. Pourquoi ne pas les laisser exercer un métier ou contribuer à la reconstruction du monde ? D'autant plus que bon l'héroïne je veux bien, Eve tout ce qu'elle sait faire, c'est peindre et lire, en terme de monde post-apocalyptique c'est un peu court, mais dans les jeunes diplômées l'auteur nous mentionne un médecin ! Vous trouvez ça logique d'enfermer une étudiante en médecine alors que la planète est dévastée et de ne l'utiliser que pour lui faire faire des gosses? De manière générale vous trouvez ça logique de prendre la peine d'éduquer des jeunes filles pendant près de quinze ans pour les enfermer ensuite dans une clinique ? (clinique située d'ailleurs juste à côté du pensionnat, pour la discrétion on repassera) Dans ces cas-là, il suffisait juste de les parquer comme du bétail en attendant leurs premières règles.. Non, franchement, Dieu sait que je suis assez souple en terme de logique dans les intrigues mais là faut pas charrier. Rien ne tient debout dans le monde de Carey : les filles éduquées dans la peur du sexe masculin (pour la reproduction le contraire me semblait plus facile) , la fuite d'Eve facilitée par une prof, le Roi mystérieux et dominateur... Allez soyons sympa et faisons fi de toutes les incohérences : le livre reste tout de même diablement mauvais. L'héroïne est une cruche totale ce qui ceci dit est peut-être la seule bonne idée de l'auteur : faire de son personnage une fille totalement inadaptée et incapable de survivre par ses propres moyens. Eve ne supporte pas la vue du sang, est incapable de cuisiner et commet même d'effroyables erreurs qui coûtent la vie à des amis. C'est assez original pour le souligner. En revanche, le style est bancal, l'intrigue avance trop vite, les descriptions sont bâclées au profit de scènes d'action sans intérêt et l'histoire d'amour se voit venir à dix kilomètres à la ronde. On peut espérer un miracle et se dire que l'auteur va redresser la barre par la suite mais, pour ma part, je ne suis pas impatiente de découvrir la suite.

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 10:46

L02.jpgLa quête des livres-monde

t.3 Le livre du temps

Carina Rozenfeld

éditions L'Atalante Jeunesse

2012

 

Fin de la trilogie de Carina Rozenfeld : deux des livres-monde ont été retrouvés et pour Zec, Eden, Louis et Léa il ne reste plus qu'à remettre la main sur l'ultime livre du temps. Hélas, leur mentor chébérien est dans le coma depuis la dernière confrontation avec l'Avaleur de Mondes et aucun des adolescents ne sait comment retrouver les indices dans le carnet de Melior. Tout semble perdu jusqu'au jour où Léa reçoit un coup de fil de l'autre côté du globe.

On part au Pérou pour ce dernier tome qui se révèle légèrement décevant par rapport au deuxième volume. Les ressorts de l'intrigue sont plus lâches, les coups de pouce du destin un peu plus nombreux et la fin traîne en longueur. Ceci dit, le livre se lit néanmoins d'une traite et boucle avec bonne humeur une série qui, à défaut de rester dans les annales fait passer un agréable moment de détente.

 

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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 10:48

L02.jpgDarkmouth

Shane Hegarty

éditions XO Jeunesse

2015

 

Petite ville perdue, Darkmouth a de plus le triste avantage d'être le dernier Village Maudit à être régulièrement visité par les Légendes, des monstres qui ouvrent des passages pour entrer dans notre monde. Mais, heureusement, Hugo, le chasseur de Légendes, veille. Sa mission : les empêcher de nuire, une mission qu'il a hérité de ses aïeuls et qu'il compte bien transmettre à son tour à son fils. Le problème c'est que le fils en question, Finn, ne semble développer aucun talent de Chasseur, multipliant catastrophes et bévues. Pire, son rêve secret est de devenir... vétérinaire.

Darkmouth sans être LE livre jeunesse du mois est une très bonne surprise. Il y a un savant dosage entre fantastique et humour et l'intrigue est bien menée. Le personnage de Finn est très intéressant dans la mesure où il ne s'agit pas d'un combattant mais d'un garçon doux, aimant les animaux jusqu'à être végétarien, et qui se retrouve tiraillé entre les aspirations de son père et les siennes. L'auteur de plus fait appel à un bestiaire de l'imaginaire, manticores, minotaures et basilics, qu'il revisite à sa sauce. Bien évidemment, le livre n'est pas à l'abri des clichés du genre, notamment l'éternelle prophétie qui fait de Finn un être exceptionnel, mais ces clichés sont traités avec suffisamment de légèreté pour ne pas plomber le récit et lui donner un air de déjà-vu. Darkmouth ceci dit ne sombre pas non plus dans le burlesque et il y a même un ou deux passages fort émouvants. Bref, c'est le début prometteur d'une nouvelle série fantastique pour les pré-ados.

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7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 10:25

L01.jpgLe livre des lieux

La quête des Livres-Monde, t.2

Carina Rozenfeld

éditions Atalante Jeunesse

2012

 

A la fin du premier tome de la Quête des Livres-Monde, nos trois héros avaient remis la main sur le premier livre et attiré l'attention de l'Avaleur de mondes sur eux. Place maintenant au second volet !

Ezéchiel et Eden, aidés de Louis, sont désormais à la recherche du deuxième Livre-Monde et ne ménagent pas leur peine. Les deux Chébériens commencent à ressentir l'un envers l'autre de forts sentiments mais n'ont pas le temps de se l'avouer : l'Avaleur de monde lance sa première attaque.

Le livre des lieux est supérieur à son premier opus qui était déjà de très bonne facture. En effet, Le livre des âmes posait l'intrigue et présentait les personnages mais ne mettait en scène aucun obstacle aux recherches des héros. Le second tome en revanche fait intervenir l'Avaleur de monde, mettant réellement pour la première fois la vie d'Eden et de Zec en péril. De plus, la quête du second livre se retrouve dans une impasse et il n'est pas jusqu'à l'histoire d'amour naissance des adolescents qui prend un tour inattendu. Tous ces éléments créent une dynamique intéressante au récit qui, de fait, se lit très rapidement et nous fait attendre avec impatience la suite et fin de la trilogie.

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 19:46

L02.jpgLes enquêtes d'Anatole Bristol

Marabout et bouts de mystère

Sophie Laroche / Carine Hinder

éditions Auzou

2015

 

Anatole, petit garçon de CM2, adore résoudre des enquêtes. Et ça tombe bien car des événements étranges se produisent dans sa classe avec l'arrivée d'un nouveau-venu éthiopien, Ky-Mani. D'abord, sa maîtresse disparaît mystérieusement; ensuite, sa meilleure amie Philo tombe raide amoureuse du remplaçant et, enfin, le remplaçant en question semble perdre la tête... Ky-Mani serait-il derrière tout ça? Après tout, n'y-a-t-il pas des sorciers en Afrique ?

Vous l'avez compris, c'est un roman pour les plus jeunes (9-10 ans) mais un roman plutôt sympathique, pas trop long, et qu,i avec beaucoup d'humour aborde le thème du racisme mais aussi des préjugés : Philo et Anatole aiment beaucoup Ky-Mani mais ne font absolument pas l'effort de s'intéresser à son pays et se bornent à imaginer des clichés sortis tout droit de Kirikou : monde de sorciers et de marabouts africains, pays désertiques, etc. J'ai bien aimé également la gentille mise en garde contre Wikipédia. Ceci dit, Marabout et bouts de mystère n'est pas pour autant un pensum didactique mais reste avant tout une enquête avec un certain suspens : moi-même je me suis prise au jeu, intriguée par le mystère qui planait sur cette classe... Parfaitement adapté aux enfants de fin de primaire.

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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 10:29

L02.jpgLa sélection (tome 1)

Kiera Cass

éditions Robert Laffont

2012

 

Dystopie encore et toujours... Le genre a du succès depuis Hunger Games et c'est encore une fois ce dont nous allons parler aujourd'hui.

Trois cent ans après notre ère. Les Etats-Unis n'existent plus et ont été remplacés par Illéa, une monarchie. Ce nouveau pays est régi par un système de castes et chaque caste a une fonction bien précise au sein de la société. America Singer est une jeune fille appartenant à la caste numéro 5, celle des artistes : c'est aussi une caste défavorisée, ne pouvant compter que sur le soutien de riches mécènes. America ceci dit est heureuse de son sort : elle a une famille aimante et, surtout, elle vit une jolie histoire d'amour secrète avec Aspen, un garçon encore plus pauvre qu'elle. Tout bascule le jour où elle reçoit une invitation à participer à la Sélection : le prince Maxon, héritier du trône, cherche une épouse et, pour ce faire, comme le veut la tradition, il organise une émission de téléréalité visant à trouver sa princesse. Trente-cinq jeunes filles sont donc conviées à venir partager le quotidien de la famille royale et à faire la connaissance du prince dans une compétition filmée et qui ne prendra fin que lorsque Maxon aura trouvé sa promise.

Vous lisez ce résumé et vous retrouvez tous les clichés de la dystopie : le système de classes avec un grand écart entre riches et pauvres, le pays réglementé au possible et, comme dans Hunger Games, l'émission de téléréalité qui perd son caractère de jeu pour acquérir une dimension plutôt malsaine. Ceci dit, contre toute attente, j'ai trouvé La sélection plutôt intéressante. L'écriture est sans intérêt mais l'intrigue est rondement menée et joue sur les attentes de son lectorat, des adolescentes, en revisitant le conte de fées : une jeune fille pauvre a soudain l'opportunité de quitter sa condition, d'endosser de beaux vêtements et de rêver d'être une princesse, le tout sous l'oeil de caméras qui la rendent célèbre. Kiera Cass joue aussi sur le traditionnel triangle amoureux en opposant au bouillant Aspen le réfléchi Maxon. Avec qui America finira-t-elle ? Les similitudes avec Hunger Games sont nombreuses, trop pour que je puisse saluer l'originalité du livre (une émission, une jeune fille courageuse avec une petite soeur aimante, un monde de riches et de pauvres) mais parvient à se distinguer par quelques éléments un peu plus novateurs (l'attaque régulière des rebelles qui semblent chercher quelque chose dans le palais, l'attitude ambigu du prince avec les candidates..) Pour faire bref, c'est de la soupe, mais de la bonne soupe qui donne envie d'en savoir davantage et ça tombe bien : il y a encore deux autres tomes, la sélection n'est pas finie...

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