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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 17:33

L03.jpgA la poursuite de ma vie

John Corey Whaley

éditions Casterman

2014

 

Travis est mort à l'âge de seize ans d'une leucémie. Enfin, mort, pas vraiment : sa tête a été cryogénisée dans l'espoir qu'un jour les progrès de la médecine permettent de la greffer sur le corps d'un donneur. Et, aussi fou que cela puisse paraître, ça a marché : cinq ans plus tard Travis se réveille, propriétaire d'un corps tout neuf. Le problème c'est qu'il a toujours seize ans et, qu'autour de lui, tout a changé : ses parents ont dû faire face à son absence, son meilleur ami Kyle est à l'université et sa petite amie Cate a vingt-un ans désormais et est sur le point de se marier.

Je ne suis pas très en avance avec ce livre qui m'a été envoyée en service de presse l'an dernier et qui a eu la malchance de tomber en plein milieu de ma lecture de Chateaubriand. Depuis, il avait été relégué sur une pile... Bon, très honnêtement, je ne vous ai pas fait passer à côté du titre de la rentrée ado de 2015. L'histoire est sympa et il y a une vraie réflexion sur le deuil et l'éloignement. J'ai apprécié également l'absence de toute morale sucrée avec un héros qui retrouverait l'amour par exemple. Le ton est beaucoup plus détaché et plus réaliste. Cependant, est-ce un problème de style, d'intrigue ? Je ne suis jamais vraiment rentrée dans le livre : je n'ai ressenti aucune émotion, aucun plaisir et aucune impatience à en connaître la suite. A la poursuite de ma vie c'est comme un de ces plats tout faits qu'on avale entre midi et deux : ça cale, ce n'est pas désagréable mais ça ne présente pas franchement d'intérêt. Gageons que, d'ici un an j'aurais déjà oublié.

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 12:05

L01.jpgUne semaine, 7 lundis

Jessica Brody

éditions Gallimard Jeunesse

2016

 

Ellie Sparks a définitivement vécu le pire lundi de sa vie : elle s'est faite tremper par la pluie le jour de la photo de classe, s'est mangée un zéro à un contrôle surprise d'histoire, a fait une allergie aux amandes lors de son discours pour le poste de déléguée suppléante, a loupé les essais de base-ball qui lui auraient permis d'intégrer l'équipe semi-pro du lycée et, enfin, s'est faite larguer par son petit ami Tristan à la fête foraine le soir venu. Elle donnerait tout pour avoir une chance de tout recommencer aussi lorsque le lendemain elle découvre avec stupeur que c'est de nouveau lundi elle est bien déterminée à tout bien faire cette fois-ci et, surtout, à reconquérir le coeur de Tristan...

Une semaine, 7 lundis n'est pas d'une extraordinaire qualité littéraire mais en revanche est plutôt drôle. Se revendiquant pour le coup clairement comme un hommage au film culte Un jour sans fin de Harold Ramis, il met en scène une narratrice rafraîchissante et amusante, une bonne élève qui, au fils des lundis qui se répètent, va totalement se lâcher et oser de plus en plus de choses pour briser la malédiction du recommencement : se transformer en petite amie modèle, en femme fatale, en rebelle... Certaines scènes sont de ce fait totalement hilarantes. J'adhère moins au final, prévisible dès les premières pages, sucré et à tout prendre assez moralisateur même si cette morale reste pleine de bon sens : inutile de vous transformer en ce que vous n'êtes pas pour plaire aux autres, soyez simplement vous-même. Le roman est aux ados ce que la chick-lit est aux adultes: un ouvrage divertissant, plein de bons sentiments et qui n'a pour objectif que de faire passer un agréable moment à ses lectrices. Mission accomplie.

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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 11:42

L01.jpgIlluminae

Arnie Kaufman / Jay Kristoff

éditions Casterman

2015

 

Cette série SF pour ados risque de faire du bruit et vous avez toutes les chances de la croiser en librairie. Aussi, comme je suis sympa, je vais vous parler de ce qui, à mon sens, va probablement devenir un phénomène.

En 2575, le jour où Kady Grant quitte son petit ami Ezra Mason, la planète où elle vit, Kerenza, colonie illégale d'une compagnie minière, est attaquée par Beitech, une entreprise interstellaire sans scrupules. Par miracles quelques milliers de survivants dont Ezra et Kady parviennent à fuir. La flotte, composée de deux vaisseaux civils, le Copernicus et l'Hypatia, et d'un porte-chasseur, l'Alexander, s'efforce de rejoindre la station Heimdall qui leur permettra de "sauter" jusqu'au Coeur, toujours poursuivie par le Lincoln, le cuirassé de Beitech. Des problèmes supplémentaires apparaissent : à bord du Copernicus une mystérieuse maladie se déclare chez des survivants et Aidan, l'intelligence artificielle de l'Alexander, a été endommagée et donne des ordres incompréhensibles.

L'histoire n'a pas été sans me faire penser à celle de la très bonne série télévisée Battlestar Galactica : un groupe de survivants mené par un vaisseau de guerre et qui tente de fuir un ennemi redoutable... L'intrigue est bien menée et réserve son lot de surprises et de rebondissements. Cependant, l'originalité de Illuminae réside avant tout dans sa forme : pas de narration linéaire mais un récit présenté sous forme de dossier avec des rapports, des échanges d'e-mails, des retranscriptions audios, des extraits de journaux intimes, des listes nécrologiques... Les auteurs se lâchent également sur la mise en page avec des pages noires et blanches, des lettres qui ondulent pour mimer des mouvements ou éclatent pour simuler des explosions, des blancs, des fondus ou des silences... Le roman est de ce fait extrêmement vivant et tient en haleine un lecteur curieux de savoir si Ezra et Kady vont finalement parvenir à se retrouver. Bon sur les cinquante dernières pages j'ai trouvé au livre quelques longueurs (les divagations d'Aidan s'étirent parfois un peu trop à mon goût) et je suis un peu déçue par la fin même si, après réflexion, celle-ci me semble nécessaire pour aborder la suite. Ambitieux, Illuminae s'impose en tous cas comme une nouveauté majeure de cet automne même si comme moi vous n'avez pas plus de goût que ça à la SF pure et, pour le coup s'adresse à mon sens aussi bien aux adultes qu'aux ados.

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 12:18

L02.jpgDragon Boy

Guido Sgardoli

éditions Auzou

2016

 

Ce livre m'a d'abord fait peur : c'est l'histoire de Max, un jeune garçon à qui sa soeur offre un journal intime. ça vous rappelle quelque chose ? ça sentait un peu le plagiat du Journal d'un dégonflé. Rassurez-vous cependant il n'en est rien. En effet, Max n'a rien à voir avec Greg, le héros de Kinney. Dès les premières pages on comprend qu'il s'agit d'un enfant qui souffre de problèmes physiques : il a une jambe plus courte et marche avec une béquille, souffre de son dos et est obligé de porter un appareil auditif. Inutile de dire que pour lui l'entrée en sixième a été plus que difficile. Souffre-douleur des petites brutes du collège il aspire, en vain, à l'invisibilité. Jusqu'au jour où il tombe par hasard sur une BD mettant en scène Dragon Boy, un super-héros qui semble vivre des aventures étrangement proches de celles qui arrivent à l'école. De journal intime le livre se transforme en enquête pour découvrir qui est le mystérieux dessinateur de cette BD. Max va en profiter pour se découvrir lui-même des pouvoirs insoupçonnés et apprendre que derrière chaque personne se cache un super-héros. Si le récit est plutôt mignon et plein d'humour j'émets toutefois quelques réserves sur la mise en page : d'une part (mais là c'est un jugement personnel) je hais cette façon de mettre certains mots en gras pour en souligner l'importance, donnant ainsi l'impression que le narrateur crie et/ou qu'il prend son lecteur pour un idiot. D'autre part, le texte n'est aéré ni par des chapitres ni même par des indications temporelles. Du coup Dragon Boy se lit d'une traite, sans coupures, et peut paraître indigeste pour un récit qui fait plus de 300 pages, d'autant plus qu'il s'adresse à un lectorat de 10-13 ans. Enfin, si l'ensemble de l'histoire est sobre, j'ai trouvé la fin sirupeuse et totalement irréaliste : la morale est certes louable (nous avons tous un super-héros en nous pour peu que nous ayons le courage d'aller le chercher) mais amené de façon improbable. Cependant malgré tout Dragon Boy reste plaisant et tout à fait adapté à des pré-ados.

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 17:52

L02.jpgWitch Hunter

Virginia Boecker

éditions Pocket Jeunesse

2015

 

Elizabeth Grey n'est pas n'importe qui : c'est une chasseuse de sorcières. Elle traque les adeptes de la magie, responsables de la grande peste, et les emprisonne en vue du bûcher. Une activité qui ne lui pose aucun souci moral jusqu'au jour où elle est elle-même retrouvée en possession d'herbes magiques et taxée à son tour de sorcellerie. Croupissant dans une cellule dans l'attente de son exécution, elle est secourue par le plus recherché des nécromanciens, Nicholas Perevil. Celui-ci lui propose un marché : si elle parvient à lever la malédiction qui pèse sur lui elle sera libérée.

Witch Hunter n'est pas un livre mauvais : son originalité réside dans sa thématique. En effet, les sorcières n'étaient pas revenues à l'honneur depuis un petit bout de temps dans la littérature jeunesse à l'exception de quelques titres. C'est hélas la seule originalité du roman qui brasse tous les poncifs du genre fantastique pour ados. Nous avons donc droit à la prophétie (l'héroïne est appelée à un grand destin) le triangle amoureux (Elizabeth choisira-t-elle entre son compagnon de toujours Caleb, chasseur de sorcières comme elle, ou le gentil guérisseur John ?) des épreuves terribles qui vont pousser la jeune fille dans ses retranchements, une prise de conscience, des sacrifices, des remises en question et des papillons dans le ventre... Après c'est bien fait hein : l'écriture n'est pas désagréable, les personnages sont attachants et le rythme de l'intrigue est sans fausse note. De là à dire que Witch Hunter se démarque des autres romans de vacances, c'est un pas que je ne me risquerai pas à franchir.

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 15:36

L08.jpgLe coeur est un muscle fragile

Brigitte Smadja

éditions Ecole des Loisirs

2016

 

J'aimerais tant un jour adorer un roman ado de l'Ecole des Loisirs. Mon dernier coup de coeur chez eux c'était Le livre de Catherine et ça remonte déjà à plus d'un an. Il faut dire qu'ils ne font rien pour m'aider.

Simon Peretti a quinze ans et demi et traverse une bonne crise en séchant les cours, en passant son temps devant l'ordinateur et en traînant avec ses deux meilleurs amis, Nessim et Léonard dans des endroits plus ou moins fréquentables. Il boit, fume, se drogue un peu et est fan de Daenerys Targyaren dans Game of Thrones. Un ado lambda quoi. Il aime aussi, moins commun, photographier des nuages et écouter Erik Satie. Un jour sur le Net il fait la connaissance de Dune, une jeune fille dont il tombe très vite amoureux. Leur histoire évolue doucement, loin de Facebook et des réseaux sociaux, ce qui n'est pas du goût des "amis" de Simon qui se déchaînent contre lui.

ça partait pas si mal. Le prologue était plutôt intéressant : on y voyait Simon dédaigné par Léonard et Nessim, raillé par tous sur Facebook, on le voyait solitaire et on se demandait bien ce qui lui était arrivé. Et puis l'auteur revient en arrière et nous conte par le menu toute l'histoire de Simon depuis ses sept ans, depuis le jour de sa rencontre avec Léonard et Nessim et c'est très ennuyeux pour parler poliment. Tout d'abord parce que le personnage principal a le charisme d'une huître morte. Impossible de ressentir la moindre empathie pour ce personnage boutonneux qui, sorti de Facebook et de son ordinateur n'est plus bon à grand-chose. Il n'est pas difficile de noter qu'en dépit de ses efforts Brigitte Smadja a beaucoup plus de sympathie pour les parents de ce dernier, Jacques et Marion, un peu largués devant ce fils sans intérêt. De plus, l'action s'étire en longueur : scènes de fêtes, de sorties, de discussions entre potes... Le lecteur piaffe, se demandant quand l'action va enfin se mettre en place. La réponse est : jamais. L'histoire se conclut par un épilogue décevant qui ne répond à aucune question et réduit l'intrigue à un simple malentendu entre amis. Tout ça pour ça. Soyons franche : j'ai un peu l'impression que l'auteur se fout de nous à moins qu'elle envisage une suite (non ! Pitié) Le coeur est un muscle fragile est un roman faussement intelligent et profond, un ramassis de clichés sur les ados ni drôle, ni palpitant et qui rend aussi apathique que son personnage.

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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 12:31

L07.jpgPasse à Beau !

Yvan Pommeaux, Rémi Chaurand

éditions Ecole des Loisirs

2016

 

Montmartigues c'est LA ville du rugby. Dans la famille de Martin tout le monde se passionne pour ce sport et l'adolescent de quatorze ans est lui-même un mordu qui joue dans l'équipe des cadets. Débarque un nouveau venu, Antonin Beau, parisien, fils du nouveau directeur du père de Martin. Antonin a tout pour lui : il est beau, gentil, doué en classe et il ne tarde pas à rejoindre l'équipe de rugby à son tour. Martin d'abord méfiant devant ce garçon trop parfait pour être honnête se lie finalement avec lui et l'initie à son sport favori.

Ouais ouais ouais. Ce livre est une niche hein c'est-à-dire qu'à moins d'être un adolescent mordu de rugby vous avez peu de chance d'accrocher. Je n'ai vraiment pas envie de m'attarder sur la couverture pas plus que sur les illustrations d'ailleurs. Soyons claire : Yvan Pommeaux a beau être connu, je n'aime pas du tout ses dessins. Le problème c'est qu'ils sont omniprésents et qu'ils ne s'harmonisent pas du tout avec le texte et une intrigue qui ne présente pas franchement d'intérêt de toute manière. Pour résumer vous avez deux auteurs (un illustrateur et un écrivain) qui vous expliquent à quel point le rugby est un sport merveilleux et quelles belles valeurs il véhicule, le tout avec un vague rebondissement au milieu histoire de dire. Personnellement Passe à Beau est pour moi un carnage mais bon, ça passionnera peut-être quelques amateurs du genre.

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 19:10

L02.jpgRebelle du désert

Alwyn Hamilton

éditions Pocket Jeunesse

2016

 

Dans le petit village de Dustwalk au milieu des dunes, Amani étouffe dans la maison de son oncle. Entassée dans une chambre avec ses nombreuses cousines, sa seule perspective est de rester ici jusqu'à sa mort, d'autant plus que son oncle envisage de la prendre pour énième épouse. Mais quand elle croise la route de Jin, un fugitif recherché pour trahison, et s'enfuit avec lui dans le désert, sa vie prend un tour inattendu. Au milieu des créatures de sable et au coeur d'une rébellion contre le sultan, Amami prend conscience qu'un destin plus vaste lui est réservé...

Encore du fantastique mais du fantastique qui change un peu puisque djinns et créatures de sable remplacent ici loups-garous et vampires. C'est d'ailleurs le point fort de cet ouvrage, un imaginaire flamboyant à la 1001 nuits et qui plonge le lecteur dans l'exotisme le plus total. Pour le reste c'est plus standard et on retrouve tous les canons du roman ado lambda : une héroïne ordinaire en apparence mais qui va se découvrir des pouvoirs hors du commun, un héros un peu crâneur dont l'héroïne  tombe très vite amoureuse, une course-poursuite pour échapper aux méchants... Rien de révolutionnaire donc mais de quoi reprendre la rentrée en douceur.

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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 17:55

L10La racine carrée de l'été

Harriet Reuter Hapgood

éditions Pocket

2016

 

Je ne sais trop ce que fument les auteurs de romans ados en ce moment mais, une chose est sûre, on ne peut pas les accuser de manquer d'originalité pour cette rentrée.

Pour Gottie, dix-sept ans et petit génie des maths, l'année a été difficile. Après un été où elle a connu l'amour pour la première fois dans les bras de Jason, elle a dû affronter la mort d'un grand-père adoré, le départ de son frère pour l'université, un père muré dans le chagrin et une rupture sentimentale qui n'a jamais été vraiment officielle. Voilà qu'un nouvel été arrive et ramène avec lui Thomas, autrefois meilleur ami de Gottie jusqu'à ce qu'il déménage au Canada cinq ans auparavant. Mais la jeune fille est en colère... contre Jason qui n'a pas été correct avec elle, contre Thomas qui n'avait pas donné signe de vie depuis son départ, contre Sof son ex-meilleure amie qui veut toujours lui dire ce qu'elle doit faire, contre son grand-père Grey qui a eu le culot de mourir... C'est alors qu'entre colère et chagrin des phénomènes étranges apparaissent, des trous de ver qui propulsent Gottie dans un passé où Grey est encore vivant, où Jason l'aime... Les absences temporelles se multiplient, passé et présent sont sans cesse à la limite de la collision et des réalités alternatives se créent, plongeant notre héroïne dans la plus grande confusion.

ça parle d'amour et de physique quantique et d'un chat qui, tantôt est là, tantôt n'y est pas. ça parle d'un premier baiser raté et d'un premier amour qui n'en est pas un. ça parle de deuil et de capsules temporelles. ça parle de sous-vêtements qui sèchent dans les arbres et de maths. Il faut suivre, jongler entre les différents trous de ver pour parvenir à appréhender ce roman ambitieux et, pour ma part, j'avoue à ma grande honte avoir eu du mal avec les formules mathematiques. Reste que La racine carrée de l'été est un livre plus qu'original qui essaie d'aborder le voyage dans le temps sous l'angle de la science. Je ne suis pas assez calée pour vous dire si c'est réussi ou non mais j'adhère à l'approche surprenante, au ton plein d'humour et à un style fluide ponctué ça et là par de nombreux termes allemands. Si avec tout ça vous n'êtes pas intrigués...

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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 18:36

L02.jpg15 ans

Michelle Dalton

éditions Albin Michel Jeunesse

2013

 

C'est l'été des quinze ans de Chelsea et, de son point de vue, quinze ans c'est pas si mal : l'âge ingrat est presque terminé et il flotte dans l'air comme un parfum d'amour et de liberté. Le problème c'est que c'est également le premier été dans la maison au bord du lac de sa grand-mère sans cette dernière, décédée il y a peu. Pour Chelsea, ses parents et ses deux soeurs, difficile de considérer ces vacances du même oeil et de se réinventer un été à cinq. Et quand au détour d'une librairie le regard de l'adolescente croise celui de Josh, ce sont d'autres perspectives qui s'ouvrent à elles.

Bah, c'est un roman d'ado pour l'été : ça parle d'amourettes de vacances et de feux d'artifice, de baignades dans un lac et d'hormones en ébullition. C'est pas si mal : je déplore un peu l'histoire d'amour gnangnan et les relations entre les trois soeurs auraient gagné à être plus développées. En revanche, le vide laissé par la grand-mère est l'occasion d'une très jolie réflexion sur le deuil que l'auteur amène avec beaucoup de finesse. Comment continuer et se réinventer des habitudes lorsqu'on perd un être cher ? 15 ans est également un roman qui rend assez bien compte des premiers émois amoureux et des affres qui en résultent. A emporter au bord de la plage ou à lire sous les étoiles en rêvant au prince charmant.

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