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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 10:10

L01.jpgU4 Yannis

Florence Hinckel

éditions Syros/ Nathan

2015

 

Un virus, le virus U4, a ravagé la Terre entière, ne laissant comme seuls survivants que des ados âgés de 15 à 18 ans. Parmi eux deux filles, Stéphane et Koridwen, et deux garçons, Jules et Yannis. Ces quatre protagonistes, qui ne se connaissent pas, ont un point commun : ils font partie du même jeu en ligne et tous quatre, peu après la déclaration de l'épidémie, ont reçu une même consigne de la part du maître du jeu : se rendre le 24 décembre à Paris. Seront-ils tous au rendez-vous?

ça pourrait être une énième série de science-fiction mais U4 est beaucoup plus original que ça car, loin d'adopter une narration linéaire, le récit est scindé en quatre volumes, chacun s'intéressant à l'un des protagonistes et chacun écrit par un auteur différent (je n'ose même pas imaginer ce que ça donne en terme de logistique). Du coup, non seulement l'ordre de lecture n'a pas d'importance, mais les changements de voix sont clairement marqués tant le style varie d'un auteur à l'autre.

Il m'est difficile pour le coup de juger la série dans son ensemble, n'ayant lu qu'un tome pour l'instant (patience) mais c'est en tous cas prometteur. J'ai commencé par Yannis comme 90% de mes lecteurs si j'en juge par mes ventes en librairie (oui nous sommes un peu des moutons en fait, c'est le premier sur la quatrième de couverture) de Florence Hinckel dont je n'avais jusque là rien lu. Yannis est un petit marseillais d'origine algérienne, un garçon paisible qui a perdu ses parents et sa petite soeur durant l'épidémie. Il ne lui reste que son chien, Happy. Terré chez lui, incapable même d'enterrer son père et sa mère dont les corps pourrissent dans le salon, son seul espoir est ce rendez-vous du 24 décembre à Paris : en effet, le maître du jeu, Kronos, promet qu'on peut revenir en arrière et Yannis compte bien rendre vie à sa famille. Il se met donc en route mais, entre les gangs qui envahissent les villes et les derniers adultes de l'armée, le chemin s'annonce difficile...

j'ai bien aimé Yannis car le personnage est assez attachant : en effet, le jeune garçon n'a rien d'une brute : pas forcément très habile, il apprend cependant à survivre dans un monde devenu fou et ce sans perdre son humanité. La mort n'est jamais pour lui une formalité. Les décors post-apocalyptiques sont plutôt bien rendus et on appréciera la touche surnaturelle avec les fantômes de notre héros qui le suivent partout. J'ai juste été un peu déçue par la fin, un peu plate par rapport au reste du récit mais il s'agit d'une fin "provisoire" de toute manière puisque l'histoire de Yannis continuera prochainement. En attendant, il ne me reste plus qu'à découvrir les trois autres volumes : comment les auteurs ont-ils réussi à éviter les redondances, à garder du suspens et à apporter un plus à chaque nouvelle lecture ? Ont-ils seulement réussi ? Verdict la semaine prochaine avec un second tome.

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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 13:18

L05.jpgDigitale

Sarah Wagon

éditions Pocket Jeunesse

2015

 

Il y a un mot que mon grand frère a un jour employé pour décrire un roman ado qu'il avait parcouru : "cheap". C'est un mot parfaitement approprié pour parler de l'ouvrage d'aujourd'hui.

Monde futuriste, comme d'hab', après de terribles guerres, etc. Du coup, pour éradiquer la violence chez les humains et rendre le monde meilleur, les dirigeants de l'époque ont décidé de bannir toutes les émotions, du moins de les atténuer fortement en implantant à chacun une puce destinée à réguler tout ça. Exit tristesse, colère, désir, gourmandise, jalousie... Jade, notre héroïne, est elle-même dotée d'une puce qu'elle a eu relativement jeune, ses antécédents familiaux la prédisposant à être un sujet à risques. Bien évidemment, tout vole en éclats le jour où elle rencontre Sacha, un déficient (sa puce présente des anomalies) qui, pour la faire réagir... va l'embrasser (c'est une méthode comme une autre). "Réveillée", Jade décide de s'enfuir avec le jeune homme.

Je ne trouve pas l'idée de base si mauvaise que ça et c'est bien ce qui rend cette dystopie "cheap" justement. Il y aurait pu avoir une réflexion intéressante sur un monde aseptisé, tout dans la tiédeur et le contrôle, un univers à la Meilleur des mondes sauce ado. Au lieu de ça on a des descriptions bâclées, un manichéisme flagrant opposant aux gentils déficients les méchants digitaux et la société créée par l'auteur reste floue, abstraite, ce qui est à mon sens une faute majeure quand on crée ce genre de mondes. L'héroïne elle-même n'est pas inintéressante puisque, "réveillée", elle se révèle extrêmement violente, ce qui aurait pu soulever un certain nombre de thématiques. Mais que nenni ! Là encore l'auteur se contente d'en faire une wonder woman uniquement préoccupée par son histoire d'amour niaise avec Sacha qui, pour le coup, a la consistance du fromage blanc. Pour résumer, Sarah Wagon avait une bonne idée de départ mais elle échoue à la concrétiser, la faute à une écriture bancale et à un univers insuffisamment développé. Dommage.

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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 12:10

L02.jpgThe Girl at Midnight

De plumes et de feu

Melissa Grey

éditions Pocket

2015

 

Echo n'était qu'une jeune pickpocket new-yorkaise, jusqu'au jour où elle essaie de détrousser l'Ala, un être mi-femme mi-oiseau faisant partie du peuple des Avicen et vivant cachée des hommes, sous terre. L'Ala la prend en pitié et la recueille. Très vite, Echo se sent chez elle au milieu de ses nouveaux compagnons si bien que, lorsque dix ans plus tard l'Ala lui demande de trouver le légendaire oiseau de feu supposé mettre fin à la guerre entre Avicen et Drakharin, un peuple mi-homme mi-dragon, l'adolescente accepte sans hésiter. Durant sa quête son chemin croise celui de Caius, un Drakharin des plus séduisants mais aussi des plus dangereux...

Pas grand-chose à dire sur ce roman ado correct mais qui n'a rien de révolutionnaire, l'auteur se contentant de mixer tous les ingrédients à succès du genre : un voire plusieurs triangles amoureux (celui que Echo forme avec Rowan et Caius mais aussi celui que forme Caius avec Echo et Dorian ou même celui que forme Dorian avec Caius et Jasper), une quête à la recherche d'un objet prophétique, l'oiseau de feu, des énigmes dans des musées, des combats sanglants, des sacrifices... Même l'invention des Avicen et des Drakharim a un petit air de déjà-vu. En revanche, là où Melissa Grey se démarque c'est dans ses personnages secondaires qui, loin de servir uniquement de faire-valoir aux héros comme c'est souvent le cas, sont bien construits et possèdent une véritable personnalité. Enfin, il faut admettre que la fin de ce premier volume est plutôt inattendue et de bon augure pour la suite du récit, prévue en 2016.

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8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 11:19

L08.jpgLe message de la lune

Orphans tome 3

Claire Gratias

éditions Rageot

2014

 

Il est temps de conclure (enfin!) Orphans, la trilogie de Claire Gratias. Marin, Teresa et Joao sont toujours prisonniers d'un univers parallèle et, à la suite d'une explosion de la porte, leurs chances de retour dans leur monde semblent définitivement compromises. Heureusement, ils sont pris en charge par un groupe de gitans qui les cachent parmi eux en attendant de trouver une solution.

Il était temps que ça s'achève si vous voulez mon avis : cette trilogie a été d'un ennui sans nom dont le troisième tome signe le coup de grâce. L'écriture n'est pas mauvaise et l'auteur n'a pas un style désagréable, mais l'action est mal menée, les rebondissements sont un ramassis de clichés (la voyante qui prédit le destin exceptionnel des ados, les tziganes au grand coeur, les secours qui arrivent toujours au bon moment, etc.) et l'intrigue des univers parallèles qui aurait pu être sympa est totalement gâchée par un salmigondis ésotérico-historico-pseudo-scientifique (oui j'invente des mots et alors ?) sur fond d'amours adolescentes insipides. Pour résumer, on s'ennuie ferme lors de cet ultime volet qui se conclut de façon brutale et nous laisse craindre une nouvelle série dont, personnellement, je ne veux même pas entendre parler.

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6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 19:37

L01.jpgLe livre de Catherine

Karen Cushman

éditions Ecole des Loisirs

1994

 

Catherine, 13 ans, est furieuse : son père, un ivrogne qui la bat, n'a qu'une idée en tête c'est de se débarrasser d'elle en la mariant au plus offrant. Catherine, elle, voudrait être libre d'épouser qui bon lui semble et d'être dispensée des corvées de couture. Seulement voilà, nous sommes en Angleterre en 1290 et, quand on est la fille d'un seigneur, on n'a pas vraiment le choix...

Ce qui dessert sans conteste ce roman c'est sa couverture austère et franchement pas attirante pour des enfants. C'est bien dommage car Le livre de Catherine est un concentré d'humour et de tendresse qui joue sur le décalage entre le style moderne, un journal intime écrit par une ado en rébellion contre son père, et le contexte, une Angleterre médiévale marquée par le rythme des saisons, des pendaisons, des morts et des fêtes religieuses. Cela pourrait paraître artificiel mais il n'en est rien, l'humour jouant dans l'oeuvre un rôle-clé et assurant à l'ensemble beaucoup de légèreté et de finesse. Si anachronismes il y a, ils se perdent dans la bonne humeur d'un récit qui, mine de rien, aborde pas mal de thèmes essentiels : le mariage et l'amour, la construction d'une identité, la pauvreté... Notre héroïne principale, un peu peste sur les bords, se révèle au fil des pages un personnage drôle et attachant, férue de ses animaux et de ses oiseaux, et qui apprend peu à peu à faire le deuil de sa liberté sans pour autant se perdre. Elle découvre également qu'un père abominable peut être un époux admirable, qu'un frère haï peut parfois agir gentiment et, qu'à l'inverse, un bel écuyer peut se révéler le pire des chenapans. Un très joli roman pour jeunes filles à partir de douze treize ans.

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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 18:59

L03.jpgNe t'arrête pas

Expérience Noa Torson t.1

Michelle Gagnon

éditions Nathan

2012

 

Le problème c'est qu'on voudrait bien qu'elle s'arrête Noa Torson car le livre est tout du long une course sans fin. Tout commence par l'adolescente qui se réveille dans un entrepôt, sur une table d'opération, une longue cicatrice en travers de la poitrine. Noa parvient à s'échapper mais des hommes se lancent à ses trousses, de toute évidence bien déterminés à la récupérer. Pourquoi, dans quel but ? La jeune fille n'a ni amis ni famille et ne sait où se tourner jusqu'à ce que son chemin croise celui de Peter, un jeune hacker comme elle dont elle a fait la connaissance via un site. Ensemble tous deux tentent d'échapper à leurs poursuivants tout en essayant de comprendre leurs motivations.

Voilà voilà voilà. A dire vrai j'ai eu un peu de mal à adhérer à ce polar pour ados qui parle de hackers, ces "justiciers" de l'informatique qui quant à moi me laisse assez froide pour ne pas dire glaciale. Je ne suis pas non plus fan de ce genre d'action où les héros passent leur temps à courir dans tous les sens pour échapper aux méchants tout en tapant sur Google pour tenter de les semer. On sait tous comment ça finit : grande scène dramatique avec confrontation, coups de fusil, rires diaboliques etc. Non rien ne m'a franchement emballée pas plus l'héroïne autiste avec le passé douloureux et tout et tout que le héros fils rebelle qui vit avec le souvenir de son frère mort. Trop de clichés peut-être. Ne t'arrête pas a cependant une qualité qui le sauve du néant absolu : le style est très correct et, surtout, l'auteur ne craint pas les descriptions un peu gores et les morts violentes, ce qui fait qu'au moins le suspens est maintenu et que le livre ne tombe pas dans la bluette policière sans intérêt. Malgré tout je ne peux pas dire que j'attends avec une joie sans pareille la suite de l'aventure, prévue pour le mois d'août.

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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 09:49

L05.jpgMême les stars aiment les sardines à l'huile

Maïa Brami

éditions La Martinière Jeunesse

2015

 

Douce est une ado tête à claques comme il en existe des milliers sur terre et dans les romans ados justement. Elle rêve de devenir écrivain mais sa méchante prof de français l'a découragée du coup elle tient un blog dans lequel elle parle de ses parents trop nuls et de sa meilleure amie France. Pendant les vacances sa mère lui propose d'effectuer un stage dans le magazine féminin tenue par l'une de ses amies. Hélas pour notre héroïne, le dit magazine bat de l'aile et personne n'a vraiment le temps de s'occuper d'elle : pour se rendre utile, elle se propose de rédiger des psycho-tests pour le journal, une rubrique dont personne ne veut car elle porte malheur. Ce n'est pas l'avis de Douce qui, dès le deuxième jour de son stage, rencontre par hasard dans les locaux de la revue Amira, sa chanteuse favorite.

Ouais ouais ouais. Je ne peux pas dire que je suis fan du style, un peu trop hystérique à mon goût et faussement jeune mais soyons honnête (si si ça m'arrive) et reconnaissons pour le coup que ça n'est pas mal écrit et que ça se laisse lire sans trop de mal. En revanche, je n'ai pas accroché à l'histoire qui, certes, offre des moments plutôt drôles (l'allergie de la narratrice aux produits de beauté pour les peaux jeunes, Douce qui court acheter pour son idole un test de grossesse à la pharmacie..) mais le reste du temps m'a fait lever les yeux au ciel tant l'héroïne est insupportable, aussi bien dans sa façon d'aduler sa star favorite que dans sa façon de s'exprimer ou encore de vous assener, mine de rien, deux trois clichés (les parents, ne travaillez pas trop pensez à vos enfants, et l'amour ça craint pas tant que ça en fait) avant de vous achever avec les psycho-tests qu'elle pond à intervalles réguliers : "Quelle amie es-tu ? Trop lol" Sérieux ? Des psycho-tests ? "Tu peux même t'amuser à faire les tests de Douce avec tes amies!" propose avec entrain la quatrième de couverture. Chic ! Je crois que pour le coup j'ai passé l'âge et c'est sans regrets que laisse ce roman aux adolescentes désoeuvrées qui, sur une plage, seront sans doute folles de joie de découvrir si elles sont accrocs aux réseaux sociaux ou si elles sont des stars en puissance.

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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 17:09

L01.jpgPhobos

Victor Dixen

éditions Robert Laffont

2015

 

ça semble être un jeu de télé-réalité comme un autre : six garçons, six filles, filmés nuit et jour pendant vingt-deux semaines. Ils ne se voient que lors de speed dating de six minutes chaque jour. A l'issue de ces vingt-deux semaines il y aura six couples...sauf que ce jeu se déroule dans l'espace et que les douze jeunes gens font partie d'un programme destiné à les envoyer sur Marc où ils fonderont une nouvelle civilisation :

"Six prétendantes d'un côté

Six prétendants de l'autre

Six minutes pour se rencontrer

L'éternité pour s'aimer"

Enfin, l'éternité c'est vite dit car, ce que personne ne sait à part les dirigeants de l'émission, c'est que les habitats sur Mars ne sont pas viables et que les jeunes gens sont condamnés à mort à court terme.

J'avoue que ce premier tome d'une nouvelle trilogie me laisse sur un curieux sentiment. La pointilleuse en moi a grimacé devant des dialogues très artificiels : les déclarations alambiquées des candidats qui ne ressemblent en rien à ceux d'ados lambdas, la méchante qui expose ses plans machiavéliques avant d'éclater de rire, le côté surjoué des personnages en général. En revanche, l'ado en moi s'est très facilement fait happer par une intrigue extrêmement bien construite, des héros somme tout très attachants et un savant dosage entre histoires de coeur (qui va choisir qui ?) et suspens (Léonor va-t-elle se rendre compte du complot ? Les candidats vont-ils survivre ?) Un sentiment mitigé donc mais qui est balayé par un final explosif et qui laisse tant de questions en suspens que je ne peux faire autrement que d'attendre la suite de l'aventure avec impatience. La midinette en moi a gagné et c'est donc un bon coup de coeur pour Phobos, le début d'une série qui, je le pense et l'espère, risque de rencontrer un fort succès.

 

 

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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 19:36

L05.jpgLa Conspiration

t.1

Maggie Hall

éditions Robert Laffont

2015

 

ça commence comme tous les romans pour ados du style : une jeune fille incomprise, Avery, que sa mère trimballe de ville en ville pour le travail et qui n'a pas d'amis ni d'attaches. Elle ne sait rien de son père qu'elle rêve de retrouver un jour. Son regard croise celui de Jack, un mystérieux inconnu dont elle tombe secrètement amoureuse. Seulement voilà : Jack se révèle travailler pour le compte du Cercle, un mystérieux groupe de puissants qui fait la pluie et le beau temps partout dans le monde : les guerres mondiales, l'assassinat de Kennedy ? Ce sont eux ! Ils organisent des bals au Louvre, prennent des jets pour la Turquie et commanditent des assassinats entre deux amuse-bouches. Ils sont riches, beaux, intelligents... et coup de bol, Avery fait partie de leurs membres ! A elle la vie de star du moins jusqu'à ce qu'elle découvre que quelqu'un en veut à ses jours et qu'elle fait partie d'une prophétie qui pourrait faire basculer tout...

Livre "à la croisée de La Sélection et de Da Vinci Code" dixit la quatrième de couverture, La Conspiration a effectivement emprunté à La Sélection ses pires défauts, les descriptions à rallonge sur les vêtements que porte l'héroïne ,et est au moins aussi mauvais que le Da Vinci Code : vernis historique pioché sur Internet, symboles gravés sur des gargouilles ou énigmes dignes d'un jeu vidéo (aller à Notre-Dame pour trouver indice numéro 3). Bon j'avoue, les livres de conspirations me gavent déjà en temps ordinaire, mais là c'est tellement mauvais que je n'ai même fait aucun effort particulier pour suivre l'intrigue, la chasse au trésor sur les pas des descendants d'Alexandre le Grand (parce qu'il faut varier un peu, on va pas encore poursuivre les descendants de Jésus tout de même) qui se fait entre deux courses-poursuites, quelques échanges de coups de feu et beaucoup d'embrassades. Les personnages sont consternants et absolument pas crédibles. Ce sont 425 pages d'ennui absolu pour un tome supposé être un best-seller aux Etats-Unis. Encore une erreur de casting si vous voulez mon avis.

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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 19:58

L08.jpgLa pyramide des besoins humains

Caroline Solé

éditions Ecole des Loisirs

2015

 

Christopher vit dans la rue à Londres. Son lit c'est un carton depuis qu'un jour il a décidé de fuir de chez lui, quittant un père qui le battait. Un jour, en surfant sur Internet dans la boutique informatique d'à côté, il tombe sur le nouveau concept d'un jeu télévisé intitulé La pyramide des besoins humains. Le principe ? Les candidats, en s'inspirant de la théorie de Maslow, doivent prouver que leur vie répond aux cinq besoins de l'être humain : besoins physiologiques, sécurité, amour, reconnaissance et réalisation. Les internautes votent pour leurs participants préférés. Christopher se pique au jeu et décide de prouver que sa vie en apparence misérable répond parfaitement aux critères. Mais sa participation à l'émission prend bien vite un tour inattendu.

Mouais. Pas franchement convaincue par un livre qui avait un résumé prometteur et qui au final ne démarre jamais. La pyramide des besoins humains c'est l'histoire d'un ado qui a fugué et qui raconte sa vie dans la rue. L'amorce promise par le jeu de télé-réalité n'arrive jamais et le récit tourne autour des déboires de notre Gavroche des temps modernes. Si encore le récit était crédible ! Mais pas un instant on ne croit à ce narrateur SDF et à son discours de gros dur larmoyant. On n'accroche pas plus à l'intrigue trop rapide; qui ne s'intéresse jamais aux autres candidats du jeu et qui se concentre essentiellement sur un héros il faut le dire, pas franchement intéressant. En bref, j'ai attendu durant les 125 pages de ce livre qu'il se passe quelque chose pour un final tout aussi ennuyeux que le reste du récit. Si Christopher avait été réellement un candidat de télé-réalité, il n'aurait quant à moi jamais franchi le premier palier.

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