Sinbad
t.1 Le cratère d’Alexandrie
Arleston/Alary
Je ne sais pas ce qui m’a pris. Moi aussi je voulais connaître les séries de bandes dessinées à succès comme Lanfeust ou Troll de Troy. Moi aussi je voulais être capable de prendre un air entendu quand on m’en parlait. Alors j’ai décidé de tenter une nouvelle série chez Soleil ; Sinbad.
Tout commence au légendaire royaume des Milles et Nuits. Jadis Al-A-Din devint khalife grâce aux pouvoirs du génie de la lampe magique. Mais son bienfaiteur lui révèle une terrible nouvelle : il mourra de la main de l’un de ses fils. Terriblement angoissé (en même temps on peut comprendre) notre khalife décide du coup de tuer tous ses garçons. Le génie en profite pour liquider les épouses par la même occasion, sauf une Daïna qui parvient également à mettre à l’abri son fils Sinbad en le mettant dans un panier qu’elle jette dans la rivière (ça vous rappelle rien ?) Bref, Sinbad grandit, ignorant tout de son passé jusqu'au jour où, devenu un homme, il décide de découvrir qui étaient ses parents. Mais pour cela il lui faudra notamment l’aide d’une magicienne capricieuse…
Bah au début, j’étais vraiment prête à mettre mes préjugés au placard. Certes, je ne suis pas une fan du dessin, ce qui est d’ailleurs totalement subjectif (je vous rappelle que de ce côté-là j’y connais rien) mais le scénario partait plutôt bien. L’ennui c’est que je soupçonne une série à rallonge. Du coup, si le début est construit (mise en place de l’intrigue, etc.) après il s’agit en gros de meubler le reste de l’album (tome 1 voyons, il faut que ça dure cette histoire) dès le moment où Sinbad entre en scène. Alors on place ça et là quelques petites batailles pour montrer que le héros est un gros dur, un marchand filou un peu coureur (il a engrossé une femme) mais un cœur tendre (quand une demoiselle est en détresse il vient la sauver), on lui fait dire quelques blagues (c’est un comique faut pas croire) et on lui donne un but, retrouver ses parents (blessure secrète de l’abandon à panser). Bref, c’est pas sensationnel. On suit ça d’un œil distrait en se disant « sacré Sinbad va », parfois on revient à la page d’avant parce qu’on s’aperçoit qu’on a peut-être loupé quelque chose (il y a là un côté fouillis) et on achève ainsi une bande dessinée vouée assez rapidement à l’oubli, du moins en ce qui me concerne… Mais au moins maintenant je peux dire que je connais une BD d’Arleston ! (peut-être pas la meilleure je suppose)