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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 12:18

L02.jpgDragon Boy

Guido Sgardoli

éditions Auzou

2016

 

Ce livre m'a d'abord fait peur : c'est l'histoire de Max, un jeune garçon à qui sa soeur offre un journal intime. ça vous rappelle quelque chose ? ça sentait un peu le plagiat du Journal d'un dégonflé. Rassurez-vous cependant il n'en est rien. En effet, Max n'a rien à voir avec Greg, le héros de Kinney. Dès les premières pages on comprend qu'il s'agit d'un enfant qui souffre de problèmes physiques : il a une jambe plus courte et marche avec une béquille, souffre de son dos et est obligé de porter un appareil auditif. Inutile de dire que pour lui l'entrée en sixième a été plus que difficile. Souffre-douleur des petites brutes du collège il aspire, en vain, à l'invisibilité. Jusqu'au jour où il tombe par hasard sur une BD mettant en scène Dragon Boy, un super-héros qui semble vivre des aventures étrangement proches de celles qui arrivent à l'école. De journal intime le livre se transforme en enquête pour découvrir qui est le mystérieux dessinateur de cette BD. Max va en profiter pour se découvrir lui-même des pouvoirs insoupçonnés et apprendre que derrière chaque personne se cache un super-héros. Si le récit est plutôt mignon et plein d'humour j'émets toutefois quelques réserves sur la mise en page : d'une part (mais là c'est un jugement personnel) je hais cette façon de mettre certains mots en gras pour en souligner l'importance, donnant ainsi l'impression que le narrateur crie et/ou qu'il prend son lecteur pour un idiot. D'autre part, le texte n'est aéré ni par des chapitres ni même par des indications temporelles. Du coup Dragon Boy se lit d'une traite, sans coupures, et peut paraître indigeste pour un récit qui fait plus de 300 pages, d'autant plus qu'il s'adresse à un lectorat de 10-13 ans. Enfin, si l'ensemble de l'histoire est sobre, j'ai trouvé la fin sirupeuse et totalement irréaliste : la morale est certes louable (nous avons tous un super-héros en nous pour peu que nous ayons le courage d'aller le chercher) mais amené de façon improbable. Cependant malgré tout Dragon Boy reste plaisant et tout à fait adapté à des pré-ados.

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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 20:11

L01.jpgLe comte de Monte Christo

Alexandre Dumas

éditions Folio

1842

 

Edmond Dantès est un homme heureux : jeune marin, il vient d'être promu capitaine et rentre à Marseille pour retrouver son vieux père et sa fiancée bien-aimée, la belle Mercedes. Malheureusement pour lui rien n'excite plus la jalousie que le bonheur et Edmond est vite pris en grippe par le comptable du navire, Danglard, un homme aigri et ambitieux. Ce dernier  aidé de Fernand, le prétendant éconduit de Mercedes, décide de faire passer Dantès pour un dangereux bonapartiste préparant le retour de Napoléon alors exilé sur l'île d'Elbe. La ruse est grossière, les preuves sont plus que discutables mais notre héros a la malchance de tomber sur Villefort le substitut du procureur du roi qui, pour des raisons personnelles, décide de faire disparaître Dantès en l'enfermant au château d'If, une prison perdue sur une île. Il ne devait jamais en ressortir et pourtant... Bien des années plus tard il est de retour sous les traits du comte de Monte-Cristo, déterminé à découvrir ce qui est arrivé à ses proches mais surtout à se venger de ceux qui l'ont fait enfermer...

Encore un classique de la littérature que je découvre seulement maintenant et qui m'a tenue en haleine ces dernières semaines. Tout l'intérêt de l'histoire repose sur le personnage de Monte Christo alias Edmond Dantès, un jeune homme doux et insouciant que la prison a transformé en un être consumé par l'amertume et la vengeance. Cette ambigüité d'un héros devenu profondément cynique donne un éclairage inédit à un récit à la fois roman historique et d'aventure aux multiples rebondissements : fausses morts et naissances cachées, déguisements, trésor, évasion, duels, trahisons, complots... et qui balaie les Cent Jours et une partie de la Restauration. Certes la longueur de l'histoire (1400 pages réparties sur deux volumes) peut décourager mais ce petit désagrément ainsi que les quelques inexactitudes et approximations dans les dates (Le comte de Monte Christo a été écrit à l'origine sous forme d'épisodes et cela se ressent parfois dans la cohérence de l'ouvrage) sont plus que largement compensés par un style alerte et une intrigue captivante. Décidément Edmond Dantès a plus d'un tour dans son sac.

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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 11:27

L02.jpgLes royaumes du Nord

t.1 et 2

Stéphane Melchior/ Clément Oubrerie / Philip Pullman

éditions Gallimard

 

Je dois être l'une des rares personnes à n'avoir pas plus adhéré que ça à la trilogie de Philip Pullman Les royaumes du Nord. J'avais apprécié l'écriture de l'auteur et aimé son univers mais suis restée beaucoup plus sceptique face à la philosophie new age et à des personnages qui m'ont paru assez caricaturaux. Mon grand frère, qui lui pour le coup a été plus enthousiaste, m'a donc offert pour mon anniversaire l'adaptation en BD en espérant que j'accroche davantage.

Pour ceux qui ne connaissent pas, Les royaumes du Nord c'est l'histoire d'une petite fille, Lyra, qui n'a jamais connu autre chose que les murs du Jordan College qu'elle arpente en compagnie de Pan, son daemon, un être qui peut prendre n'importe quelle forme animale jusqu'à l'âge adulte où il adopte une forme définitive. Le daemon et son maître sont liés pour la vie. Un jour Lyra surprend le Maître du Jordan College en train de verser un poison dans le verre de son oncle, Lord Asriel, un visionnaire qui mène des expéditions dans le Pôle afin de prouver l'existence de mondes parallèles.

Mon frère a raison : en BD ça passe mieux. J'ai beaucoup aimé les illustrations, les planches avec les paysages et des couleurs que j'ai trouvé extraordinaires. Notre héroïne est également toute mignonne. Si le graphisme me séduit, je suis cependant plus réservée sur le scénario. De manière générale je trouve ça toujours un peu casse-gueule d'adapter un roman en BD, le risque étant de tomber sur quelque chose d'assez linéaire et plat. Je ne trouve pas ça probant : il y a beaucoup de blablas (surtout dans le premier volume) d'explications à rallonge et de longueurs de façon générale. Reste qu'avec un peu de bonne volonté et de concentration on surmonte ces écueils et, qu'à défaut de me réconcilier avec Pullman, cette BD m'a fait passer un agréable moment.

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 17:52

L02.jpgWitch Hunter

Virginia Boecker

éditions Pocket Jeunesse

2015

 

Elizabeth Grey n'est pas n'importe qui : c'est une chasseuse de sorcières. Elle traque les adeptes de la magie, responsables de la grande peste, et les emprisonne en vue du bûcher. Une activité qui ne lui pose aucun souci moral jusqu'au jour où elle est elle-même retrouvée en possession d'herbes magiques et taxée à son tour de sorcellerie. Croupissant dans une cellule dans l'attente de son exécution, elle est secourue par le plus recherché des nécromanciens, Nicholas Perevil. Celui-ci lui propose un marché : si elle parvient à lever la malédiction qui pèse sur lui elle sera libérée.

Witch Hunter n'est pas un livre mauvais : son originalité réside dans sa thématique. En effet, les sorcières n'étaient pas revenues à l'honneur depuis un petit bout de temps dans la littérature jeunesse à l'exception de quelques titres. C'est hélas la seule originalité du roman qui brasse tous les poncifs du genre fantastique pour ados. Nous avons donc droit à la prophétie (l'héroïne est appelée à un grand destin) le triangle amoureux (Elizabeth choisira-t-elle entre son compagnon de toujours Caleb, chasseur de sorcières comme elle, ou le gentil guérisseur John ?) des épreuves terribles qui vont pousser la jeune fille dans ses retranchements, une prise de conscience, des sacrifices, des remises en question et des papillons dans le ventre... Après c'est bien fait hein : l'écriture n'est pas désagréable, les personnages sont attachants et le rythme de l'intrigue est sans fausse note. De là à dire que Witch Hunter se démarque des autres romans de vacances, c'est un pas que je ne me risquerai pas à franchir.

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 15:36

L08.jpgLe coeur est un muscle fragile

Brigitte Smadja

éditions Ecole des Loisirs

2016

 

J'aimerais tant un jour adorer un roman ado de l'Ecole des Loisirs. Mon dernier coup de coeur chez eux c'était Le livre de Catherine et ça remonte déjà à plus d'un an. Il faut dire qu'ils ne font rien pour m'aider.

Simon Peretti a quinze ans et demi et traverse une bonne crise en séchant les cours, en passant son temps devant l'ordinateur et en traînant avec ses deux meilleurs amis, Nessim et Léonard dans des endroits plus ou moins fréquentables. Il boit, fume, se drogue un peu et est fan de Daenerys Targyaren dans Game of Thrones. Un ado lambda quoi. Il aime aussi, moins commun, photographier des nuages et écouter Erik Satie. Un jour sur le Net il fait la connaissance de Dune, une jeune fille dont il tombe très vite amoureux. Leur histoire évolue doucement, loin de Facebook et des réseaux sociaux, ce qui n'est pas du goût des "amis" de Simon qui se déchaînent contre lui.

ça partait pas si mal. Le prologue était plutôt intéressant : on y voyait Simon dédaigné par Léonard et Nessim, raillé par tous sur Facebook, on le voyait solitaire et on se demandait bien ce qui lui était arrivé. Et puis l'auteur revient en arrière et nous conte par le menu toute l'histoire de Simon depuis ses sept ans, depuis le jour de sa rencontre avec Léonard et Nessim et c'est très ennuyeux pour parler poliment. Tout d'abord parce que le personnage principal a le charisme d'une huître morte. Impossible de ressentir la moindre empathie pour ce personnage boutonneux qui, sorti de Facebook et de son ordinateur n'est plus bon à grand-chose. Il n'est pas difficile de noter qu'en dépit de ses efforts Brigitte Smadja a beaucoup plus de sympathie pour les parents de ce dernier, Jacques et Marion, un peu largués devant ce fils sans intérêt. De plus, l'action s'étire en longueur : scènes de fêtes, de sorties, de discussions entre potes... Le lecteur piaffe, se demandant quand l'action va enfin se mettre en place. La réponse est : jamais. L'histoire se conclut par un épilogue décevant qui ne répond à aucune question et réduit l'intrigue à un simple malentendu entre amis. Tout ça pour ça. Soyons franche : j'ai un peu l'impression que l'auteur se fout de nous à moins qu'elle envisage une suite (non ! Pitié) Le coeur est un muscle fragile est un roman faussement intelligent et profond, un ramassis de clichés sur les ados ni drôle, ni palpitant et qui rend aussi apathique que son personnage.

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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 12:31

L07.jpgPasse à Beau !

Yvan Pommeaux, Rémi Chaurand

éditions Ecole des Loisirs

2016

 

Montmartigues c'est LA ville du rugby. Dans la famille de Martin tout le monde se passionne pour ce sport et l'adolescent de quatorze ans est lui-même un mordu qui joue dans l'équipe des cadets. Débarque un nouveau venu, Antonin Beau, parisien, fils du nouveau directeur du père de Martin. Antonin a tout pour lui : il est beau, gentil, doué en classe et il ne tarde pas à rejoindre l'équipe de rugby à son tour. Martin d'abord méfiant devant ce garçon trop parfait pour être honnête se lie finalement avec lui et l'initie à son sport favori.

Ouais ouais ouais. Ce livre est une niche hein c'est-à-dire qu'à moins d'être un adolescent mordu de rugby vous avez peu de chance d'accrocher. Je n'ai vraiment pas envie de m'attarder sur la couverture pas plus que sur les illustrations d'ailleurs. Soyons claire : Yvan Pommeaux a beau être connu, je n'aime pas du tout ses dessins. Le problème c'est qu'ils sont omniprésents et qu'ils ne s'harmonisent pas du tout avec le texte et une intrigue qui ne présente pas franchement d'intérêt de toute manière. Pour résumer vous avez deux auteurs (un illustrateur et un écrivain) qui vous expliquent à quel point le rugby est un sport merveilleux et quelles belles valeurs il véhicule, le tout avec un vague rebondissement au milieu histoire de dire. Personnellement Passe à Beau est pour moi un carnage mais bon, ça passionnera peut-être quelques amateurs du genre.

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 19:10

L02.jpgRebelle du désert

Alwyn Hamilton

éditions Pocket Jeunesse

2016

 

Dans le petit village de Dustwalk au milieu des dunes, Amani étouffe dans la maison de son oncle. Entassée dans une chambre avec ses nombreuses cousines, sa seule perspective est de rester ici jusqu'à sa mort, d'autant plus que son oncle envisage de la prendre pour énième épouse. Mais quand elle croise la route de Jin, un fugitif recherché pour trahison, et s'enfuit avec lui dans le désert, sa vie prend un tour inattendu. Au milieu des créatures de sable et au coeur d'une rébellion contre le sultan, Amami prend conscience qu'un destin plus vaste lui est réservé...

Encore du fantastique mais du fantastique qui change un peu puisque djinns et créatures de sable remplacent ici loups-garous et vampires. C'est d'ailleurs le point fort de cet ouvrage, un imaginaire flamboyant à la 1001 nuits et qui plonge le lecteur dans l'exotisme le plus total. Pour le reste c'est plus standard et on retrouve tous les canons du roman ado lambda : une héroïne ordinaire en apparence mais qui va se découvrir des pouvoirs hors du commun, un héros un peu crâneur dont l'héroïne  tombe très vite amoureuse, une course-poursuite pour échapper aux méchants... Rien de révolutionnaire donc mais de quoi reprendre la rentrée en douceur.

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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 17:55

L10La racine carrée de l'été

Harriet Reuter Hapgood

éditions Pocket

2016

 

Je ne sais trop ce que fument les auteurs de romans ados en ce moment mais, une chose est sûre, on ne peut pas les accuser de manquer d'originalité pour cette rentrée.

Pour Gottie, dix-sept ans et petit génie des maths, l'année a été difficile. Après un été où elle a connu l'amour pour la première fois dans les bras de Jason, elle a dû affronter la mort d'un grand-père adoré, le départ de son frère pour l'université, un père muré dans le chagrin et une rupture sentimentale qui n'a jamais été vraiment officielle. Voilà qu'un nouvel été arrive et ramène avec lui Thomas, autrefois meilleur ami de Gottie jusqu'à ce qu'il déménage au Canada cinq ans auparavant. Mais la jeune fille est en colère... contre Jason qui n'a pas été correct avec elle, contre Thomas qui n'avait pas donné signe de vie depuis son départ, contre Sof son ex-meilleure amie qui veut toujours lui dire ce qu'elle doit faire, contre son grand-père Grey qui a eu le culot de mourir... C'est alors qu'entre colère et chagrin des phénomènes étranges apparaissent, des trous de ver qui propulsent Gottie dans un passé où Grey est encore vivant, où Jason l'aime... Les absences temporelles se multiplient, passé et présent sont sans cesse à la limite de la collision et des réalités alternatives se créent, plongeant notre héroïne dans la plus grande confusion.

ça parle d'amour et de physique quantique et d'un chat qui, tantôt est là, tantôt n'y est pas. ça parle d'un premier baiser raté et d'un premier amour qui n'en est pas un. ça parle de deuil et de capsules temporelles. ça parle de sous-vêtements qui sèchent dans les arbres et de maths. Il faut suivre, jongler entre les différents trous de ver pour parvenir à appréhender ce roman ambitieux et, pour ma part, j'avoue à ma grande honte avoir eu du mal avec les formules mathematiques. Reste que La racine carrée de l'été est un livre plus qu'original qui essaie d'aborder le voyage dans le temps sous l'angle de la science. Je ne suis pas assez calée pour vous dire si c'est réussi ou non mais j'adhère à l'approche surprenante, au ton plein d'humour et à un style fluide ponctué ça et là par de nombreux termes allemands. Si avec tout ça vous n'êtes pas intrigués...

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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 18:36

L02.jpg15 ans

Michelle Dalton

éditions Albin Michel Jeunesse

2013

 

C'est l'été des quinze ans de Chelsea et, de son point de vue, quinze ans c'est pas si mal : l'âge ingrat est presque terminé et il flotte dans l'air comme un parfum d'amour et de liberté. Le problème c'est que c'est également le premier été dans la maison au bord du lac de sa grand-mère sans cette dernière, décédée il y a peu. Pour Chelsea, ses parents et ses deux soeurs, difficile de considérer ces vacances du même oeil et de se réinventer un été à cinq. Et quand au détour d'une librairie le regard de l'adolescente croise celui de Josh, ce sont d'autres perspectives qui s'ouvrent à elles.

Bah, c'est un roman d'ado pour l'été : ça parle d'amourettes de vacances et de feux d'artifice, de baignades dans un lac et d'hormones en ébullition. C'est pas si mal : je déplore un peu l'histoire d'amour gnangnan et les relations entre les trois soeurs auraient gagné à être plus développées. En revanche, le vide laissé par la grand-mère est l'occasion d'une très jolie réflexion sur le deuil que l'auteur amène avec beaucoup de finesse. Comment continuer et se réinventer des habitudes lorsqu'on perd un être cher ? 15 ans est également un roman qui rend assez bien compte des premiers émois amoureux et des affres qui en résultent. A emporter au bord de la plage ou à lire sous les étoiles en rêvant au prince charmant.

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30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 14:26

L07.jpgPolissonnes

Pierre Lunel

éditions du Rocher

2016

 

Oui je sais. Après coup je dois admettre que j'ai un peu honte d'avoir emprunté ce livre mais oh vous ça vous arrive jamais de lire des ouvrages plus que légers ? Ici il s'agit d'un livre d' "histoire" écrit par Pierre Lunel, historien de son état et qui nous présente toutes ces femmes qui à travers les âges ont été polissonnes et ont passé un certain temps les jambes en l'air, depuis la fille de l'empereur romain Auguste jusqu'à Lady Di.

A dire vrai je ne sais même pas comment résumer ce livre qui est un peu une catastrophe. Pierre Lunel a été sans doute frustré de ne pas être romancier et, du coup, se lâche dans un style subjectif, ampoulé et emphatique, le tout assaisonné par des métaphores et des comparaisons d'un goût plus que discutable. Il y a sans doute une certaine volonté de faire de l'humour mais cet humour tombe résolument à plat tant l'auteur avide de se lâcher dans son écriture oublie de raconter correctement ses histoires. le travail de l'éditeur est quant à lui totalement bâclé : oublis de mots, coquilles (vous apprendrez ainsi que Lady Di est né en 1971) plein de petits défauts qui auraient été facilement corrigés par une relecture minutieuse mais bon, je suppose qu'il ne faut pas trop en demander. Allez, il y a une chose sympa à dire tout de même : la couverture, une reproduction d'une peinture de Boucher, est jolie.

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